mardi 20 avril 2021
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Union Monégasque et
sa vision de l’avenir

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La liste emmenée par Jean-François Robillon a développé vendredi dernier à la Brasserie de Monaco, les mesures de son programme pour l’avenir de la Principauté et de sa jeunesse.

Quelle principauté pour demain ? Au cours de son rendez-vous rouge et blanc du 18 janvier, Union Monégasque a présenté le Monaco qu’il souhaite pour l’avenir. Un futur qui se traduirait entre autres par « des entreprises innovantes », « une Monaco Valley », « des filières made in Monaco », « un observatoire de la parité » ou encore « un code de la bioéthique ». Bernard Pasquier s’est chargé du volet économique de ce futur. Le candidat a insisté sur la nécessité de diversifier l’offre et appelé à « la remise en cause des monopoles créés par l’Etat ». « A l’UM, nous pensons qu’il y a un déficit de liberté économique à Monaco. Il y a une gestion des talents qui est insuffisante. Trop de Monégasques bien formés s’expatrient car ils ne trouvent pas d’emplois ici. Il faut faire en sorte qu’il y ait des opportunités pour eux. Nous avons besoin de cette population », a expliqué l’ex-cadre de la banque mondiale, prônant une économie « dynamique et ouverte ». Bernard Pasquier a également estimé que Monaco ne pouvait pas « vivre en vase clos » avant d’évoquer la « Monaco Valley » qui ferait la part belle aux projets innovants, notamment en matière de biotechnologies et de cyber-entreprises.
Jean Louis Grinda lui a succédé pour aborder les questions de société. Le directeur de l’opéra de Monte-Carlo s’est livré à un récital des propositions de la liste. « Des choses parfaitement réalisables et humainement souhaitables », selon lui. Parmi elles, la forme légale du concubinage. « Cela permettrait aux couples de stabiliser leur situation, de choisir la vie qu’ils veulent mener ensemble », a souligné le candidat, qui a ensuite parlé de la colocation dans les Domaines. « Nous voulons la rendre possible pour que les jeunes puissent être indépendants. Nous pensons qu’il y a une courroie de transmission entre les aînés et les jeunes », a lancé Grinda. L’observatoire de la parité « pour veiller à l’égalité homme femme dans la fonction publique », le code de la bioéthique « pour affronter les débats les plus sensibles » ou encore le PACS à la monégasque, « question à débattre collectivement », ont été mentionnés.

La maison Monaco
Guillaume Rose a, lui, axé son discours sur le manque de filières « made in Monaco », comprenant « des formations correspondant à ce que Monaco demande ». Le délégué général au tourisme en principauté a notamment évoqué l’hôtellerie et le yachting et demandé des filières « plus poussées » en matière de tourisme. Dans sa ligne de mire se trouvait aussi la fonction publique qu’« il faut repenser ». Cette refondation allant de pair avec « une gestion prévisionnelle des effectifs pour savoir où orienter les étudiants ». La tête de liste Union Monégasque, Jean-François Robillon, a clôturé la soirée en déclarant : « Il est important de ne pas penser Monaco en tant que centre du monde. Ne restons pas chez nous, avec nos sous. La maison Monaco a des fondations solides. Elle a pour but d’accueillir tout le monde. C’est une maison ouverte, bien éclairée qui reçoit beaucoup d’informations de l’extérieur. Il n’est pas question pour autant de mettre en péril notre système. »
Les prochains rendez-vous de Union monégasque seront consacrés à l’emploi le 24 janvier et à la Société des bains de mer le 29 janvier à18h30.

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