jeudi 15 avril 2021
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SBM : « Ce plan social est arrivé comme un coup de massue »

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Le plan social historique lancé par la Société des bains de mer (SBM) le 2 octobre 2020 a pris fin le 4 mars 2021.

Si 161 licenciements contraints étaient redoutés, ce plan s’est finalement soldé par 227 départs volontaires et 4 licenciements forcés. Mais alors qu’une économie de 25 millions par an était visée, elle se limite à 18,5 millions. Le secrétaire général du syndicat monégasque des cadres et employés de jeux de la SBM, Mikaël Palmaro, et le secrétaire général des cadres et employés du Sun Casino, Thierry Petit, qui représentent les huit syndicats de jeux de la SBM, reviennent pour Monaco Hebdo sur six mois de négociations tendues. Et parlent d’une seule voix.

Votre sentiment après la fin de ce plan social, le 4 mars 2021 ?

Je ressens un soulagement, parce qu’on affronte le Covid depuis des mois, mais tous les employés se sont mobilisés pour que les jeux restent ouverts à Monaco. Et je ne parle pas que des employés des jeux. Je parle aussi des nettoyeuses de salon ou des valets. Je parle aussi de la direction, qui a mis en place un certain nombre de mesures pour pouvoir garder le casino ouvert. En octobre 2020, la direction de la SBM nous a annoncé le lancement d’un plan social. Nous venons donc de traverser six mois compliqués, pendant lesquels les employés ont fait face à ce plan social, qui est venu s’ajouter au respect des mesures sanitaires.

Vous aviez senti que la direction préparait un plan social ?

Ce plan social est arrivé comme un coup de massue. On n’a rien vu venir. De toute façon, ça fait un an que le monde entier ne voit rien venir. Pendant l’été 2020, on a espéré que le Covid-19 ne revienne pas en force. Grâce à l’État, on a tenu bon, et on va pouvoir repartir.

« Pendant ce plan social, la direction de la SBM nous a, en quelque sorte, répondu « on est responsable, mais pas coupable ». Et ça, ce n’est pas nous qui le disons, c’est le directeur des ressources humaines de la SBM. Il existe des procès-verbaux de réunions qui l’attestent »

Qu’est-ce qui vous a le plus frappé, lorsque l’annonce de ce plan social a été faite, début octobre 2020 ?

Ce qui nous a dérangé quand on nous a annoncé ce plan social, c’est que la direction nous dise que le Covid-19 n’était pas forcément la cause. Or, nous avons signé une convention collective en 2015, voulue par cette même direction, qui aujourd’hui nous dit que c’est à cause de ça que l’on en est arrivé là. Lors d’une réunion avec le directeur des ressources humaines, nous avons demandé qui était responsable de cette situation. Il nous a répondu : « Est-ce que vous me demandez s’il y a eu des erreurs de gestion ? Je vous réponds « oui ». » Donc pendant ce plan social, la direction de la SBM nous a, en quelque sorte, répondu « on est responsable, mais pas coupable ». Et ça, ce n’est pas nous qui le disons, c’est le directeur des ressources humaines de la SBM. Il existe des procès-verbaux de réunions qui l’attestent.

Les problèmes qui sont à l’origine de ce plan social remontent donc à avant la pandémie de Covid-19 ?

Nous réfutons le fait de dire que nous sommes le problème. Nous avons toujours dit que nous étions porteurs de richesses, et que nous étions la solution. Que ce soit pour les casinos ou les hôtels, la SBM est un service de luxe. Un service de luxe est un service à la personne. Nous avons déjà dit que nous avions peut-être un peu trop abandonné le service à la personne, au profit du “back office” [services administratifs — NDLR]. Depuis 2015, les employés de jeux ont fait les efforts demandés dans la convention. Il y a eu une baisse drastique des effectifs. Il y a eu une baisse de l’encadrement, qui est passé de 131 cadres dans les jeux en 2011, à 59 en 2021, après ce plan social.

Mais alors, pourquoi les coûts n’ont pas suffisamment baissé ?

C’est peut-être parce qu’on a un peu renforcé le “back office”. Mais, au-delà de ça, les employés de jeux ont toujours voulu faire les efforts qui leur ont été demandés.

« Nous réfutons le fait de dire que nous sommes le problème. Nous avons toujours dit que nous étions porteurs de richesses, et que nous étions la solution. » Thierry Petit. Représentants des huit syndicats de jeux de la SBM. © Photo USM

« Depuis 2015, les employés de jeux ont fait les efforts demandés dans la convention. Il y a eu une baisse drastique des effectifs. Il y a eu une baisse de l’encadrement qui est passé de 131 cadres dans les jeux en 2011, à 59 en 2021, après ce plan social »

Que pensez-vous des investissements réalisés par la SBM ces dernières années ?

Les travaux de l’hôtel de Paris étaient nécessaires. Pour les travaux qui ont permis au Monte-Carlo One de voir le jour, c’était un pari. Au-delà des revenus locatifs récurrents que cela apporte à la SBM, on apprécie la valeur de l’actif immobilier. Le Monte-Carlo One vaut des milliards. Donc, si demain la SBM va très mal, elle pourra vendre l’une des tours et continuer à respirer. Pour l’investissement dans les jeux en ligne avec BetClic, on a craint le pire, et finalement c’est un secteur qui commence à rapporter de l’argent.

Il y a eu des investissements ratés ?

Il y a eu des investissements plus mitigés : le Moods, le cabaret, les casinos éphémères, le casino à la Rascasse… Tout ça n’a pas fonctionné. Ce sont des ratés, il faut le reconnaître.

Au final, l’essentiel a été préservé ?

L’essentiel a effectivement été préservé. Le Conseil national a rempli son rôle de médiation. Ils nous ont écoutés. Le gouvernement nous a aussi beaucoup écoutés. Nous avons été reçus trois fois. Même si le gouvernement doit gérer la crise sanitaire en principauté au sens large, ils ont toujours pris le temps de nous écouter, et d’étudier les dossiers chiffrés qu’on leur a remis. Il faut aussi souligner la sagesse du conseil d’administration qui a mis fin à ce plan social. Et ce n’était pas simple, car, bien sûr, les 18 syndicats impliqués dans les négociations avaient des sujets différents à défendre.

Pour vous, qu’est-ce qui n’était pas négociable dans ce plan social ?

Avec nos amis du secteur de la restauration, nous avons refusé de transiger sur deux points. Il y avait d’abord la question des licenciements contraints. Alors que 161 départs contraints étaient prévus au départ dans ce plan social, nous sommes finalement arrivés à quatre salariés, avec, pour chacun d’entre eux, des possibilités de mobilité au sein de l’entreprise.

Les quatre salariés licenciés de manière contrainte se sont vraiment vu proposer d’autres postes au sein de la SBM ?

Selon le président délégué de la SBM, Jean-Luc Biamonti, ces quatre licenciements forcés n’ont pas pu être évités, et je veux bien le croire. Il nous a par exemple expliqué qu’une salariée qui était costumière pour les stars qui se produisent parfois chez nous, s’est vu proposer deux solutions, mais qu’elle a refusées. Je la comprends aussi. À ce jour [cette interview a été réalisée le 18 mars 2021 — NDLR], nous n’avons pas eu de retour de ces personnes pour nous dire qu’elles avaient été licenciées sans propositions de reclassement.

Dans ce plan social, les conventions collectives ont été préservées ?

Ce n’est pas tout à fait vrai. À la demande des syndicats, nous avons accepté de geler le pourcentage qui régit le nombre de chefs de table. Dans la convention collective, il est indiqué que l’on ne peut pas descendre en dessous de 30 % de chefs de table par rapport au total des effectifs du secteur des jeux. Nous avons accepté de diminuer ce pourcentage aux alentours de 26 – 27 %, et de geler ce pourcentage pendant 3 ans. Ce qui a permis de faire partir des salariés avec ce plan social. Du coup, nous pourrions voir partir huit chefs et deux sous-chefs. Nous attendons la réponse, mais nous perdrons en tout cas neuf employés sur les dix. Et aussi trois “pit boss”, c’est-à-dire des cadres des jeux américains, qui sont également concernés par le plan social et dont les postes sont gelés pendant trois ans. Enfin, un quatrième poste est concerné : il s’agit d’un malade qui travaille comme “pit boss” aux jeux américains. Malheureusement, ce salarié est en maladie depuis deux ou trois ans. Pourtant, comme il s’agit d’une suspension de contrat de travail, notre convention dit qu’il doit être remplacé. Mais les jeux américains ont accepté que ce ne soit pas le cas.

Le secteur des jeux a décidé de s’organiser comment pendant ce plan social historique ?

Nous avons décidé de créer une intersyndicale pendant ce plan social. Cette intersyndicale a très bien fonctionné.

À l’inverse, qu’est-ce qui vous a déplu dans le déroulement de ce plan social ?

Il y a quelque chose qui ne passe pas. Le comité exécutif de la SBM a refusé de faire le moindre effort. Leur seul effort, avec le directeur des ressources humaines en tête de ligne, a été l’annonce d’un report du paiement de leurs bonus sur l’année exceptionnelle que nous avons fait avant l’épidémie de Covid.

Mais la direction a pourtant annoncé que le comité exécutif ne toucherait pas de bonus quantitatif ?

Il est évident que le comité exécutif ne touchera pas de bonus quantitatif. Car un bonus quantitatif est calculé par rapport au résultat d’exploitation de l’entreprise. Nous non plus, nous n’en toucherons évidemment pas. Personne n’en touchera. Tout simplement parce que c’est le pire exercice de la SBM depuis sa création, en 1863. En revanche, on a demandé ce qu’ils allaient faire avec les bonus qualitatifs. Et, bien sûr, nous n’avons toujours pas eu de réponse [cette interview a été réalisée le 18 mars 2021 — NDLR]. Ils n’auront donc fait aucun effort.

Vous dites aussi avoir le sentiment que le métier d’employés de jeux n’intéresse plus les jeunes monégasques ?

Effectivement, après ce plan social, nous aimerions que l’image des employés de jeux change. Pour chaque licenciement, en plus du versement d’une somme conventionnelle, la SBM nous a proposé de discuter d’un bouquet supplémentaire. Mais nous avons décidé de ne pas toucher ce bouquet supplémentaire, pour qu’il soit reversé aux emplois les plus vulnérables de notre entreprise. Car nous savions que nous étions protégés par la convention signée en 2015, qui encadre précisément notamment les mesures de licenciements. Et nous voulions faire un geste vers les salariés les plus fragiles.

« Le 2 octobre 2020, les vallées de la Roya et de La Vésubie dans l’arrière-pays niçois ont été touchées par des pluies diluviennes. Des nettoyeuses de salons, ainsi que des gens qui travaillent dans nos ateliers, ont été impactés par cette catastrophe. Voilà pourquoi nous avons immédiatement décidé de réagir, et de faire un don de 6 000 euros à Semeurs d’Espoir, une association dont le siège est à Monaco. Parce que la valeur d’un employé de jeux, c’est la solidarité. » Mikaël Palmaro. Secrétaire général du syndicat monégasque des cadres et employés de jeux de la SBM. © Photo USM

« Lors d’une réunion avec le directeur des ressources humaines, nous avons demandé qui était responsable de cette situation. Il nous a répondu : « Est-ce que vous me demandez s’il y a eu des erreurs de gestion ? Je vous réponds “oui” »»

Avec ce plan social, le président délégué de la SBM, Jean-Luc Biamonti, espérait une économie annuelle de 25 millions d’euros, mais finalement l’économie n’a atteint que 18,5 millions : ne craignez-vous pas d’en faire les frais un peu plus tard ?

Rien ne nous étonne. Nous sommes prêts à tout. On a clôturé ce plan social avec une économie annuelle de 18,5 millions d’euros, ce qui nous semble être un bon chiffre. La question n’est pas de savoir si on fera plus tard les frais des 6,5 millions d’euros d’économie manquants. Nous aimerions plutôt savoir à la reprise, comment faire pour rester la référence du luxe en Europe, et peut-être même dans le monde. On pourra toujours dire que l’on décide de faire appel à des CDD, à des saisonniers, même si je trouve ça un peu triste. Je suis plus inquiet sur ce sujet. Car nous avons une clientèle très haut de gamme, avec des desiderata très spéciaux.

Que craignez-vous ?

Ce qui nous fait peur, ce que nous ne puissions plus répondre à leurs demandes et à leurs besoins. Donc j’espère que la direction a fait les bons calculs, et qu’ils savent ce qu’ils font.

Pour le secteur des jeux, que redoutez-vous d’autre ?

En cas de reprise dans le secteur des jeux, on risque d’être très vite juste au niveau des effectifs. Depuis 2015, il y a une baisse du nombre de salariés dans les jeux. De plus, la direction a décidé de fermer des sites, comme le Sun Casino notamment. Quoi qu’il en soit, il existe un pacte social qui lie la SBM à l’État monégasque. En échange du monopole des jeux et d’une redevance avantageuse, la SBM assume une masse salariale plus élevée. Nous ne sommes pas dupes. Nous sommes bien rémunérés, nous n’avons jamais dit le contraire. Néanmoins, à force de diminuer nos effectifs, je le répète, on risque de ne plus pouvoir satisfaire notre clientèle haut de gamme. Or, nous pensons que lorsque la reprise sera là, et on l’espère pour l’été 2021, ce sera compliqué. À la fin de la saison, il faudra se demander si on a bien pensé cette restructuration, ou si on y est allé un peu fort.

Cette inquiétude est générale à la SBM ?

Je ne vais pas parler en leur nom, mais du côté du secteur des hôtels et de la restauration, on m’a dit que, finalement, les plus malchanceux ce sont ceux qui restent. Tout simplement parce que leurs conditions de travail vont être dantesques. Ils sont très inquiets. Je suis passé par le secteur de la restauration avant de rejoindre le secteur des jeux, donc je connais leurs problématiques, et je sais que leur métier est compliqué. J’espère donc qu’ils seront encore en mesure de pouvoir satisfaire notre clientèle.

« La question n’est pas de savoir si on fera plus tard les frais des 6,5 millions d’euros d’économie manquants. Nous aimerions plutôt savoir à la reprise, comment faire pour rester la référence du luxe en Europe, et peut-être même dans le monde »

Pourtant, vous avez le sentiment que le métier d’employés de jeux n’intéresse plus les jeunes monégasques ?

Nous, ce qui nous intéresse, c’est que cette boîte tourne. Mon père a été directeur général de la SBM pendant 17 ans. Et puis, je suis entré à mon tour dans cette entreprise. Au cimetière de Monaco, on trouve même des directeurs de la SBM enterrés l’un à côté de l’autre. Sur la photo de leur pierre tombale, on les voit faire la fête après une journée de travail au casino. À Monaco, tout le monde a un cousin, une cousine, un oncle, ou une tante qui a travaillé dans le secteur des jeux. Donc notre but, c’est que cette activité soit pérenne. Car ce casino, c’est notre fibre, c’est notre ADN. Du coup, nous voulons absolument pouvoir assurer une transmission.

Vous ressentez toujours une forte appartenance vis-à-vis de cette entreprise ?

Les Monégasques et les enfants du pays ne sont plus forcément attirés par une carrière dans le secteur des jeux. Jusqu’à récemment, lorsqu’une école des jeux était lancée, il y avait 40 Monégasques, 20 conjoints de Monégasques et dix enfants du pays qui se présentaient, pour seulement 20 places. Mais aujourd’hui, lorsqu’une école des jeux de 14 personnes ouvre, on s’aperçoit qu’il n’y a plus de Monégasques. Il reste des conjoints de Monégasques. L’attrait pour ce métier semble ne plus être là.

Pourquoi les métiers des jeux semblent être victimes d’un désintérêt ?

On se remet bien sûr en question. Je pense que c’est un problème d’image. Pourtant, cette image est fausse. Le 2 octobre 2020, les vallées de la Roya et de La Vésubie dans l’arrière-pays niçois ont été touchées par des pluies diluviennes. Des nettoyeuses de salons, ainsi que des gens qui travaillent dans nos ateliers, ont été impactés par cette catastrophe. Voilà pourquoi nous avons immédiatement décidé de réagir, et de faire un don de 6 000 euros à Semeurs d’Espoir, une association dont le siège est à Monaco. Parce que la valeur d’un employé de jeux, c’est la solidarité.

Cette image des employés de jeux est donc fausse ?

C’est vrai que la mentalité des employés des jeux n’a pas toujours été comme ça, il faut le reconnaître. Cette image a évolué au fil du temps. De la même façon, lorsque ce plan social a été décidé par la direction, les employés de jeux ont tout de suite décidé de faire corps et on a créé une intersyndicale. Nous avons essayé de comprendre les problématiques de tout le monde, et de limiter la casse dans toute l’entreprise.

« À la fin de la saison, il faudra se demander si on a bien pensé cette restructuration, ou si on y est allé un peu fort »

On peut comprendre les réticences à exercer un métier dans les jeux avec des horaires de nuit, si on souhaite préserver sa vie de famille ?

Chez les femmes, face à un emploi dans le secteur des jeux, la crainte de ne plus pouvoir avoir une vie de famille revient. Or, c’est faux. Car nous avons des mères de famille qui travaillent avec nous, tout comme nous avons des mères de famille célibataires. Or, elles parviennent très bien à faire les deux, être mère et être employée de jeux. Nous avons même des couples avec des enfants qui travaillent dans les jeux depuis plus de 20 ans. Notre métier, ce n’est pas forcément la débauche, l’alcool et les sorties parce qu’on travaille la nuit. Ce n’est pas du tout ça. Notre métier a vraiment beaucoup évolué. Nous avons aussi des profils de pères de famille mariés depuis des années. Il n’y a pas plus de débauche chez nous que dans d’autres métiers. Et ce n’est pas parce qu’il y a eu un plan social qu’il n’y a plus de carrières à la SBM. Des générations s’en vont, d’autres vont arriver.

Après six mois de plan social et de négociations, quel est le climat désormais entre la direction de la SBM et les syndicats ?

Le climat social a été très tendu pendant ce plan social. Il y a eu des épisodes difficiles, et ça a été très, très compliqué, surtout avec le directeur des ressources humaines. Mais aujourd’hui, on est dans une situation où tout le monde cherche l’apaisement.

Désormais, l’avenir de vos emplois est garanti ?

J’aimerais pouvoir dire oui, mais avec cette pandémie de Covid-19 on n’est  vraiment plus sûr de rien. Déjà qu’on n’était sûr de rien avant le Covid… Mais je reste confiant. Nos chiffres n’ont pas été bons en juillet et août 2020, mais ils sont plus que convenables depuis octobre 2020. Juste avant le Covid, les jeux ont réalisé un chiffre d’affaires de 140 millions d’euros. Les jeux sont toujours vivants et nous nous battrons pour le rester. N’oublions pas que nous sommes un casino et qu’actuellement, nous sommes seulement ouverts de midi à 18 heures. Or, un casino, ça vit entre minuit et 5 heures du matin. Mais, néanmoins, on y arrive. Le chômage total temporaire renforcé (CTTR) a considérablement aidé la SBM et l’a maintenu à flot. La direction me dit qu’ils planchent déjà sur la reprise. Il ne faudra pas la manquer.

Pour lire notre article « Plans sociaux dans l’hôtellerie : pouvaient-ils être évités ? », cliquez ici.

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