mercredi 25 novembre 2020
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“Une feuille de route pour
moderniser le pays”

Publié le

Michel Roger le nouveau ministre d'Etat
© Photos Christophe Giraudeau - Monaco Hebdo.

Rapports avec l’assemblée, rôle de l’Eglise, optimisation des recettes, perte de repères de la population… Dans cette interview exclusive, le nouveau ministre d’Etat balaie tous les sujets. Michel Roger annonce qu’Albert II va prochainement lui fixer une feuille de route pour que Monaco gagne en modernité et retrouve une croissance dynamique.

Institutions

Monaco Hebdo?: Dans votre premier discours au Conseil national, vous avez bien fixé les limites des pouvoirs de cette assemblée et rappelé qu’à Monaco, il n’y a pas de contre-pouvoirs. Comment voyez-vous le rôle du Conseil national??
M.R.?: Le Conseil national, dont le rôle est prévu par la Constitution, représente les Monégasques et est co-législateur avec le gouvernement. La séparation des fonctions suppose qu’il y ait une collaboration, en toute confiance, entre gouvernement et Conseil national. Depuis mon arrivée, tous mes actes sont allés dans ce sens. Vous ne trouverez pas, à mon avis, un élu qui infirmera ce propos. Il faut travailler ensemble.

M.H.?: Vous arrivez à un moment particulier où la majorité parlementaire qui a perdu des troupes est calme vis-à-vis du gouvernement. On vous a prévenu que les rapports pouvaient être très tendus??

M.R.?: Comme dans toute relation humaine, il y aura des tensions, mais le climat de confiance que je souhaite instaurer devrait les rendre plus rares. C’est dans l’intérêt des élus comme du gouvernement de les éviter. Je ferai tout, de mon côté, pour que le débat reste serein.

M.H.?: Quel blocage avez-vous réussi à lever depuis votre arrivée??

M.R.?: Il y aurait pu avoir une difficulté sur le texte concernant le commerce électronique. Le gouvernement avait initialement choisi une approche pour régler essentiellement les problèmes de signature électronique, le Conseil national voulait amender substantiellement le texte. Or, le droit d’amendement est encadré par la constitution?: le Conseil national peut amender mais pas dénaturer le texte initial. C’est pourquoi j’ai proposé au président de retirer le projet de loi pour faire un texte plus ambitieux englobant la problématique plus générale de la société de l’information, comme le souhaitait l’assemblée. Un groupe de travail mixte – gouvernement/Conseil national – va préparer un nouveau projet avec l’aide de l’expert que le Conseil national avait consulté. C’est l’illustration d’une nouvelle méthode de travail en confiance.

M.H.?: De même, vous retirez le code de procédure pénale qui est déjà obsolète avant même d’être adopté. Allez-vous intégrer la suppression du juge d’instruction??

M.R.?: La réforme du code de procédure pénale va être différée mais n’est pas abandonnée. Il nous faut légiférer en la matière. Quant au problème du juge d’instruction, Monaco ne peut pas avoir un système de procédure pénale totalement indépendant de celui existant en France ou en Italie. Or, la France veut le supprimer, l’Italie le rétablir. Il est plus sage, sur ce point, d’attendre et voir ce qui va se passer chez nos voisins.

M.H.?: Votre position personnelle??

M.R.?: J’étais, à titre personnel, plutôt favorable à une procédure pénale s’inspirant du modèle anglo-saxon, c’est-à-dire d’un système accusatoire. Aujourd’hui, je n’en suis plus autant partisan et en tout cas je suis ouvert à la discussion sur ce point.

M.H.?: Quel doit être le rôle de l’Eglise selon vous??

M.R.?: C’est l’un des particularismes monégasques?: le catholicisme est religion d’Etat. Il reste peu de pays dans le monde où c’est encore le cas. A Monaco, cela s’explique par la tradition et par l’Histoire?: il ne faut pas oublier que la famille régnante, les Grimaldi, étaient des Guelfes… Il existe également un concordat comme en Alsace et en Moselle. Pour autant, la constitution prévoit et garantit la liberté de culte, la liberté de pratiquer ou non la religion de son choix, la liberté de pensée, la liberté d’association…

M.H.?: Cela implique aussi parfois des freins sur le plan législatif. Si l’IMG (interruption médicale de grossesse) a été votée. La légalisation de l’IVG ou du Pacs n’est pas d’actualité??
M.R.?: La législation monégasque doit respecter la tradition historique et religieuse. Les particularismes monégasques constituent un tout cohérent et il n’est pas possible, me semble-t-il, de s’y référer en faisant parmi eux des sélections. Mais la séparation de l’Eglise et de l’Etat est bien sûr complète. L’archevêque n’intervient pas dans les affaires de l’Etat et je n’interviens pas dans les affaires de l’Eglise. Plus personnellement, je crois profondément que les religions contribuent toujours à enrichir la réflexion et qu’elles jouent un rôle positif dans la société.

M.H.?: Vous?avez «?hérité?» de votre équipe gouvernementale. Pensez-vous la modifier à la rentrée?? Il existe des bruits de couloirs sur les changements potentiels…

M.R.?: N’attendez pas de moi que je commente ou que j’apporte un démenti à cela. Cela reviendrait à donner corps à la rumeur. Et ce n’est pas dans mon intention?!
Le Prince nous a choisi pour travailler ensemble pour le bien de la Principauté et c’est ce que nous faisons quotidiennement. C’est une réalité et le reste n’est que rumeur. Ceci dit, il y aura bien sûr des renouvellements mais le terme n’est pas fixé.

M.H.?: A court, moyen ou long terme??

M.R.?:  Le temps appartient au souverain et à Lui seul.

Social

M.H.?: Comment vous jugez la situation sociale??
M.R.?: Dans la situation sociale, il faut distinguer la question générale de la situation sociale et celle de la Société des bains de mer (SBM).

M.H.?: Après les mouvements pendant le Grand Prix, la situation est très tendue à la SBM??

M.R.?: Mon arrivée au poste de ministre d’Etat a coïncidé avec un premier mouvement de grève. C’était à Pâques. Ensuite, il y a eu plusieurs préavis de grève avant le Grand Prix, en mai. Mais comme la direction et les syndicats ne parvenaient pas vraiment à se mettre autour d’une table pour discuter, le gouvernement est intervenu. Il fallait renouer le dialogue. Cela n’a pas été facile mais nous y sommes parvenus.

M.H.?: Comment??
M.R.?: En rappelant des choses simples. Pour que le dialogue soit efficace, il faut respecter l’autre et le laisser parler, accepter et comprendre qu’il ait un point de vue différent. C’est un des fondamentaux dans le dialogue social. C’est le rôle du gouvernement de rappeler aux partenaires sociaux que le dialogue se construit sur la confiance et le respect. Bien sûr, ensuite, il faut avancer. Avec une méthode.

M.H.?: Laquelle??

M.R.?: Le conseiller pour les Affaires sociales, Stéphane Valeri, a choisi une méthode que j’approuve pleinement. Il a listé avec les partenaires sociaux, mais de manière séparée, les sujets de discussion possible. Voilà pourquoi il multiplie actuellement les réunions. Car l’objectif est d’arriver à faire une liste commune de sujets. Ensuite, il faut choisir le premier sujet sur lequel un accord peut se trouver le plus facilement.

M.H.?: L’objectif, c’est de trouver un accord d’ici quand??

M.R.?: D’ici la fin de l’année, comme l’a d’ailleurs dit Stéphane Valeri. D’ailleurs, il y a déjà un premier dossier sur lequel les partenaires sociaux sont assez proches?: c’est la lutte contre le travail au noir. Ce qui pourra, je l’espère, donner de l’élan pour continuer à avancer.

M.H.?: A propos des salaires, comment satisfaire les syndicats qui réclament l’application de la loi sur les minima alors que la fédération patronale considère que ça rendrait les entreprises moins compétitives??

M.R.?:  L’incertitude règne sur ce sujet depuis le début des années 2000, c’est à dire depuis les réformes sur le temps de travail votées en France. Jusqu’à présent, les tribunaux monégasques considéraient que les conditions de travails étaient différentes entre Monaco et la France. Mais deux décisions de justice viennent de dire l’inverse. Et des recours ont été déposés devant la cour de révision. Il faut donc attendre que ces recours soient jugés.

M.H.?: Comment avancer sur ce sujet sensible??

M.R.?: Le Conseil économique et social a mis en place une commission mixte d’étude sur ce sujet, une commission qui réunit notamment employeurs et salariés. Elle remettra ses conclusions dans les tous prochains jours. Mais tant que la cour de révision n’aura pas tranché cette question, le gouvernement ne pourra pas se positionner.

M.H.?: Avec environ un millier d’emplois supprimés, le secteur industriel est-il condamné à Monaco??

M.R.?: Je n’ai pas ces chiffres. D’avril?2009 à avril?2010, le nombre d’emplois dans l’industrie a baissé de 11?%. Avec 3?289 salariés en avril?2009 et 2?915 en avril?2010. Ce qui représente une perte de 374 salariés. Donc, on est loin des 1?000 emplois supprimés que vous évoquez. Mais c’est vrai que c’est le secteur qui a perdu le plus d’emplois. J’ajoute qu’il serait irresponsable d’accepter la diminution du secteur de l’industrie. D’ailleurs, le gouvernement a pris des mesures énergiques pour aider l’industrie pendant la crise. Environ 90 entreprises l’ont été. En revanche, les autres secteurs ont progressé. Notamment l’hôtellerie, les travaux publics ou les transports. Cela reflète une situation économique qui est par nature contrastée.

M.H.?: Vous êtes optimiste??

M.R.?: Si Monaco était un pays plus grand en surface et en population, on pourrait dire qu’il y a effectivement une reprise. Compte tenu de notre taille, il faut rester prudent. Mais je constate qu’il y a nettement plus de créations d’entreprises au premier trimestre 2010 qu’au premier trimestre 2009. Sur la période du 31?mai 2009 au 31?mai 2010, la TVA nette a augmenté de 7,3?% et l’ISB net, c’est à dire l’impôt sur les bénéfices des entreprises, de 39,7?%. De même si on compare entre le premier trimestre 2010 à celui de 2009, le taux d’occupation des chambres d’hôtel a augmenté de 8,7?%. Et le nombre de participants à des congrès a enregistré une hausse de 21,7?%. Le plus mauvais point?: les droits d’enregistrement. Mais il s’explique par le fait qu’il n’y a pas eu de programmes d’appartements neufs vendus. Même si les mois d’avril et de mai marquent une progression, on est toujours à la fin mai?2010 à – 12,9?% par rapport à 2009, soit un manque à gagner de 15?millions d’euros au budget 2010.

Hôpital

M.H.?: Le gouvernement a décidé de geler le projet d’hôpital pour en redessiner un plus petit, moins cher et peut-être sur un autre site. Un hôpital sur les “délaissés”, comme le proposent certains, c’est techniquement et économiquement envisageable??
M.R.?: Ce n’est pas l’hypothèse la plus probable. Sur le papier, c’est un terrain bien situé, en frontière de Cap d’Ail. Mais quand vous regardez le terrain, vous constatez que celui-ci ne s’y prête pas. Néanmoins cette hypothèse va être étudiée à nouveau.
Je tiens à rappeler que la décision qui a été prise par le gouvernement est la plus sage. Il fallait réactualiser le projet médical. D’ailleurs, quand j’ai présenté notre décision au personnel de l’hôpital, la salle entière a applaudi. J’avoue que cela ne m’est pas arrivé souvent dans ce type de situation (sourire).

M.H.?: Cette décision a un impact sur la médiathèque or les conseillers communaux, qui n’ont pas été officiellement prévenus, se sont sentis méprisés. Votre réaction??

M.R.?: Je les comprends et je regrette que l’on ait pas pu s’organiser autrement, faute de temps. Nous avons prévenu le Maire et la primeur de l’information a été donnée aux conseillers nationaux, à la presse et au personnel de l’hôpital.

M.H.?: Vous êtes allé mercredi dernier devant le conseil communal avec les conseillers de gouvernement Tonelli, Masseron et Valeri. Leur avez-vous proposé une solution de substitution??
M.R.?: Pour l’instant, il n’y a pas de solution de substitution, c’est-à-dire de choix d’une autre localisation. L’hypothèse que la médiathèque soit décalée dans le temps était connue. Les conseillers communaux savaient déjà que le projet de médiathèque subirait sans doute des retards de livraison pour des raisons budgétaires. L’opération, qui comprend la crèche et l’école, est chiffrée à 93?millions d’euros et il va falloir faire des arbitrages lors du budget primitif. Tout dépendra ensuite de la situation de nos recettes.

M.H.?: Une idée de l’endroit où la médiathèque pourrait ressurgir??
M.R.?: Nous allons commencer avant fin juillet une série de réunions de travail avec le Conseil communal pour décider à quel endroit nous positionnerons la médiathèque. La seule décision que nous avons prise aujourd’hui, car elle est prioritaire, est de construire 120 logements domaniaux au lieu de 100 et de maintenir, sur les «?délaissés?», la construction d’une école et d’une crèche de 35 à 40 berceaux sur 1?000?m2 pour 2013.

M.H.?: 9 mois de réflexion et la moitié des 700?millions d’euros comme enveloppe budgétaire, c’est un peu court pour beaucoup. Comment pensez-vous tenir les délais??

M.R.?: Nous réussirons à tenir les délais d’une livraison en 2018-2020. Quant à l’objectif chiffré, il faut rappeler qu’en France le coût d’un hôpital comparable tourne autour de 300 à 400?millions d’euros. L’idée est de redéfinir le projet médical d’ici au printemps 2011, et de construire l’hôpital soit sur le site du CHPG, soit ailleurs. D’un côté, on perd le temps de la réécriture du projet (6 à 9 mois). Mais de l’autre, quelque soit l’hypothèse du terrain choisi, le projet sera plus petit et moins complexe tout en maintenant l’ambition d’un hôpital de même capacité qu’aujourd’hui, avec une haute qualité de soins, des pôles d’excellence et en partenariat, en particulier pour la recherche, avec les CHU voisins. A l’Annonciade II ou à Testimonio, il est certain que la construction, plus facile, occasionnera moins de gêne pour le personnel ou les patients.

Economie

M.H.?: Dans le budget rectificatif, on parle d’un déficit autour de 100?millions d’euros??
M.R.?: Ca sera moins. J’ai présenté ce mardi, en commission plénière d’études, aux élus, les grandes lignes du projet de budget rectificatif que nous allons déposer au Conseil national. Le chiffre du déficit a été ramené de 105 à 88?millions d’euros. Si l’on déduit le rachat d’un terrain au fonds de réserve constitutionnel pour 27?millions d’euros, le déficit ne s’élève plus qu’à 61?millions d’euros. Chacun sait que, du fait de l’exécution budgétaire, ce montant ne sera pas atteint et nous devrions être, je l’espère, en dessous de 50?millions de déficit pour 2010.

M.H.?: Comment faire pour que Monaco traverse cette période économique difficile??

M.R.?: Je veux faire de la prospective économique à court terme. D’ailleurs, il y a déjà beaucoup de propositions qui ont été écrites, notamment par le groupe de travail Monaco 2029. Mais plutôt que de confier à un expert un travail de synthèse, j’ai décidé de faire confiance à une petite équipe de jeunes fonctionnaires monégasques. Avec une mission en trois points?: faire une synthèse de tout ce qui a été fait autour de la problématique «?comment augmenter la capacité de Monaco à dégager des recettes.?» Deuxième objectif?: rencontrer des acteurs du monde économique et politique. Mais aussi des diplomates. Dernier point?: faire une dizaine de propositions concrètes avant fin juillet. Des propositions que j’aimerais pouvoir reprendre dans le budget primitif 2011.


M.H.?: Quelles pistes de développement économique vous semblent intéressantes??

M.R.?: Déjà, la diversité de Monaco est une richesse. Il faut donc absolument maintenir une économie diversifiée en Principauté. Ensuite, il faut attirer des investisseurs à Monaco qui viennent pour développer leurs affaires sur place. Enfin, il faut absolument développer le “on shore”, même si le “off shore” reste, sur certains aspects, intéressant. Et il faut aussi que la place financière propose toujours plus de produits intéressants capables d’attirer.

M.H.?: Mais le climat général n’est pas à l’optimisme??

M.R.?: C’est vrai, à cause de la crise internationale, il y a une perte de repères et une incertitude. Il faut donc que le gouvernement apporte des réponses. Le Prince Albert II va m’adresser, de façon imminente, une feuille de route pour les prochaines années. Autour de deux thèmes?: retrouver une croissance dynamique et responsable. Et continuer à moderniser le pays.

M.H.?: Comment??

M.R.?: En ayant une administration encore plus moderne et plus réactive où l’Etat de droit est un objectif permanent. Par exemple, dans le cadre du Greco, je viens d’organiser un séminaire de 150 cadres de l’administration avec pour thème la corruption. C’est un aspect de la lutte contre les lobbys par exemple. D’ailleurs, nous préparons un code de déontologie des fonctionnaires pour préciser les règles à respecter mais aussi les protéger contre d’éventuelles pressions.

Grands travaux

M.H.?: Qui dit développement, dit quête d’espace. Le projet d’extension du Portier est annulé. Où en est le projet d’extension en mer à Fontvieille??
M.R.?: Je vous confirme que cette extension mesurée figurera sur la feuille de route fixée par le Prince. Nous considérons que l’espace, dans les dix ans à venir, est suffisant pour se développer, pour accueillir des activités économiques nouvelles et développer l’emploi. Au-delà, une extension mesurée de 5 à 8 hectares à Fontvieille est nécessaire. Le département de l’équipement travaille d’ores et déjà sur la cartographie des fonds, les techniques à utiliser,?etc. Les premières études des fonds laissent penser que cette extension pourra se réaliser sans créer de dommages sur l’environnement, ce qui n’était pas forcément le cas au Portier.

M.H.?: Quel serait le calendrier pour la réalisation de ce projet??

M.R.?: La décision du Prince devrait intervenir courant 2013.Nous avons devant nous deux ans de travaux et d’études. L’extension devrait être terminée en 2019-2020.

M.H.?: Quel serait le montage financier pour réussir un chantier de cette envergure?? Vous misez sur un financement 100?% public ou privé??
M.R.?: A priori, nous partons sur la base d’un financement public. Mais c’est un sujet à étudier.

M.H.?: Le dossier de la tour Odéon a fait couler beaucoup d’encre?: Vous n’avez aucun doute sur le fait que cette opération se fera??

M.R.?: Le chantier se déroule dans d’excellentes conditions, avec l’un des plus grands acteurs mondiaux du BTP. C’est un chantier phare pour lequel nous n’avons pas d’inquiétude ni sur la réalisation ni sur la commercialisation immobilière. Tous les recours en droit français et monégasque (devant le tribunal administratif de Nice et le tribunal suprême) ont été purgés. Le retard dû à l’interruption de travaux est aujourd’hui rattrapé.

M.H.?: Vous ne craignez pas qu’avec ce dossier de corruption qui risque de rebondir en Principauté, l’affaire n’éclabousse l’image de Monaco??

M.R.?: Il y a une instruction pénale en cours et je ne peux que rappeler le principe de présomption d’innocence. La culpabilité des personnes en cause n’est pas, à ce jour, établie.

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