lundi 17 janvier 2022
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Union Monégasque parle pouvoir d’achat

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réunion publique
© Photo Monaco Hebdo.

En attendant le rendez-vous dans les urnes du 10 février prochain, Union Monégasque poursuit ses rencontres « Rouge et Blanc ». Le 8 novembre, les candidats de la liste ont donné rendez-vous à leurs adhérents au Café théâtre, place des Bougainvilliers pour parler pouvoir d’achat. D’emblée, c’est l’augmentation tarifaire dans les bus qui a fait débat. Et manifestement, la pilule a bien du mal à passer auprès de la population. « Comment expliquer que pour effectuer le trajet Nice-Monaco, les usagers des bus du Conseil général paient seulement 1 euro, alors que pour aller de la Place d’Armes à la Place de la Visitation, soit quelques centaines de mètres, il faille débourser 2 euros », s’indigne un des participants dénonçant au passage une « politique non incitative à prendre le bus » et donc une incohérence avec l’orientation résolument écologiste voulue par le prince. Pour l’élu UNAM Claude Cellario, « il y a eu un énorme défaut de communication de la part de la Compagnie des autobus de Monaco (CAM). » Car la volonté de départ était essentiellement de faire payer le prix fort… aux touristes. Autre grief exprimé par les participants : l’insuffisance des bornes distribuant des tickets de bus — tickets beaucoup moins onéreux que ceux directement achetés auprès des chauffeurs sur l’autobus.
Deuxième sujet débattu : les commerces monégasques. Certains participants ont déploré « trop de commerces fermés entre 12h et 14h » ou bien des tarifs « parfois prohibitifs par rapport à la France ou à l’Italie. » La présidente de l’association des industries hôtelières, Alberte Escande, a de son côté déploré le fait que les quelque 23 000 pendulaires des Alpes-Maritimes qui viennent travailler à Monaco chaque jour « ne dépensent pas sur le territoire monégasque. » La candidate préconise ainsi la création d’un Observatoire du commerce — regroupant par exemple des architectes, des designers, des personnes de la société civile et des membres du gouvernement — qui réfléchirait à une offre adaptée aux quartiers et aux besoins de la population. « Les centres commerciaux fonctionnent car ce sont des concepts pensés. Il faut donc réfléchir dans les quartiers à une stratégie économique et sociale », a-t-elle plaidé. Idée initialement lancée par l’ex-président de l’Union des commerçants et artisans de Monaco (UCAM) Pierre Brezzo, la création d’une carte de fidélité a également été évoquée. Une carte « incitative » qui permettrait aux consommateurs de cumuler un certain nombre de points et de bénéficier ensuite de ristournes dans les commerces monégasques. Les participants ont enfin parlé immobilier dénonçant des prix dans le foncier « ahurissants et déconnectés de la réalité. » A noter que la liste de Jean-François Robillon dispose à présent de son site Internet : www.unionmonegasque.mc.

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