jeudi 28 janvier 2021
Accueil Politique SBM : « Les positions des deux parties sont très éloignées »

SBM : « Les positions des deux parties sont très éloignées »

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Le 24 novembre 2020, à l’occasion d’une conférence de presse, le président du Conseil national, Stéphane Valeri, a fait un point sur les sujets sociaux qui touchent actuellement la principauté. Concernant le plan de licenciements lancé à la Société des Bains de Mer (SBM), les élus ont reçu les dirigeants de cette entreprise qui emploie environ 4 000 salariés, dont près de 500 Monégasques. Puis, c’est l’ensemble des syndicats qui ont été reçus au Conseil national. Et visiblement, la tâche s’annonce ardue. « Les syndicats sont unis et parlent d’une même voix, ce qui n’était pas le cas ces dernières années, a noté le président du Conseil national. Force est de constater qu’aujourd’hui les positions des deux parties sont très éloignées. Il va falloir que le gouvernement et le Conseil national consacrent beaucoup d’attention ces prochaines semaines à la suite de ces négociations pour éviter d’arriver à une situation de blocage et rapprocher les points de vue. Il faut que chacun des acteurs de cette négociation fasse preuve de sens des responsabilités pour parvenir, à travers des accords équilibrés à un objectif commun, sortir par le haut et sauver un maximum d’emplois, tout en pérennisant l’activité de l’entreprise ». Deuxième sujet d’importance : le projet de loi sur l’annualisation du temps de travail. La Fédération des entreprises monégasques (Fedem) et l’Union des syndicats de Monaco (USM) n’en veulent pas, seule la Fédération des syndicats de salariés de Monaco (F2SM) y est favorable. Si Stéphane Valeri et les élus se disent « favorables » car « certains secteurs ont une activité saisonnière, il est donc légitime que les entreprises puissent adapter leurs ressources humaines à la demande de leurs clients ». Problème : « Les syndicats relèvent à juste titre que le texte actuel ne donne aucune contrepartie pour les salariés, en échange de cette nouvelle flexibilité. Les employeurs quant à eux nous font remarquer qu’il est sous cette forme quasiment inutile puisqu’il interdit d’avoir recours au licenciement économique, dans cette période de grande incertitude sur l’avenir. Il ne serait donc pas ou que très peu utilisé. Ils nous ont également fait remarquer qu’aujourd’hui et aussi longtemps que durera le chômage total temporaire renforcé (CTTR), il n’y a aucune urgence à mettre en place l’annualisation, car c’est ce dispositif du CTTR qui est le plus efficace pour sauver des emplois », a jugé Stéphane Valeri. Estimant que ce n’est pas le moment d’« ouvrir de nouveaux fronts qui ajouteraient de la division dans un climat déjà tendu », le Conseil national va donc se lancer dans une large concertation, avec pour objectif de voter un nouveau texte au printemps 2021 (lire l’interview de l’élu Thomas Brezzo dans ce numéro).

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