jeudi 16 septembre 2021
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Grand Prix de Monaco 2021 : quel bilan sanitaire et économique ?

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Un peu plus de deux semaines après la tenue du Grand Prix de Monaco, que retenir de cette édition 2021, qui ne promettait guère d’être prometteuse ? Du bon, et du moins bon.

Ce n’était pas un Grand Prix comme les autres, mais c’était tout de même un Grand Prix. Après l’annulation de l’édition 2020 du fait de la crise sanitaire, le retour de la Formule 1 (F1) à Monaco a fait du bien aux passionnés, mais aussi à la principauté dans son ensemble. Bien sûr, la formule était plus “light” qu’à l’accoutumée. Avec une jauge fixée à 40 % de capacité d’accueil, pour des tribunes assises uniquement, ce ne sont « que » 7 500 personnes qui étaient autorisées à entrer chaque jour à proximité du circuit. Le prix à payer pour réduire au possible le risque de contamination au Covid-19. Et ce n’est pas tout. Pendant les quatre jours du Grand Prix, du jeudi 20 au dimanche 23 mai 2021, les contrôles ont été drastiques. Le gouvernement princier en note ainsi 50 000, tant sur véhicules que sur piétons, tandis que 3 100 personnes ont été invitées à rebrousser chemin, faute de n’avoir pas respecté les dispositions nécessaires pour rejoindre le circuit, comme la présentation d’un test PCR négatif de moins de 72 heures par exemple. Et puisque la confiance n’empêche pas le contrôle, la Fédération internationale de l’automobile (FIA) a également assuré son propre dispositif de tests Covid pendant le Grand Prix. Ce sont donc au final 6 500 tests supplémentaires qui ont été réalisés au sein de la bulle sanitaire, destinés notamment aux professionnels et médias. Seulement quatre d’entre eux se sont avérés positifs.

Environ 87 % des places ont été vendues selon les chiffres présentés par le gouvernement princier, pour une occupation moyenne de 80 % de la jauge fixée à 7 500 personnes

Fréquentation moindre, mais pas catastrophique

Logiquement, la fréquentation était légèrement en berne comparée aux éditions précédentes. Mais les résultats ne sont pas catastrophiques pour autant. Environ 87 % des places ont, par exemple, été vendues selon les chiffres présentés par le gouvernement princier, pour une occupation moyenne de 80 % de la jauge fixée à 7 500 personnes. Pas mal, quand on sait que la fréquentation de la gare ferroviaire était plus que modérée, la faute notamment à une grève d’une partie du personnel de la SNCF les samedis et dimanches, qui a réduit de moitié la capacité de transport habituelle, selon le gouvernement. Seules 26 000 arrivées ont été enregistrées depuis la gare, contre 20 000 départs, pendant les quatre jours du Grand Prix.

Qui dit baisse de fréquentation dit baisse de chiffre d’affaires pour les commerces. La perte se chiffre à 50 % pour les commerces de la principauté, par rapport au Grand Prix 2019

Chiffre d’affaires en baisse de 50 %

Qui dit baisse de fréquentation dit baisse de chiffre d’affaires pour les commerces. La perte se chiffre à 50 % pour les commerces de la principauté, par rapport au Grand Prix 2019. Au quartier de la Condamine et au Métropole Shopping Monte-Carlo, la baisse est de 40 %. Même chose en ce qui concerne la fréquentation hôtelière, qui a diminué, en moyenne, de 50 % également durant le Grand-Prix, comparé à l’édition 2019. Le taux d’occupation moyen était cependant de 60 % pour certains établissements, généralement plus grands, toujours selon le gouvernement. Face à ce constat, le conseiller-ministre des finances et de l’économie Jean Castellini se dit toutefois « conscient des difficultés que rencontrent certaines professions » et indique que les bénéficiaires de la commission d’accompagnement de la relance économique (Care) recevront les mêmes montants en juin qu’en mai, et que le secteur de l’événementiel recevra également ses aides. Dans le cadre de l’initiative « revivez votre quartier », des animations devraient aussi être organisées prochainement dans les quartiers commerciaux, financées par le fonds Rouge et Blanc, et menées par les professionnels de l’événementiel eux-mêmes.

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