mardi 20 avril 2021
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Jardins d’Apolline :
Apple manqué

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Le projet de boutique Apple, porté par Philippe Clérissi, a été retoqué par la société à cause de la disposition intérieure du local qui lui avait été attribué en mai dernier.

Les fans de la marque à la pomme qui résident à Monaco devront patienter. L’Apple Reseller, revendeur agréé par Apple qui commercialise les produits Mac, iPod et iPad, ne s’implantera pas aux Jardins d’Apolline. La commission d’attribution des locaux commerciaux avait pourtant offert une surface avoisinant les 200 m2 au projet porté par Philippe Clérissi, le 27 mai dernier. Le patron d’Apple Europe l’avait approuvé, pas les boss américains de Cupertino, où sont basés les quartiers généraux de la société, qui l’ont fait savoir au conseiller national en début de semaine. « Apple a refusé à cause de la disposition du local, pas à cause de l’ossature du projet. Le financement et le business plan ont, eux, été validés. Les dirigeants ont demandé à revoir la disposition intérieure du local. On a dit à Apple qu’ils pouvaient faire ce qu’ils voulaient avec la surface. Ils ont jugé que c’était trop compliqué », explique Philippe Clérissi. En cause donc, un local trop morcelé par des murs de refend (murs porteurs). « Apple veut un local carré ou rectangulaire, à l’image des cubes qui façonnent les Apple Store », précise l’élu. Celui-ci indique être « déçu pour l’Etat et les commerçants des Jardins d’Apolline », cette défection donnant un coup à l’attractivité de la principauté. « Le gouvernement a joué le jeu à fond en faisant tout pour faciliter l’affaire », développe-t-il.

En quête d’un nouveau local
Le projet n’est pas perdu pour autant. Philippe Clérissi ne désespère pas de pouvoir implanter son Apple Reseller ailleurs à Monaco mais analysera toutes les données avant de remonter un dossier de candidature. En effet, certaines contraintes semblent de taille. Outre la forme du local, son coût doit aussi être considéré. « Les marges réalisées avec ce commerce sont relativement faibles. 10 % brut, tout au plus. On gagne sur les accessoires Apple. Par conséquent, il faut que les loyers soient aussi faibles afin de tenir la route. Je ne peux pas prendre un loyer à 700 euros le m2. Aux Jardins d’Apolline, c’était 350 euros le m2. Ça convenait parfaitement », indique l’élu qui s’est tourné vers les Domaines en quête d’un nouveau local. Deux pistes peuvent être envisagées : soit une surface conforme aux souhaits d’Apple et à loyer abordable est rapidement trouvée, soit le projet pourrait être remonté dans quelques années lorsque certains lieux comme la darse Nord du port Hercule ou le centre commercial de Fontvieille auront opéré leur mutation. « J’espère que la commission d’attribution trouvera une enseigne locomotive à la place d’Apple. Les Jardins d’Apolline en ont besoin. Mais les grandes marques ne viennent que s’il y en a d’autres déjà sur place », souligne Philippe Clérissi.

Locomotives
Selon le conseiller national, une ou deux enseignes reconnues doivent avoir leur place assurée dans les ensembles commerciaux bâtis en principauté. Et ce, même si leur implantation n’est pas soutenue par un Monégasque. « Les nationaux se sentent mieux dans leur activité lorsqu’ils y a des locomotives à côté », pointe-t-il, en rappelant que la célèbre marque de chaussures Geox a été refoulée des Jardins d’Apolline car le projet était porté par un Français. En plus d’Apple, la zone commerciale fraîchement créée fait face à une autre renonciation, celle de la boutique de vêtements Devred. Motif avancé : la disposition intérieure du local attribué.

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