lundi 27 septembre 2021
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Ils représenteront Monaco aux Jeux de Tokyo

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Ils seront six Monégasques, trois filles et trois garçons, à participer aux Jeux Olympiques de Tokyo, du 23 juillet au 8 août 2021.

Si décrocher une médaille semble hors de portée, tous sont décidés à donner leur maximum pour faire briller les couleurs de la principauté. Tour d’horizon des forces en présence.

© Photo Manuel Vitali / Direction de la Communication

Charlotte Afriat : Athlétisme – 100 mètres

Née le 17 octobre 2002, Charlotte Afriat va vivre à Tokyo sa première Olympiade. Un rendez-vous qu’elle aborde avec beaucoup d’enthousiasme : « Je suis excitée. Même si ça va être dans une situation un peu restreinte et compliquée, c’est quand même une participation aux Jeux Olympiques donc c’est grandiose. J’ai hâte d’y être et de pouvoir courir ». Le vendredi 30 juillet prochain, l’athlète monégasque se frottera aux femmes les plus rapides du monde lors des séries du 100 mètres dans un stade olympique totalement vide. Huis clos oblige. « Je suis un peu triste de ne pas avoir toute cette ambiance. Un stade rempli qui crie, cela provoque toujours une certaine émotion », regrette Charlotte Afriat qui espère performer au Japon. Accrocher une médaille semble bien sûr impossible, car l’écart est trop grand avec les favorites de l’épreuve, les Jamaïquaines Elaine Thompson et Shelly-Ann Fraser-Pryce en tête. Mais la sprinteuse monégasque n’en reste pas moins ambitieuse : « Je suis en très bonne forme. Il n’y a pas longtemps, j’ai battu mon record personnel. Donc tout se passe bien. J’espère que ça continuera là-bas aussi. Mon objectif serait de battre à nouveau mon record ». Celui-ci est établi à 12.27 secondes depuis les derniers championnats de Ligue PACA à Avignon, en juin 2021.

© Photo Manuel Vitali / Direction de la Communication

Claudia Verdino : Natation – 100 mètres brasse

A 20 ans, c’est aussi une grande première pour Claudia Verdino qui participera au 100 mètres brasse en natation. « Avec les conditions sanitaires, je ne pensais pas qu’il allait y avoir autant d’athlètes qualifiés mais madame Lambin-Berti [secrétaire générale du comité olympique monégasque — NDLR] m’avait demandé de réaliser les temps de qualification pour les France Elite. Et je les ai faits donc je me suis dit qu’il y avait une petite possibilité que j’y aille mais il fallait avoir aussi un peu de chance. Et c’est arrivé », se félicite la nageuse fière de représenter la principauté. « Les Jeux Olympiques, c’est vraiment le meilleur niveau. C’est l’apothéose ». Pour la voir évoluer dans le bassin du Tokyo Aquatics Centre, il faudra allumer la télé dimanche 25 juillet. La Monégasque croisera le fer avec les cadors de la discipline comme l’Américaine Lilly King, championne olympique en titre, ou la Russe Yuliya Efimova, médaille d’argent lors des Jeux de Rio en 2016. Si elle sait qu’il lui sera difficile de rivaliser avec de telles nageuses, Claudia Verdino cherchera avant tout à « prendre un maximum de plaisir et d’expérience », et pourquoi pas battre son record personnel fixé à 1:14.42.

© Photo Manuel Vitali / Direction de la Communication

Théo Druenne : Natation – 1 500 mètres nage libre

Théo Druenne est le benjamin de la délégation monégasque. À tout juste 16 ans, le nageur prouve que le talent n’a pas d’âge. « C’est beaucoup de joie et de fierté de pouvoir représenter mon pays aux Jeux Olympiques. C’est la plus grande compétition. Et y participer à mon âge, c’est quand même incroyable. Ce n’est pas donné à tout le monde », confie Théo, qualifié au titre de l’universalité. À Tokyo, il va vivre le deuxième grand moment de sa jeune carrière après avoir participé aux championnats d’Europe de Budapest en mai dernier. Un rendez-vous au cours duquel il avait performé malgré des conditions particulières : « Nous étions complètement dans une bulle sanitaire, sans public. Et ça ne m’a pas empêché de faire de bons temps ». En Hongrie, le Monégasque avait notamment terminé 24ème du 1 500 mètres nage libre avec un temps de 4:15.17. Un peu plus tard dans la saison, il avait signé deux nouveaux records personnels sur 800 mètres lors du dernier Open de Monaco (8:43.98) et sur 400 mètres (4:13.69) au Luxembourg au cours du CIJ Meeting. Théo débarque donc à Tokyo avec le plein de confiance et la volonté de faire encore mieux : « Je vais essayer de faire mes meilleurs temps puisqu’on s’entraîne pour ça. Après, tant que je prends du plaisir à nager, si je fais le même temps, ou un peu moins bien, c’est un peu grave mais on pourra toujours faire mieux la prochaine fois ». À 16 ans, les occasions ne manqueront certainement pas.

© Photo Manuel Vitali / Direction de la Communication

Quentin Antognelli : Aviron – skiff

« Ça fait longtemps que j’avais les Jeux dans la tête. J’ai vraiment hâte d’y être et de courir là-bas ». Quentin Antognelli peut avoir le sourire, il va participer pour la première fois de sa carrière à une olympiade. Le skiffeur monégasque a pourtant bien failli ne jamais voir Tokyo. En avril dernier, il avait en effet échoué dans sa quête du précieux sésame lors de la régate européenne de qualification olympique à Varèse (Italie). C’est finalement une invitation (wild card), qui est venue le sauver, pour son plus grand bonheur, début juin. « Je me sens vraiment en forme en ce moment. J’ai encore l’impression d’avoir progressé, confie Quentin à l’aube de la compétition. Après notre régate de qualification en avril, je suis reparti dans mon université Oxford Brookes [en Angleterre – NDLR] et j’ai continué l’entraînement avec mes amis. Nous sommes remontés dans les bateaux à plusieurs et j’ai l’impression de mettre beaucoup plus donné à l’entraînement donc c’est chouette ». Que peut-il alors espérer pour ces Jeux ? « A priori, il serait possible de rentrer dans la quatrième finale. Aller chercher une place entre la 19ème et la 24ème place, c’est vraiment l’objectif de base. Et l’objectif ultime serait de rentrer en finale C, soit entre la 13ème et 18ème place. Ce sera un peu plus dur mais c’est peut-être dans mes cordes donc on va tout donner pour y arriver ».

© Photo Manuel Vitali / Direction de la Communication

Cédric Bessi : Judo -73 kg

Comme Quentin Antognelli, Cédric Bessi s’est vu accorder une wild card pour participer aux Jeux Olympiques de Tokyo. « Je suis évidemment très heureux et soulagé car j’attendais la nouvelle et je ne savais pas si ça allait tomber ou non », confie l’athlète qui n’a jamais cessé de s’entraîner malgré l’incertitude. « Bien dans son corps et dans sa tête », le judoka monégasque débutera son aventure olympique sur les tatamis du Nippon Budokan lundi 26 juillet. Et même s’il s’attend à une compétition relevée dans sa catégorie, celle des moins de 73 kg, le médaillé de bronze aux Jeux des Petits États d’Europe en 2019 espère y faire bonne figure : « L’objectif principal est de donner le meilleur de soi-même et d’aller le plus loin possible dans le tableau. Ça dépendra de ma forme mais aussi du tirage au sort ». Le Monégasque compte donc aussi un peu sur la chance pour briller au pays du judo : « C’est le petit clin d’œil qui apporte une valeur ajoutée. J’y suis déjà allé plusieurs fois pour faire des stages et des compétitions. En 2019, les championnats du monde se sont déroulés dans cette salle. Tous les athlètes auront donc déjà leurs repères ». À Tokyo, le trentenaire marchera sur les traces de son père, Éric-Louis, qui a participé deux fois aux JO en judo, à Los Angeles en 1984 puis à Séoul en 1988.

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