vendredi 27 novembre 2020
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Fermeture des bars.
Bars-restaurants : c’est le grand flou

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Si la situation des bars et restaurants de la principauté est claire, en revanche, le grand flou règne autour des bars proposant de la restauration.

Les uns étant contraints de fermer pendant un mois minimum, les autres ayant obtenu une dérogation pour servir jusqu’à 21h30, malgré le couvre-feu.

Lors de l’annonce du couvre-feu, vendredi 30 octobre 2020, le gouvernement avait indiqué que pour ces établissements, le critère déterminant pour l’ouverture serait « la prédominance du chiffre d’affaires » comme cela était le cas en France avant la mise en place du confinement. Dans le même temps, la présidente de l’association des industries hôtelières monégasques (AIHM), Alberte Escande, assure elle de son côté qu’« avoir un objet social compatible avec la restauration traditionnelle » suffit pour pouvoir ouvrir tout en rappelant que « tous les bars, tous les snack-bars ainsi que les salons de thé » étaient concernés par cette fermeture administrative (lire son interview par ailleurs).

Mélange des genres

Ce mélange des genres et l’absence de positionnement clair (chiffre d’affaires ou statut social ?) ont créé une certaine confusion, dont ont cherché à profiter certains tenanciers pour maintenir leur commerce ouvert. Face à cette situation, le gouvernement a décidé de réagir, mardi 3 novembre 2020, en limitant les horaires d’ouverture. « Notre premier arrêté n’était peut-être pas suffisamment clair sur la question des bars. J’ai été moi-même témoin sur la voie publique de situations un peu inégales », a reconnu le ministre d’Etat, Pierre Dartout, avant d’indiquer « avoir vu des terrasses ouvertes avec des clients prenant des consommations et d’autres n’en prenant pas parce que c’était fermé ». Désormais, les établissements sont autorisés à ouvrir de 11h à 15h et de 19h à 21h30. Une manière de couper l’herbe sous le pied aux bars-restaurants. « Les établissements délivrant des repas chauds aux clients installés, selon les prescriptions sanitaires, peuvent ouvrir dans les horaires précisés. Le simple débit de boisson ne peut pas exercer d‘activités même s’il propose des snacks à sa clientèle », fait savoir le gouvernement. « La philosophie générale est que seuls les restaurants peuvent servir. On ne peut donc pas consommer une simple boisson. »

Des sanctions à venir ?

Les clients sont donc obligés de se restaurer pour pouvoir s’attabler. Une pratique qui s’apparente à de la vente forcée mais qui a été défendue par le ministre d’État, Pierre Dartout, en conférence de presse : « Au regard de la situation sanitaire et des circonstances exceptionnelles qui existent, c’est totalement fondé ». Au cours de ce même point presse, lundi 9 novembre, le chef du gouvernement a par ailleurs indiqué qu’un certain nombre de contrôles avaient été opérés dans les commerces de bouche et avaient donné lieu à des verbalisations. S’il n’a pas souhaité en dire plus sur la nature des débordements et sur le nombre d’établissements concernés, Pierre Dartout a toutefois déclaré que des sanctions allaient être prises cette semaine à l’encontre de ces établissements. « C’est quelque chose qui ne se fait pas de gaieté de cœur mais ce sera sans doute nécessaire à la fois pour bien marquer que les contrôles sont effectifs et aussi pour essayer de dissuader d’autres établissements de sortir de certaines règles », a déclaré en guise d’avertissement le ministre d’État.

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