dimanche 23 janvier 2022
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L’irrationnel dans l’entreprise

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CJD
© Photo D.R.

Le 9 juin dernier s’est tenue à l’hôtel Columbus la première réunion du Club des jeunes dirigeants (CJD) de Monaco, créé il y a presque 3 ans par Anne-Valéry Dray. C’est André-Yves Portnoff, auteur du livre Aux actes citoyens, paru le 19 mai et directeur de l’Observatoire de la révolution de l’intelligence, Groupe Futribles Int, qui a initié le débat sur l’irrationnel dans la prise de décision du chef d’entreprise. L’occasion d’évoquer la part de l’émotionnel qui existe dans la gestion et la prise de risque du chef d’entreprise. André-Yves Portnoff appelle les entrepreneurs à partager leurs émotions pour ne pas se laisser dépasser par elles. En effet, l’homme dirigeant n’est pas un automate qui serait 100 % rationnel dans ses décisions. Comme l’ont encore démontré les différentes crises qui ont touché le monde à la fin du XXème et début du XXIème siècle. Notamment avec l’affaire Madoff. Pour autant, l’humanisme est à prendre en compte et l’irrationalité n’est pas obligatoirement négative si elle est encadrée. Des paramètres qui concernent aussi bien les chefs d’entreprise que les chefs d’Etat. « Kennedy a très bien géré la crise de Cuba et des missiles russes. Néanmoins, son obsession, c’était « avec qui je vais coucher cette nuit » », résume le chercheur, qui illustre son propos par une anecdote dans l’air du temps?: « D’ailleurs, le soir de son élection, il a laissé sa femme aller dormir. On lui a présenté une demi-douzaine de demoiselles. Il en a choisi deux pour ne pas faire de peine. Ce qui prouve qu’il avait une dimension sociale?! », commente Portnoff, ironique. Avant de conclure?: « Il serait préférable que les hommes qui peuvent détruire la planète par le nucléaire se soucient davantage de ces problèmes-là que des sous-sols… »

Par Céline Galbrun.

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Monaco Hebdo