lundi 6 juillet 2020
Accueil Dossier Pollution des bateaux de croisière « A quand un organisme de contrôle indépendant ? »

Pollution des bateaux de croisière
« A quand un organisme de contrôle indépendant ? »

Publié le

Face à la pollution des navires de croisière, comment réagissent les élus du Conseil national ? Du côté d’Union Monégasque, Jean-Louis Grinda estime que la principauté doit agir aux côtés de la France.

Quelle est votre position par rapport à la pollution des navires de croisière à Monaco ?

Il me semble que se dégagent deux problématiques. D’abord, la principauté souhaite-t-elle poursuivre sa politique d’accueil des grands bateaux de croisière ? Car les retombées économiques de ces accueils sont évidemment importantes, tant pour les commerçants que pour la Société d’Exploitation des Ports de Monaco (SEPM), et donc pour les finances publiques.

Monaco peut se passer de ces retombées économiques ?

Y renoncer serait donc un sacrifice… Mais il est tout à fait envisageable si la toxicité des bateaux à quai devait être scientifiquement démontrée. La vraie grande question, qui dépasse ce simple débat, est : à quand un organisme de contrôle indépendant ?

Quelle est la deuxième problématique ?

La principauté peut-elle agir pour améliorer le problème de cette pollution au niveau international ? La réponse est évidemment qu’elle ne peut agir qu’au sein d’un groupe motivé de pays du pourtour méditerranéen. La France a relancé sa politique méditerranéenne avec le récent Sommet des deux rives, au format plus réduit, avec 5 pays du nord et 5 pays du sud, que la désormais défunte Union pour la Méditerranée (UPM) avec 43 pays. C’est donc aux cotés de la France que Monaco doit agir. L’idéal serait d’obtenir un poste d’observateur au sein de ce nouvel ensemble.

Quelles sont les pistes les plus crédibles et les plus innovantes pour s’attaquer à ce type de pollution ?

L’électrification du quai d’accueil étant à ce jour, et pour longtemps, impossible, il est inutile de revenir sans cesse là-dessus. Rappelons que Marseille vient de régler le problème ! Parmi les pistes les plus intéressantes, il me semble qu’un travail sur les carburants doit se poursuivre au niveau international. Par ailleurs, si l’on veut voir plus large, la récente proposition de réduire sensiblement la vitesse des bateaux porte-containers pourrait elle aussi s’appliquer aux bateaux de croisière, car là réside une économie véritable et quantifiable.

Publié le

Les plus lus

Mobilité douce : Monaco mise sur le vélo

0
la ministre de l’équipement, Marie-Pierre Gramaglia a annoncé vendredi 26 juin 2020 la création d’une nouvelle piste cyclable en principauté.

Do NOT follow this link or you will be banned from the site!