mercredi 20 octobre 2021
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Coronavirus : les mesures du gouvernement, secteur par secteur

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Fermeture des commerces non essentiels, fermeture des crèches et établissements scolaires, télétravail, aides salariales et aux entreprises…

Le gouvernement princier a adopté ces derniers jours les mêmes mesures prises par la France, pour limiter la propagation du coronavirus. Monaco Hebdo vous les présente.

Fermeture des établissements non essentiels

Outre la fermeture des crèches et établissements scolaires, le gouvernement princier a annoncé samedi soir aux alentours de 22h30 (soit plus de 2 heures après l’annonce de la même mesure par le gouvernement français), via un communiqué, la fermeture des « lieux recevant du public, non essentiels à la vie du pays ». Cette mesure concerne notamment les bars, restaurants, discothèques, salles de concert et de spectacle, cinémas, casinos et commerces non essentiels (boutiques d’habillement, de vente de produits culturels, de bricolage…). La vente à emporter et les livraisons sont toutefois autorisées pour les restaurants. Restent ouverts les magasins et marchés d’alimentation (de la petite épicerie à la grande surface), les pharmacies, les stations-services, les banques, les bureaux de tabac et de presse. Dans les files d’attente, une distance sociale d’un mètre doit par ailleurs être respectée. Les lieux de culte sont également épargnés par cette mesure, mais les cérémonies sont suspendues jusqu’à nouvel ordre. Les églises de Monaco se sont donc organisées et ont fait preuve d’ingéniosité pour permettre à leurs fidèles d’assister à la messe… depuis leur domicile. Chaque jour, un prêtre enregistre une messe qui est ensuite diffusée sur le site Internet du diocèse (https://diocese.mc/). Concernant la fermeture des établissements non essentiels, le conseiller de gouvernement – ministre de l’Intérieur, Patrice Cellario, de retour aux affaires après 14 jours de quarantaine, a annoncé au cours d’un point presse lundi 16 mars qu’« aucune difficulté particulière n’avait été relevée. Les établissements respectent la disposition qui est arrêtée ».

© Photo Manuel Vitali / Direction de la Communication

« Aucune difficulté particulière n’a été relevée. Les établissements respectent la disposition qui est arrêtée »Patrice Cellario, ministre de l’Intérieur à propos de la fermeture des établissements non essentiels

Le CHPG s’organise contre le COVID-19

Au cours de ce même point presse, lundi 16 mars, le conseiller de gouvernement – ministre des affaires sociales et de la santé, Didier Gamerdinger a fait le point sur le nombre de cas en principauté : « Au total, 9 cas positifs à ce jour [au 16 mars – N.D.L.R.] en principauté de Monaco. Quatre personnes hospitalisées, 5 personnes à domicile présentant de faibles symptômes ». De son côté, la directrice du centre hospitalier princesse Grace (CHPG), Benoîte de Sevelinges, a annoncé avoir procédé à un « certain nombre de déménagements » afin d’accueillir les patients positifs « dans des lieux où ils seront isolés des autres malades ». Les consultations et interventions, « qui n’engendrent pas de perte de chance pour les patients », ont également été déprogrammées. « Les équipes se mobilisent. Aujourd’hui, les gens sont plutôt en confiance, extrêmement solidaires, extrêmement impliqués. Beaucoup de travail des hospitaliers. À ce jour, nous sommes assez confiants sur la suite des événements que nous ne pouvons pas prévoir », a déclaré la directrice du CHPG. Benoîte de Sevelinges a également détaillé le dispositif d’accueil mis en place à l’hôpital pour lutter contre le Covid-19. « La capacité totale du CHPG est de 489 lits. Il y a donc de la marge », a-t-elle assuré avant d’indiquer avoir « un plan de montée en charge progressif […] On a mobilisé une première unité dédiée de 24 lits. La deuxième unité dédiée disposera de 15 lits de plus ». Huit lits de réanimation et 8 lits de soins intensifs pourront également être mis rapidement à disposition des malades grâce à l’aide du centre cardio-thoracique. « Une montée en puissance du dispositif est aussi prévue, mais, pour l’heure, le contenu est confidentiel », a ajouté Benoîte de Sevelinges. De son côté, Didier Gamerdinger a complété les propos de la directrice du CHPG, en précisant que « Les structures privées de santé nous aident dans la montée en puissance du dispositif. Elles nous ont indiqué être en mesure de mettre à notre disposition des capacités de réanimation et d’hospitalisation, avec distribution d’oxygène auprès des patients ». Enfin, pour faire face à un éventuel manque du personnel soignant, pas épargné par le coronavirus, le CHPG peut compter sur le renfort des étudiants de l’Institut de formation en soins infirmiers de Monaco (IFSI) comme l’explique la directrice de l’hôpital : « Les Troisième année qui sont à deux mois du diplôme vont pouvoir nous aider réellement puisqu’elles ont acquis un certain nombre de compétences. Les Deuxième année sont positionnés comme aides-soignantes. Et les Première année se proposent à aider en tant qu’ASH [agent des services hospitaliers – N.D.L.R.] ». En plus des étudiants de l’IFSI, un certain nombre de retraités ont aussi proposé leurs services au CHPG. Mais aujourd’hui, pas de raison de s’inquiéter : « Pour l’instant, il n’y a pas de manque de personnel », a rassuré la directrice du CHPG.

L’hospitalisation à domicile

Le conseiller de gouvernement — ministre des affaires sociales et de la santé a également insisté sur l’hospitalisation à domicile, « un protocole qui fonctionne bien », selon Didier Gamerdinger. « Nous avons une montée en puissance progressive. C’est évidemment à l’hôpital de décider si le patient doit être à domicile ou s’il mérite d’être hospitalisé, en fonction de ses symptômes », a expliqué le ministre. Avant de détailler le suivi de ces patients hospitalisés à domicile : « Pour suivre ces patients, nous avons arrêté un dispositif assez innovant qui consiste à faire en sorte que soient créées des cellules de suivi. Dans chaque cellule, il y aura un médecin, l’administration, une assistante sociale et un logisticien qui sera un membre de la Croix-Rouge ». Chaque cellule suivra un nombre déterminé de patients et aura des contacts réguliers, via Skype, pour faire le point sur la situation. « Nous allons doter les médecins de tablettes. L’assistante sociale sera à l’écoute et à disposition totale. La Croix-Rouge livrera les repas, les colis, ira chercher les médicaments nécessaires. Et le CHPG aura en permanence une information sur la situation des personnes », a conclu le ministre de la santé.

La télémédecine

Au cours d’un point presse, vendredi 13 mars, le ministre des affaires sociales et de la santé a annoncé la mise en place de la télémédecine, offrant ainsi la possibilité aux praticiens de Monaco de consulter à distance afin de limiter les contacts physiques et de suivre plusieurs patients.

La livraison de médicaments à domicile

Dans un communiqué en date du 18 mars, le gouvernement a annoncé que l’ensemble des pharmacies de la principauté étaient désormais autorisées à effectuer des livraisons à domicile de médicaments et autres produits de santé aux personnes isolées. Et ce, « de préférence par quartier et selon leur disponibilité », précise le communiqué.

Des mesures pour protéger les personnes âgées

Pour protéger les personnes âgées du coronavirus, plusieurs mesures ont été prises par le gouvernement princier. Tout d’abord, toutes les visites dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) ont été suspendues jusqu’à nouvel ordre. Pour ne pas interrompre le lien social et maintenir le contact avec les familles, « la direction du CHPG travaille et met au point un dispositif qui permettra de mettre à disposition des personnes âgées, des tablettes », a annoncé Didier Gamerdinger. Interrogée sur les mesures prises par le personnel des EHPAD qui utilise notamment les transports en commun pour venir travailler, Benoîte de Sevelinges s’est voulu rassurante : « Le personnel est particulièrement bien formé aux gestes barrières et aux risques de contamination. L’ensemble du personnel protège les patients selon les normes en vigueur sur l’utilisation des masques… ». Outre l’application des gestes barrières, toutes les animations venant d’un intervenant extérieur ont été suspendues tout comme les activités des bénévoles. Enfin, les venues de professionnels de santé « d’accompagnement » (psychologue, ergothérapeute…) sont désormais limitées, au profit de « ressources internes », précise Benoîte de Sevelinges. Un courrier a par ailleurs été adressé par le gouvernement à chaque personne âgée de plus de 70 ans, résident en principauté. Cette correspondance rappelle des consignes très simples sur les gestes barrières, les mesures d’asepsie et recommande la limitation des visites et des sorties pour prévenir tout risque de contamination. Le gouvernement conseille enfin aux personnes âgées de recourir à la livraison à domicile.

© Photo Manuel Vitali / Direction de la Communication

« Si vous êtes en bonne santé, vous ne devez pas utiliser un masque. Ne portez un masque que si vous toussez ou éternuez. Le fait de porter un masque alors que vous n’êtes pas malade est considéré comme une utilisation non rationnelle » Didier Gamerdinger, conseiller de gouvernement – ministre des affaires sociales et de la santé

Masque, gants, gel hydroalcoolique : le point sur les bonnes pratiques

Face à la propagation du coronavirus, nombreux sont ceux qui se sont jetés sur les masques, gants, et autres gels hydroalcooliques. À tel point que certains pays, comme la France, doivent faire face à des pénuries. Au cours du point presse, ce lundi, le conseiller de gouvernement – ministre des affaires sociales et de la santé, Didier Gamerdinger, a fait le point sur les bonnes pratiques pour se protéger et éviter la propagation de la maladie. Concernant le port du masque, Didier Gamerdinger a rappelé les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de Santé publique France : « Si vous êtes en bonne santé, vous ne devez pas utiliser un masque. Ou vous ne l’utilisez que si vous vous occupez d’une personne présumée infectée ou d’une personne plus fragile. Ne portez un masque que si vous toussez ou éternuez. Le fait de porter un masque alors que vous n’êtes pas malade et que vous ne vous occupez pas d’une personne malade ou fragile, est considéré comme une utilisation non rationnelle ». Concernant l’utilisation de gants, le ministre de la santé a rappelé que le lavage des mains restait le moyen le plus efficace pour se protéger en cette période d’épidémie. Une protection que ne garantit pas le port de gants : « Le port des gants conduit à une absence d’hygiène des mains. Quand on porte des gants, on ne se lave plus les mains. Et le risque, c’est que le virus se trouve sur les gants et qu’après, par mégarde, on se touche les yeux, le nez… Et par conséquent, on se contamine et on contamine les autres », a expliqué le ministre de la santé. Concernant les gels hydroalcooliques, les pharmacies de la principauté ont été autorisées à en fabriquer. Et pour faire face à la forte demande, trois laboratoires de la principauté, dont les noms n’ont pas été dévoilés, ont été missionnés par le gouvernement pour « confectionner massivement des gels ». Les livraisons devraient se faire « incessamment » selon le ministre de la santé.

Des mesures dans les transports publics

La Compagnie des Autobus de Monaco (CAM) a également pris des mesures pour limiter la propagation du virus et protéger les conducteurs de la CAM. Désormais, les achats de titres de transport ne se font plus à bord des bus mais en ligne, aux distributeurs et en boutique. Enfin, les montées et descentes doivent s’effectuer par les portes situées au milieu et à l’arrière du bus, la porte avant étant condamnée. Par ailleurs, la mairie de Monaco a annoncé dans un communiqué, mardi 17 mars, la gratuité du stationnement en surface dans l’ensemble de la principauté, sans toutefois préciser la durée de cette mesure. Dans ce communiqué, on apprend également que le service de l’état civil – nationalité restera fermé au public, « à l’exception des déclarations de naissances ». Ces dernières pourront se faire entre 8h30 et 13h, du lundi au vendredi.

Fermeture des écoles et des crèches, garde pour les parents, suivi des cours à distance

La mesure avait été annoncée vendredi 13 mars, en fin d’après-midi. Elle est effective depuis ce lundi 16 mars. Toutes les écoles, crèches, collèges, lycées et universités sont dorénavant fermées aux étudiants de tous âges. Les enseignantes et enseignants sont invités à utiliser les moyens numériques pour organiser le suivi des cours à distance. Via Pronote pour les collégiens et lycéens. Ou via mail ou tuto vidéo pour les autres instituteurs et institutrices. « La continuité de l’enseignement est assurée au niveau primaire et secondaire par l’envoi des cours, l’envoi des devoirs et le dialogue entre les professeurs et les élèves », a assuré Patrice Cellario, conseiller-ministre de l’intérieur, lundi 16 mars, après la première journée d’enseignement à distance. Un dispositif de garde des enfants de moins de 16 ans à domicile a été mis en place. Des formulaires sont à remplir pour se faire indemniser par les caisses sociales de Monaco. Pour l’administration publique, l’intégralité du salaire sera versée et les employeurs privés sont invités à faire de même. En revanche, un seul des deux parents qui gardent leurs enfants sera indemnisé pour ne pas avoir de cumul au sein d’un même foyer. Enfin, ces indemnités journalières ne seront pas versées si l’un des deux parents du foyer bénéficie du chômage total temporaire.

Aide salariale (chômage partiel, chômage total temporaire), télétravail

Alors que les mesures de fortes incitations au télétravail ont été préconisées à toutes les entreprises pouvant l’instaurer, des aides au chômage partiel et au chômage total temporaire sont prévues pour les autres. « L’employeur maintient à son salarié concerné 70 % du salaire brut, soit 82 % du salaire net en France », indique le site du gouvernement. « L’employeur bénéfice d’un remboursement de la totalité de la somme », conjointement par le Pôle emploi et la direction du travail à Monaco. Le site spe.gouv.mc précise qu’il est « possible qu’il y ait un plafond de remboursement pour les hauts salaires et qu’un dispositif spécifique soit mis en place pour les salariés touchant le SMIC ». Concernant le télétravail, la volonté du prince s’est exprimée mardi soir : « Il n’y aura plus de déplacement professionnel non justifié. Le télétravail est déjà appliqué largement par de nombreuses entreprises. J’encourage fortement tous les employeurs à s’y rallier », a déclaré le prince Albert mardi 17 mars. Des formulaires de travail à distance disponibles sur spe.gouv.mc sont à remplir et à envoyer à la direction du travail. Balthazar Seydoux, élu Priorité Monaco (Primo !), avait formulé une demande d’instaurer le télétravail obligatoire par voie réglementaire pour les entreprises en position de l’assurer. Didier Gamerdinger, conseiller-ministre aux affaires sociales et à la santé, n’y a pas répondu favorablement, estimant que la forte incitation était suffisante.

© Photo Manuel Vitali / Direction de la Communication

Jean Castellini a annoncé la mobilisation d’un fonds de garantie à hauteur de 50 millions d’euros. Cette contre-garantie a pour but d’empêcher les faillites et de rassurer les banques

Aide aux entreprises

Le conseiller-ministre aux finances et à l’économie, Jean Castellini, a annoncé plusieurs dispositifs afin de tenter de garantir la pérennité de l’économie monégasque. Comme lors des précédentes crises financières, l’État se pose en garant en dernier recours, reprenant la doctrine économique insufflée par Mario Draghi, ex-directeur de la Banque centrale européenne, du « whatever it takes » — en français « quoi qu’il en coûte ». Première mesure : « la bonification bancaire », ou plus simplement le prêt à taux zéro. L’État paiera les intérêts de l’emprunteur à la banque. De plus, l’État promet aussi la prise en charge à 100 % en cas de défaut de paiement, et plus à 65 % comme c’était le cas. A ce titre, Jean Castellini a annoncé la mobilisation d’un fonds de garantie à hauteur de 50 millions d’euros. Une contribution assez faible au regard de la crise à venir. Cette contre-garantie a pour but d’empêcher les faillites et de rassurer les banques. « Tout doit être fait pour limiter les dommages », a-t-il promis, en assurant que « les banquiers sont avec nous ». Pour le plus long terme, une commission d’assistance aux entreprises en difficulté (Comed) a été nouvellement créée. La commission aura pour mission « d’analyser les causes et d’établir un diagnostic » et « de proposer un plan de redressement s’il y a lieu ». L’étalement du paiement des cotisations sociales pour les employeurs sera possible, ainsi que le report du paiement de la TVA. « L’idée est de donner une bouffée d’oxygène à des trésoreries d’entreprises », a précisé le conseiller-ministre pour les finances et l’économie. En revanche, celui-ci n’a pas accédé à la requête de Jean-Louis Grinda, élu Union monégasque (UM), et président de la commission pour le suivi du Fonds de réserve constitutionnel (FRC), de mobiliser ce fonds pour pallier les pertes à venir.

Chantiers publics à l’arrêt, le Grand Prix en suspens

« Des chantiers devront être arrêtés. Les services de l’État veilleront à l’application des mesures et restrictions prises. » Dans son allocution télévisée de mardi 17 mars, à 20 heures, le prince Albert a ordonné la suspension des travaux de chantiers en principauté, d’ici la fin de la semaine. Les entreprises qui poursuivront leur activité devront respecter un certain nombre de mesures sanitaires. « Une décision ministérielle sera publiée pour indiquer les mesures d’hygiène que les entreprises – quelles qu’elles soient – devront respecter dans le cadre de leur activité : mesures barrière, distanciation sociale », indique le gouvernement princier dans un communiqué, en précisant que « pour maintenir l’activité sur un chantier, les maîtres d’ouvrage devront confirmer qu’ils sont en capacité de faire respecter ces mesures ». Le gouvernement ajoute que « des contrôles seront réalisés pour s’assurer que les normes sanitaires sont effectivement bien respectées sur les chantiers qui continueraient leur activité » et que « tout manquement constaté au respect de ces normes impliquerait l’arrêt immédiat du chantier ». En revanche, tous les chantiers sous gestion publique « directe ou déléguée » seront suspendus. Enfin, la conseillère-ministre à l’environnement, l’urbanisme et l’équipement, Marie-Pierre Gramaglia concède une autorisation d’exception pour le Grand Prix de Formule 1 (F1) : « A ce stade, il est envisagé qu’une seule opération sous maîtrise d’ouvrage publique déroge à cette règle générale : le chantier du quai des États-Unis. Ce chantier doit continuer tant que la décision de reporter ou d’annuler le Grand Prix de F1 n’aura pas été prise, car il conditionne la possibilité que celui-ci se tienne dans de bonnes conditions ».

Tableau des différents contacts pour toutes vos demandes concernant le COVID-19

Alimentaire et livraison à domicile

Le gouvernement et le Conseil national ont rappelé conjointement la profusion des denrées alimentaires dans les supermarchés de Monaco, notamment à Carrefour. Dès lors, ils en appellent à la responsabilité et au civisme de chacun à ne pas dévaliser les stocks en allant faire ses courses. De ce fait, il n’est pas prévu de rationner. Des créneaux particuliers pour les personnes âgées sont envisagés afin de permettre à celles-ci de limiter les risques de contamination. La mairie de Monaco a annoncé dans un communiqué l’extension de son service de livraison de repas à domicile à tous les résidents âgés de plus de 70 ans et aux personnes fragiles, résidentes en principauté. « Le numéro à contacter pour cette prestation est le 93 15 22 99 du lundi au vendredi de 8h30 à 18 heures. Le tarif est de 9 euros pour le repas du midi et 15 euros pour les repas du midi et du soir. La Croix-Rouge monégasque se mobilise également aux côtés des équipes communales. Pour les courses hors alimentation notamment pour les produits pharmaceutiques, un service de livraison a été mis en place. Contactez le 97 97 68 00 du lundi au vendredi de 9 heures à 18 heures ».

Patrice Cellario joue la carte de la confiance

Dans un Facebook Live diffusé mercredi 18 mars au matin, Patrice Cellario, conseiller-ministre pour l’intérieur, a souhaité miser sur la responsabilité individuelle pour « atténuer la propagation de ce virus ». Seuls les déplacements indispensables sont autorisés : faire de l’exercice, aller faire des courses alimentaires ou sanitaires, les déplacements professionnels pour ceux dont le télétravail n’a pas été possible, promener son animal, faire garder son enfant. Contrairement aux autorités françaises, « nous n’exigeons pas la production d’une auto-déclaration pour chaque individu », a déclaré le conseiller-ministre. En revanche, un justificatif de déplacement professionnel est requis. Il est accessible sur le site du gouvernement et doit motiver les déplacements professionnels. Le but est de limiter au maximum les contacts, en limitant les déplacements. Les regroupements familiaux et amicaux sont à proscrire. Pour le moment, aucune sanction n’est envisagée comme en France en cas de non-respect des directives. Le conseiller-ministre de l’intérieur compte sur l’exiguïté du territoire et la confiance qu’il place dans les résidents monégasques, et donc dans leur civisme, pour veiller au bon respect des mesures indiquées.

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