mercredi 20 octobre 2021
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La zizanie

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Les querelles de clocher à l’UP pourraient bien avoir un impact indirect?: redessiner l’échiquier politique d’ici 2?013.

«L’avenir de l’UP se jouera le 24 mars. Et ce sont les adhérents qui en décideront. Chacun votera en son âme et conscience ». Alors que la zizanie règne au sein de l’Union pour la principauté, Joseph Déri, un des plus fervents militants du parti depuis 2003 – tout en étant très souvent critique à son égard –, veut rester lucide. Ce quasi-permanent des séances du conseil national avait prédit la division du parti au moment il y a un an, au moment où l’Unam est sorti de la majorité. « L’UPM a explosé en avril 2010, sur un faux prétexte de compte d’apothicaire pour des présidences de commission. Pourtant, l’Unam avait son rôle à jouer. Ce mouvement permettait de corriger l’hégémonie de l’UP. Or moi, depuis 40 ans, j’ai toujours combattu l’hégémonisme, que ce soit en me présentant avec Charles Soccal ou Eugène Lorenzi. » Et de soupirer?: « On a perdu l’esprit qui animait l’UPM en 2003 basé sur la diversité. » On peut même se demander si cet esprit n’est pas mort lors du premier mandat de l’UPM (2003-2008). L’union pour Monaco reposait alors sur trois leaders politiques forts, aux parcours et aux idées différents?: Stéphane Valeri (UP), René Giordano (PFM) et Claude Boisson (Unam). En 2007, une fois PFM et Claude Boisson sortis de la majorité parlementaire – avec pertes et fracas –, l’UPM était réduite à peau de chagrin. Se limitant à l’UP et à l’Unam sans son leader.

Division inexorable

Aujourd’hui, Jo Déri, qui aura 70 ans le 24 mars, prédit la division inexorable de l’UP. Si rien ne se passe. Au moins deux listes s’affronteront le 24 mars. « Tous les membres du comité directeur ont approuvé l’idée d’offrir aux candidats la possibilité de rester indépendants ou de se ranger derrière la liste menée par la présidente ou toute autre liste présentée au jour de clôture des candidatures. Ainsi seront pleinement respectées la liberté de choix des adhérents et la démocratie au sein du parti », assure un communiqué de l’UP. Deux listes, c’est surtout « une énorme bêtise » pour Jo Déri, qui pourrait tourner à l’avantage de Poyard?: la présidente de l’UP, dont les collègues avaient demandé la démission, a remporté haut la main le vote du dernier comité directeur, le 16 février. 19 voix contre 11. Récupérant même au passage la voix de Bernard Marquet qui s’est pourtant engagé, dans une lettre ouverte, auprès de Jean-François Robillon.

Quant à la division, le militant la voit comme un drame pour le parti?: « On se tire une balle dans le pied et on donne une voie royale à l’opposition pour 2013. Les Monégasques n’aiment pas les querelles de personnes et d’égos qui ne reposent sur rien ». Selon Jo Déri, « le côté dramatique, c’est que avec ces deux groupes qui ne se parlent plus, nous allons même perdre une partie de nos adhérents. » Or, entre 2008 et 2010, l’UP, qui compte désormais une majorité de militants de 60 ans et plus, en a déjà perdu une centaine.

« Je n’y comprends plus rien »

Ce tableau noir, Jo Déri n’est pas le seul à le dresser. Alors que l’assemblée générale se prépare, comme un symbole d’instabilité au conseil national, les Monégasques s’interrogent. Extraits choisis. Roger?: « Je n’y comprends plus rien au conseil national. Quant à l’UP, on sait même plus s’ils ont un leader ou non. C’est du grand n’importe quoi?! » Julien?: « Ces guéguerres sont inutiles. De toute façon, même si on change la tête de la majorité, la politique appliquée sera la même, celle décidée par le gouvernement. Ils doivent avoir en tête d’œuvrer pour les Monégasques. » Stéphane?: « C’est lamentable d’en arriver à de tels extrêmes, de lettres et de contre-lettres. Ce n’est pas sérieux. Cela prouve la faiblesse de cette pseudo-politique. On dirait le cirque, ça leur sied bien en ces temps de carnaval. Si des analystes politiques de l’étranger venaient en principauté, ils seraient consternés par cette politique de bas de l’échelle… »

 

Une union nationale à l’horizon??

Et les formations politiques ne sont pas en reste. Ainsi, le Parti monégasque, en sommeil depuis les élections, observe attentivement ce qui se passe du côté de l’UP. « Le moment est mal choisi pour ce type de querelles, analyse ainsi Bernard Pasquier. Avec une baisse du PIB de 11 % en 2009 et des comptes publics en déficit chronique, c’est une évidence de dire que le pays pourrait aller mieux?: le gouvernement donne l’impression de naviguer à vue, sans stratégie de long terme et sans transparence dans les comptes publics et du FRC. Il semble en proie aux intérêts particuliers plutôt qu’au service de l’intérêt général. Le conseil national est affaibli par les querelles au sein de la majorité, et l’opposition conservatrice n’a pas été à même de faire les propositions courageuses qui s’imposent. Résultat?: le conseil national est incapable de jouer son rôle auprès du pouvoir exécutif. » Mais Bernard Pasquier ne se contente pas d’observer. Il fait au passage un appel du pied pour les futures élections?: « Monaco est trop petit pour avoir un système politique fondé uniquement sur des partis. Il y a des personnes de qualité et de bonne volonté dans tous les partis politiques, et en dehors des mouvements politiques aussi. Ce n’est qu’en rassemblant ces personnes autour d’un projet commun, le futur de Monaco, que nous parviendrons à sortir de cette impasse et à entamer le processus de changement dont le pays a vraiment besoin. » Une union nationale faisant fi des divergences qui, au gré des rumeurs, semble avoir de plus en plus la cote. Après 40 ans d’UND au pouvoir et bientôt 8 ans d’UPM, d’aucuns évoquent la possibilité de fonder sur les cendres de l’UP une liste d’union nationale rassemblant des personnalités émanant à la fois de l’Unam, du Parti monégasque, de clubs de réflexion ou, tout simplement, de la société civile. A croire??

Flashback
Avril 2010?: L’UPM implose. Après que Bernard et Roland Marquet ont rejoint l’UP, UP et Unam renégocient le nombre de présidences de commissions. Ils ne tombent pas d’accord. C’est le divorce?: l’Unam quitte l’UPM.
Juillet 2010?: L’interview de Jean-François Robillon dans Monaco Hebdo, où il indique qu’il devrait être chef de file de la majorité en 2013, est suivie immédiatement d’un communiqué du bureau exécutif de l’UP. Un communiqué par lequel Anne Poyard-Vatrican rappelle le principe des primaires au candidat « autoproclamé ».
Septembre 2010?: Les élus UP décident de verser leurs indemnités au parti sur un compte bloqué.
Décembre 2010?: La tension est palpable lors des séances budgétaires entre Anne Poyard-Vatrican et Jean-François Robillon.
Février 2011?: Suite à des comités directeurs houleux, Anne Poyard-Vatrican entre en guerre. Elle dénonce l’éloignement des élus UP du parti et de ses valeurs. Alexandre Bordero et Jean-François Robillon lui répondent point par point.
24 mars?: AG de l’UP au Monte-Carlo Bay. Deux listes se présenteront.

Christophe Spiliotis-Saquet
« Il n’y a plus de majorité aujourd’hui au conseil national mais trois camps. » © Photo DR

Les grandes manœuvres

Plus que l’AG de l’UP, c’est l’élection du président du conseil national qui focalise l’attention. Avant le 4 avril, les discussions commencent.

La calculette est inutile. En cas de double candidature à la présidence du conseil national, les doigts des deux mains suffisent à calculer les soutiens potentiels de part et d’autre. Le 4 avril, « tous les élus qui lui font confiance voteront pour Jean-François Robillon. C’est suffisant pour qu’il obtienne la majorité ». Avant de décoller pour Rome, à l’assemblée parlementaire de l’Union pour la Méditerranée, Jean-Charles Gardetto, lui, se montrait plutôt confiant en la réélection du président sortant. « Le vote se déroulera à bulletin secret », assure l’avocat. Pourtant, s’il y a bien deux candidats en lice pour la présidence de l’assemblée, en l’occurrence Anne Poyard-Vatrican et Jean-François Robillon, il n’y a qu’à examiner les forces en présence pour comprendre que la situation est complexe. Très complexe. Et ce rien qu’à l’UP. « Il n’y a plus de majorité aujourd’hui au conseil national mais trois camps, résume l’élu indépendant Christophe Spiliotis-Saquet. Le premier est celui de Poyard et de Boccone-Pagès. Le deuxième est le clan des Marquet, les itinérants du conseil national qui retournent leur veste. Le troisième est composé des élus UP soudés auprès de Robillon. »

Spiliotis croit à un rapprochement

Au-delà de ces 3 groupes, sur l’échiquier politique du conseil, on retrouve, selon l’ex-UP, d’un côté, les 3 élus de l’opposition, Christophe Spiliotis et sa mère Nicole Manzone, qui pourraient basculer pour le clan Robillon. De l’autre, les 4 Unam et Pierre Svara qui pourraient voter Poyard. « A priori, l’intérêt de l’opposition serait de laisser pourrir la situation et de voter blanc. Mais vu la situation du pays, ce serait irresponsable. On ne peut pas laisser le conseil national à la dérive pendant deux ans », avance Christophe Spiliotis. Il parait en effet évident qu’une majorité d’idées, à négocier au coup par coup, serait difficile à gérer pour l’assemblée.

Du coup, si pour Jean-Charles Gardetto, un pacte avec l’opposition ne semble pas envisageable, Spiliotis, lui, croit à un rapprochement?: « Il y a aujourd’hui une ligne de fracture évidente et un centre de gravité des discussions au conseil national?: Anne Poyard Vatrican est la descendante naturelle de Stéphane Valeri et on ne veut plus que Stéphane Valeri régente le conseil national. Il serait logique de trouver un arrangement avec Robillon. Il existe objectivement un dénominateur commun?: dire au conseiller des affaires sociales de travailler avec le conseil national et non de vouloir le diriger. » Un dénominateur commun qui ne suffira peut-être pas à convaincre les électeurs de chaque camp du bien-fondé d’un rapprochement. Et qui donnerait justement du grain à moudre au canal historique de l’UP. Surtout deux ans avant les élections.

Laurent Nouvion
« L’évolution sereine, aujourd’hui, c’est Rassemblement & Enjeux. Nous sommes la seule force d’union nationale crédible. » © Photo DR

“On est libre de nos votes”

Avec 3 élus Rassemblement & Enjeux peut faire entendre sa voix lors de l’élection du président du conseil national. Son leader Laurent Nouvion, qui se dit « contre la guerre civile », analyse « l’instabilité chronique » de l’assemblée.

Monaco Hebdo?: Ce qui se passe aujourd’hui à l’UP, c’était prévisible pour vous??
Laurent Nouvion?: Totalement prévisible. En revanche, je ne pensais pas que le délitement du processus interne, qui a démarré avec le départ du leader nommé au gouvernement, irait aussi vite.

M.H.?: Comment vous analysez les choses??

L.N.?: Depuis un an à l’UP, il y a les affranchis et les émancipés d’un côté, les valets de l’autre. Il y a ceux qui réclament un droit d’inventaire, les élus autour du président actuel de l’assemblée et les autres, qui se réclament de la personne qui a créé le mouvement. J’avais déjà indiqué que pour moi, l’UP ressemblait à une secte. On le voit dans la disproportion de la réaction?: c’est une lutte au couteau qui s’engage. C’est de la politique politicienne qui n’est pas très jolie à regarder.

M.H.?: Les tensions ne datent pas d’aujourd’hui. Vous qui étiez à l’UP, vous les aviez perçues??

L.N.?: J’étais membre de l’UP de la mi 2004 à janvier 2007. Il y a toujours eu des tensions au sein du mouvement en raison d’absence de débat interne. D’ailleurs aujourd’hui, la seule formation politique où il y a des débats, avec des prises de bec tout en offrant un visage solidaire et en dégageant une majorité d’idées, c’est Rassemblement & Enjeux. Je dis bien mouvement et non parti. Je suis très choqué de l’utilisation actuelle du vocable parti politique à Monaco. On parle d’exclusion, de scission… On est dans un village, pas en Russie soviétique ou au parti socialiste français?! On ne doit pas allégeance au parti?!

M.H.?: Vous tirez quelles conséquences pour le conseil national??

L.N.?: On sait aujourd’hui qu’il y a deux filiations. Il y a la démarche politique initiale de l’UP qui a marqué l’histoire politique de Monaco, mais au fil du temps, les adhérents se sont rendus compte qu’ils ne pouvaient rien dire et que tout était décidé en amont par le leader. Les élus UP autour de Robillon ont tenté de reprendre leur indépendance. D’ailleurs, à l’avenir, je prône une rupture nette de tout lien politicien avec le gouvernement. Les formations, les femmes et les hommes politiques n’ont pas à avoir de lien politicien avec le gouvernement.

M.H.?: Vous visez qui?? Stéphane Valeri??

L.N.?: Je suis très clair. Je n’ai pas à faire de commentaires, ils se reconnaîtront. S’il se sent concerné, ce n’est pas mon problème.

M.H.?: Le ministre d’Etat Michel Roger a récemment déclaré que les conseillers de gouvernement étaient des hommes politiques??

L.N.?: Cette déclaration n’engage que lui. Ce n’est pas ma lecture des institutions. Bien sûr, les conseillers de gouvernement ont une mission politique qui vise à gérer la ville-Etat de Monaco avec l’administration et les élus. Ce n’est pas ça que je remets en cause. C’est différent de la politique politicienne qui représente tout ce que je déteste. Aujourd’hui, les conseillers de gouvernement prêtent serment au prince. Ils sont là pour appliquer les directives de l’exécutif et du chef de l’Etat. C’est très bien comme ça et on prie pour que cela ne change pas?!

M.H.?: Vous êtes curieux de ce qui va se passer le 24 mars à l’AG de l’UP??
L.N.?: C’est leur salade interne. Je n’ai pas envie de commenter. Tout ce que je regrette c’est l’image désastreuse pour la haute assemblée et pour son travail. Il ne s’est rien passé depuis le budget primitif. Ils s’occupent de leurs prébendes avant de se préoccuper du mandat que leur ont confié les Monégasques.

M.H.?: C’est du pain béni pour vous, non??
L.N.?: Je ne suis pas là pour profiter de la situation. On préfèrerait qu’il y ait une stabilité de l’institution. Or l’instabilité va crescendo.

M.H.?: Ce serait une première, qu’il y ait deux candidats à la présidence??
L.N.?: Depuis 1955, on n’a jamais assisté à de telles instabilités. Rappelons-nous?: 2003, l’UPM gagne. 2006, PFM s’en va puis le vice-président et le président de la commission des finances démissionnent. Le président du conseil national est inculpé. 2008, nouvelle victoire pour l’UPM. Deux ans après, le président part au gouvernement, la majorité explose avec le départ de l’Unam, on assiste à une valse des présidences de commissions. Et on parle d’évolution sereine… En fait, l’évolution sereine, aujourd’hui, c’est Rassemblement & Enjeux. Nous sommes la seule force d’union nationale crédible. Mais j’appelle des hommes courageux. L’union nationale des gens qui ont un libre-arbitre. Pas des valets.

M.H.?: Ce sera au futur président élu le 4 avril de manœuvrer. Comment??
L.N.?: C’est bien la question aujourd’hui. Le ou la futur président, je lui souhaite bien du plaisir. A moins que ne se dessine le retour à une conscience politique. Je prône une union sanitaire et salutaire pour préserver les intérêts supérieurs du pays. Personne ne parle des rentrées de recettes, des grands projets, du mécontentement de parties de la population, du manque de réactivité des services pour l’installation des étrangers… Il y a énormément de sujets qu’il va falloir régler. Or, il sont en stand-by pour deux raisons?: l’instabilité au conseil national et le remaniement ministériel.

M.H.?: Alors, comment va fonctionner le conseil national désormais. Sur une majorité d’idées??
L.N.?: J’espère. Le premier cas pratique portera sur l’arbitrage concernant le choix du site du futur hôpital.

M.H.?: Vous pensez que l’Unam penchera du côté de Poyard??
L.N.?: J’appelle les Unam les opportuno-centristes. Ces gens-là se déterminent non en fonction de convictions mais de prébendes réservées. L’Unam, c’est un morceau de bravoure. Ils se sont fait foutre dehors, ils ne se sont pas exprimés pendant un an, en privé, ils manifestent leur mécontentement, et quand on lit leur dernier communiqué, ils disent que leur démarche politique dépend de l’AG de l’UP. C’est de la science fiction?! De plus, combien ont-ils d’adhérents?? Je pose la question.

M.H.?: Pour qui voterez-vous, Poyard ou Robillon??
L.N.?: On est libre de nos votes. Je demanderai le vote à bulletin secret pour que tout le monde puisse s’exprimer librement, sans intimidation possible. Mais aujourd’hui, je ne connais ni les forces qui se présentent ni ce qu’ils veulent faire. J’attends d’être invité avec mes collègues à un débat pour la campagne interne. Puisqu’ils n’ont pas suffisamment de voix pour passer, il faudra qu’ils aillent à la pêche aux voix.

M.H.?: Vous pensez qu’on assiste à une reconfiguration de l’échiquier politique??
L.N.?: J’entends des rumeurs. Je considère qu’il ne faut pas y prêter attention. J’entends parler d’un cercle de réflexion de Thomas Giaccardi. Puisqu’ils s’intéressent à l’avenir de Monaco, j’invite ses membres à débattre à ciel ouvert demain. Il y a autre chose qui me surprend?: Monsieur Cucchi est étrangement silencieux. Ne serait-ce pas parce qu’il n’est pas étranger à la recomposition de l’échiquier souhaitée par les valets??

M.H.?: Pour vous cette situation de division est une aubaine pour le gouvernement??
L.N.?: Le gouvernement n’a rien à gagner avec une assemblée fantôme et non dirigée. Et d’ailleurs historiquement, le pays ne s’est jamais aussi bien porté qu’avec un conseil national fort.

M.H.?: Vous vous mettez en ordre de bataille pour 2013??
L.N.?: On s’occupe actuellement du projet politique pour 2013. Il est au cœur du travail de nos comités politiques. Nous prônons le retour au triangle magique avec en haut le prince, son bras armé, le chef du gouvernement et la haute assemblée. Cet équilibre des forces institutionnelles a permis – et je défie quiconque de me prouver le contraire – un fonctionnement harmonieux des institutions entre 1962 et 2002.

M.H.?: Pourquoi ça ne marche plus selon vous??
L.N.?: Il y a un déséquilibre des forces. Le conseil national doit rejouer son rôle d’aiguillon et de check and balances. La bonne santé du conseil national est indispensable à la vie politique de Monaco. Je crois d’ailleurs que le remaniement ministériel correspond à ma lecture des institutions.

M.H.?: En cas d’élections anticipées, vous seriez prêts??
L.N.?: La caractéristique d’un bon homme politique c’est d’être toujours prêts. Comme les scouts (sourire)?!

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