lundi 27 septembre 2021
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Municipales 2020
Les résultats, ville par ville

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Beausoleil, La Turbie, Roquebrune-Cap-Martin, Menton et Cap-d’Ail : commune par commune, Monaco Hebdo vous donne l’essentiel des résultats du premier tour de ces élections municipales 2020.

Raphaël Brun, Nicolas Gehin, Edwin Malbœuf

© Photo DR

Menton : Jean-Claude Guibal affrontera Olivier Bettati

Jean-Claude Guibal : 45,32 %

Olivier Bettati : 29,38 %

Laurent Lanquar-Castiel : 7,45 %

Patrice Novelli : 9,53 %

Frédéric Pellegrinetti : 8,32 %

Taux de participation : 41 %

Un duel à droite toute s’annonce à Menton. Jean-Claude Guibal, maire Les Républicains (LR) de Menton depuis 1989, a récolté 45,05 % des suffrages exprimés. Face à lui au second tour, il trouvera Olivier Bettati, soutenu par le Rassemblement National (RN), et investi par le Centre national des indépendants et paysans (CNIP). Il a recueilli 29,52 % des suffrages exprimés. Les trois autres listes en lice se tiennent à quelques dizaines de voix. Patrice Novelli (UDI) manque de peu la qualification au second tour, avec 9,61 %. Suivent les deux listes citoyennes de Frédéric Pellegrinetti (PS), avec 8,29 % des voix, et de Laurent Lanquar-Castiel (EELV), avec 7,52 %. Avec un taux de participation de 41 %, le vote mentonnais a été légèrement au-dessus de la moyenne des Alpes-Maritimes, avec une participation globale à 37,2 %. Là aussi, il faudra attendre de voir les dispositions prises concernant le second tour. Quoi qu’il en soit, un casse-tête s’annonce pour les listes éliminées au premier tour. Un choix entre droite et droite.

EM

© Photo Ed Wright

Beausoleil : Gérard Spinelli facilement réélu

Gérard Spinelli : 70,96 %

Stéphane Manfredi : 29,04 %

Taux de participation : 31,8 %

Alors qu’à Beausoleil la campagne a été mouvementée entre le maire sans étiquette sortant, Gérard Spinelli, et son challenger, Stéphane Manfredi (lire leurs interviews publiées dans Monaco Hebdo n° 1043), il n’y aura finalement pas eu de suspense. Gérard Spinelli a décroché un sixième sextennat, avec plus de 70 % des suffrages en sa faveur. Coronavirus oblige, le taux de participation a été faible, avec seulement 31,8 % de votants. Elu pour la première fois à la mairie de Beausoleil en mars 1989, Spinelli a dû faire face à une campagne particulièrement agressive de son opposant, notamment sur les réseaux sociaux. Stéphane Manfredi comptait sur le soutien de Robert Vial, un ancien maire de cette commune de 13 600 habitants et de Lucien Bella, un ancien adjoint à l’environnement de Gérard Spinelli. Entre gels hydroalcooliques et gants en latex, Spinelli a fait part dans son discours de son « émotion », tout en évoquant une « campagne cauchemardesque qui s’est achevée vendredi dans un contexte inédit lié à la pandémie de coronavirus ». Il a aussi salué « l’ensemble des électeurs, déterminés à voter contre vents et marées, qui ont souhaité accomplir leur devoir civique dans des conditions épiques, alors que tout les engageait à rester confinés chez eux. Je tiens à leur dire que nous serons bien évidemment les élus de toutes et tous, dans un esprit de respect, d’écoute et de tolérance. Sans opposition, il n’y a pas de démocratie ».

RB

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La Turbie : Raffaele, dans un fauteuil

Jean-Jacques Raffaele : 76,35 %

Jean-Philippe Gispalou : 23,65 %

Taux de participation : 46 %

«En m’offrant ce plébiscite, les Turbiasques ont honoré le bilan de ces six années tout en me donnant toute la légitimité nécessaire pour réaliser encore davantage pour notre commune. » Ce sont les mots prononcés par le maire Les Républicains (LR) sortant, Jean-Jacques Raffaele, dans la soirée du 15 mars 2020. Avec plus de 76 % des suffrages (849 voix), Raffaele a fait le plein, même si la peur du coronavirus a poussé beaucoup de Turbiasques à éviter soigneusement les isoloirs. L’abstention a ainsi atteint 54 % et cela n’a pas profité à son opposant. Face au maire sortant, Jean-Philippe Gispalou n’a pas vraiment existé, puisqu’il n’a séduit qu’un peu plus de 23 % des votants (263 voix). C’est sans doute une grosse déception pour Gispalou qui nous disait sentir « un besoin de changement » dans cette commune de 3 063 habitants : « D’ailleurs, notre liste ne comporte pas les 23 noms minimum, on est 25. Et on aurait pu être encore plus nombreux. Les signaux sont favorables. » Les signaux n’auront donc pas été suffisamment favorables et Jean-Philippe Gispalou et Bernadette Keraudren seront les deux seuls élus à siéger dans le conseil municipal version 2020-2026. De son côté, Jean-Jacques Raffaele a renouvelé de moitié sa liste : « Certains étaient atteints par la limite d’âge, d’autres avaient des problématiques professionnelles et de manque de temps. J’ai aussi pris des jeunes, notamment un étudiant en sciences politiques, qui est le benjamin de l’équipe. Comme La Turbie est organisée avec des quartiers excentrés, je voulais un représentant de mon équipe dans chaque quartier, et qu’il s’agisse de gens qui participent activement à la vie du village », nous a indiqué ce maire LR dans l’interview qu’il nous a accordée (lire Monaco Hebdo n° 1142). Maintenant que la victoire est assurée, il faut rassurer et rassembler, ce que s’est empressé de faire Jean-Jacques Raffaele dans son discours, le 15 mars au soir : « Nous serons les élus de toutes et tous, quel que soit le positionnement de chacun durant cette campagne électorale, dans un esprit de respect, d’écoute et de tolérance comme cela a été le cas durant ces six années. »

RB

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Roquebrune-Cap-Martin : Patrick Cesari à quelques voix de la majorité absolue

Patrick Cesari : 49,66 %

Marie-Christine Franc de Ferrière : 26,11 %

Anthony Malvault : 24,23 %

Taux de participation : 39,22 %

Le maire sortant Les Républicains (LR) Patrick Cesari, élu depuis 1995 à la mairie de Roquebrune-Cap-Martin, n’était qu’à quelques voix d’être élu au premier tour. Avec seulement 39 % de participation, il obtient 49,66 % des suffrages exprimés. Derrière, Anthony Malvault (Divers) devance Marie-Christine Franc de Ferrière (Divers centre) de 64 voix, pour respectivement 26,11 % et 24,23 % des suffrages exprimés. Le second tour convoquera les trois listes. A moins que certains ne décident de fusionner ou de se retirer. Cependant, difficile d’imaginer un second tour dans ces conditions. Le 16 mars 2020, le Premier ministre français, Edouard Philippe, avait proposé de reporter le second tour de ces municipales au 21 juin.

EM

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Cap-d’Ail : Xavier Beck réélu pour un cinquième mandat

Xavier Beck : 67,49 %

Romain Pommeret : 32,51 %

Taux de participation : 44,34 %

C’est presque devenu une habitude pour l’indétrônable Xavier Beck. À 66 ans, le maire sortant Les Républicains (LR) a été réélu sans surprise avec 67,49 % des voix (953 votes) contre 32,51 % (459 votes) pour son jeune adversaire, sans étiquette, Romain Pommeret. Xavier Beck va donc entamer un cinquième mandat à la tête de la ville, lui qui a été élu pour la première fois en 1995. De son côté, pour sa première élection, Romain Pommeret et sa liste Cap-d’Ail de demain obtiennent 4 sièges au conseil municipal (contre 23 sièges pour la liste Cap-d’Ail avenir de Xavier Beck). Comme partout en France, les élections municipales à Cap-d’Ail ont été marquées par un très fort taux d’abstention (55,66 %) à cause de l’épidémie de coronavirus Covid-19. Sur les 3 270 inscrits, seuls 1 450 votants (44,34 % de participation) se sont déplacés dans les bureaux de vote de Cap-d’Ail ce dimanche 15 mars. Une participation en baisse de 7,27 points par rapport aux élections de 2014 [le taux de participation au premier tour s’élevait à 51,61 % en 2014 – N.D.L.R.].

NG

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Monaco Hebdo