jeudi 9 juillet 2020
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Jean-Christophe Maillot : « Aujourd’hui, la peur a pris le dessus sur la raison »

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Face au Covid-19, le directeur des ballets de Monte-Carlo, Jean-Christophe Maillot, dresse un premier bilan pour Monaco Hebdo, et explique comment il envisage la reprise, malgré la crise sanitaire.

Face au Covid-19, quelle est la situation pour les ballets de Monte-Carlo ?

C’est catastrophique ! Notre situation est assez simple : le jour où notre compagnie de ballet reprendra son travail de façon normale, c’est qu’il n’y aura plus de coronavirus dans le monde. Car, pour les ballets, la distanciation sociale est impossible, par essence. Le port du masque est également impossible. Certaines compagnies de ballets ont essayé, mais ça s’est fini par des syncopes… Il y a donc une incompatibilité totale de cette idée, très respectable, de la protection à tout prix de la santé, et de la pratique de notre art. Mais il y a certaines choses que je ne comprends pas.

Quoi, par exemple ?

Je ne vois pas pourquoi on autorise les vols en avion, et pas le public dans les salles de spectacle. Ça n’a pas de sens, c’est d’une profonde malhonnêteté. On prend le bus, on prend le métro, mes danseurs viennent en TER de Nice, et personne ne s’en préoccupe. En revanche, on leur interdit de travailler dans notre studio, avec des gens qu’ils connaissent, alors qu’ils viennent de faire un voyage de 30 minutes pendant lequel ils étaient les uns sur les autres.

Quelle est la solution à adopter, alors ?

Soit on souhaite ne prendre absolument aucun risque, et aucune compagnie de danse ne pourra reprendre son activité avant qu’un vaccin ne soit trouvé. Soit on considère que la prise de risque raisonnable est possible. C’est vers cela que j’essaie d’aller. Chaque semaine, tous nos danseurs sont testés au Covid-19. Cela nous permet de réagir rapidement, en cas de souci.

Comment vont vos danseurs ?

Nous avons 120 personnes aux ballets de Monte-Carlo, et nous n’avons eu aucun cas de Covid-19. Nous avons, a priori, une population un peu moins à risque que les autres. Ce sont des gens qui sont très en forme. Si on les contrôle bien, s’ils font attention à leur comportement, si on les teste régulièrement et si on est prudent, je pense que la vie peut reprendre. Mais c’est une problématique générale.

Vous pensez donc reprendre bientôt votre activité  (1) ?

Nous envisageons une reprise douce à partir du 25 mai 2020. Avec des cours de 15 personnes séparées, dans notre studio de 500 m2. Car il faut remettre les machines en route. Il faut être attentif, et éviter que l’euphorie du retour n’amène les danseurs à se blesser.

© Photo Iulian Giurca – Monaco Hebdo.

« Sur la salle du Grimaldi qui fait 1 200 places au rez-de-chaussée, on va donc se retrouver avec 400 spectateurs. D’habitude, quand je vois une salle avec 400 personnes, je pars en dépression… »

Quel est votre objectif, à court terme ?

J’ai l’intention de tourner La Mégère apprivoisée au Grimaldi Forum, avec une retransmission en direct sur la chaîne de télévision, Mezzo. Tout est possible, mais je ne sais toujours pas si j’aurai le temps nécessaire pour répéter suffisamment d’ici le 7 juillet 2020.

D’autres spectacles sont prévus ?

Le festival de Grenade nous a confirmé sa volonté de nous accueillir non plus en juin, mais en juillet 2020. Il semblerait que le gouvernement espagnol autorise ce festival, car il se déroule en plein air, ce qui permet de respecter la distanciation sociale.

Comment protéger au maximum vos danseurs du Covid-19 ?

Si on présente La Mégère apprivoisée, je ne vois pas comment je peux changer la chorégraphie de telle manière à ce que Bianca n’embrasse plus jamais personne. A moins de lui arracher la langue… C’est vraiment un casse-tête effrayant. Je suis sidéré par la manière dont on nous a terrorisés, et ce qu’on nous a fait faire pour arriver à limiter, ce qui semble aujourd’hui être dramatique, mais dont on ne peut pas dire que ça ne l’aurait pas été beaucoup plus s’il n’y avait pas eu ce confinement. Aujourd’hui, il me semble que la peur a pris le dessus sur la raison. J’ai du mal à imaginer que le monde s’arrête jusqu’à ce qu’un vaccin ait été trouvé. Si on doit attendre une sécurité sanitaire entière pour pouvoir reprendre notre métier, on est condamné à disparaître.

Que faire, alors ?

A un moment, il faudra aller de l’avant et prendre les mesures les plus fortes possibles pour limiter le danger, tout en sachant que nous n’aurons jamais un risque zéro.

D’un point de vue économique, quel impact a le Covid-19 sur les ballets de Monte-Carlo ?

Notre budget est de 12 millions d’euros, ce qui inclut l’académie princesse Grace, le Monaco Dance Forum et notre compagnie. Nos principales sources de recettes sont la billetterie de nos spectacles et nos tournées. Nous avons un taux d’autofinancement d’environ 30 %. Les pertes les plus importantes que nous avons eues depuis mars 2020, ce sont les tournées qui ont dû être annulées.

Quelles tournées étaient prévues ?

En février 2020, nous étions partis pour faire une tournée qui devait passer par la Russie et Novosibirsk, puis par Shanghai et Hong Kong. Finalement, de Novosibirsk nous sommes revenus directement à Monaco. Résultat, le coût des billets d’avion qui ont dû être changés, ce qui implique des pénalités, ainsi que le manque à gagner lié aux spectacles qui n’ont pas généré de recettes, ont pesé sur nos finances. Mais, d’un autre côté, comme il n’y a pas eu de création artistique, pas de chorégraphe invité, et aucun nouveau spectacle, cela s’est presque traduit par un résultat neutre. Nous ne sommes donc pas dans une situation dramatique.

Vraiment ?

L’avantage, c’est que nous ne vivons pas à 70 % des recettes de nos tournées, comme certaines compagnies. Des amis à moi, comme le chorégraphe Thierry Malandain, se retrouvent aujourd’hui dans des situations très délicates, car leurs budgets proviennent à 70-75 % des recettes de leurs spectacles. Notre objectif, c’est qu’entre nos tournées bénéficiaires et nos tournées déficitaires, tout s’équilibre en fin d’exercice budgétaire, et que l’on soit donc à zéro.

A combien estimez-vous les pertes, entre mars et fin mai 2020 ?

Nous sommes actuellement en train de chiffrer cela, mais, au global, ce n’est pas totalement pénalisant d’un point de vue financier.

Et pour 2021 ?

Pour 2021, le gouvernement nous a demandé de faire des économies, mais sans toucher aux salaires, sans toucher à nos charges fixes ni, a priori, au budget artistique.

L’académie princesse Grace est aussi concernée par l’épidémie de Covid-19 ?

En effet, l’académie princesse Grace est pénalisée. La location de l’académie pour le Grand Prix de Monaco génère une somme appréciable, que nous n’avons pas eue cette année. Le stage d’été organisé par Luca Masala, qui génère habituellement entre 250 000 et 300 000 euros, a disparu, aussi. Sans oublier le probable remboursement de toutes les études des élèves de l’académie qui sont repartis, et l’abandon d’un sponsor, la fondation Como, qui n’a pas renouvelé son partenariat de 180 000 euros avec l’académie.

Face à ce constat, quelle est l’attitude des pouvoirs publics ?

Je pense que le gouvernement monégasque est attentif et ne cherche pas, pour le moment en tout cas, à faire des économies sur les structures culturelles de la principauté. Sinon, ce serait catastrophique.

Sur le plan humain, vous allez devoir licencier ?

Non, il n’y aura pas de coupes dans nos effectifs. Je crois que le gouvernement a la volonté de ne surtout pas en arriver là.

En réaction, pendant le confinement, vous avez publié sur les réseaux sociaux le 13 mai 2020, Wake Up, une vidéo d’un peu plus de 7 minutes ?

Ce qui se passe actuellement sur les réseaux sociaux, c’est amusant, ça va cinq minutes, mais c’est pitoyable dans le contenu artistique. Aujourd’hui, il y a un combat à mener pour ne pas mourir. Néanmoins, nous avons tourné cette vidéo avec une musique d’Antonio Castrignanò qui monte crescendo, vers une sorte d’euphorie. J’ai demandé à chaque danseur de filmer trois plans : un où ils se réveillent, un second où ils tentent de danser chez eux, et un troisième où ils mettent leurs masques et où ils sortent pour affronter le monde extérieur et la réalité.

En 2020, comment être innovant quand on filme de la danse ?

J’aimerais tourner un film chorégraphique dans notre atelier. Pour innover aujourd’hui, il faut imaginer des ballets totalement conçus pour l’image. Comme on enregistre sans aucun spectateur, cela permet de mettre trois caméramen au milieu des danseurs, si c’est nécessaire. Je peux ensuite découper le spectacle et le structurer comme je le souhaite. On est d’ailleurs en train de préparer une mini-série en 7 épisodes de 10 minutes. Et puis, je suis convaincu que le cinéma muet n’est pas mort, et qu’il faut le réinventer.

Et vous allez diffuser vos films comment ?

Nos films seront proposés avec un accès payant sur une plateforme numérique, un peu comme Netflix ou Amazon. Les gens s’abonneront pour voir de chez eux des spectacles conçu uniquement pour ce type de diffusion. Les téléspectateurs pourront donc assister à quelque chose dont ils ne pourraient pas être témoins s’ils venaient dans une salle de spectacle nous voir en chair et en os. Il y aura aussi la possibilité d’accueillir sur cette plateforme d’autres structures, d’autres chorégraphes.

Et combien coûtera l’accès à cette plateforme numérique ?

Contre 5 euros, on pourra accéder à la plateforme, qui pourrait s’appeler Neverseen. Une dernière chose : je recommanderai aux téléspectateurs de regarder nos spectacles sur un très grand écran chez eux, et surtout pas sur un iPad.

Mais vous n’avez pas peur de vous cannibaliser avec ces vidéos ?

Non, car l’idée c’est de donner envie aux gens qui auront visionné nos vidéos de venir nous voir sur scène. Car on danse sur scène, pas dans sa cuisine. Dans l’un de ces films, j’ai utilisé le titre Core Meu d’Antonio Castrignanò, et je pense vraiment que cela peut pousser les gens à venir voir notre spectacle sur scène, ensuite. Ces vidéos sont donc un outil « au service de », mais ça n’est pas un outil pour nous remplacer.

Lors de la réunion organisée le 18 mai 2020 par le gouvernement avec tous les acteurs de la culture à Monaco, quelle était l’ambiance générale ?

Je crois qu’avec le directeur de l’opéra de Monte-Carlo, Jean-Louis Grinda, nous étions d’accord sur le fait qu’il faut relancer la machine. Le Nouveau musée national de Monaco (NMNM) va réouvrir en filtrant le public. Et l’orchestre devrait peut-être organiser des concerts au palais. Mais avec un programme recomposé, afin d’éviter les vents, qui pourraient être dangereux.

De votre côté, afin de respecter la distanciation sociale imposée par le Covid-19, pourquoi ne pas proposer des spectacles avec des solos ?

Je peux proposer un spectacle avec 15 solos dans la soirée. Mais je peux le faire seulement une fois. Je ne peux pas construire une saison entière là-dessus.

© Photo Iulian Giurca – Monaco Hebdo.

« Si on présente la Mégère apprivoisée, je ne vois pas comment je peux changer la chorégraphie de telle manière à ce que Bianca n’embrasse plus jamais personne. A moins de lui arracher la langue… C’est vraiment un casse-tête effrayant »

Quels autres points ont été abordés lors de cette réunion avec le gouvernement ?

Une question a été évoquée : si je décide de reprendre une activité chorégraphique avec l’accord du gouvernement, qui sera responsable en cas de problème ? Qui se retrouvera dans les tribunaux ? Car notre société s’est américanisée, et, désormais, les gens se tournent très vite vers la justice. Le gouvernement nous a répondu qu’ils allaient étudier tout ça au niveau juridique. Mais chaque décision que nous prendrons dans cette crise sanitaire sera de toute façon validée par le gouvernement.

Certains métiers de la culture, comme les intermittents du spectacle, se retrouvent en grave difficulté aujourd’hui ?

Mes amis intermittents du spectacle, mes amis intermittents danseurs, les jeunes compagnies, les techniciens sont dans une m… noire. Leur situation est tragique. Je crois qu’on ne mesure pas encore très bien les dégâts sociaux, qui seront phénoménaux.

Que faire ?

Nous essayons, le plus possible, de faire appel à des intermittents, pour les nourrir un tout petit peu, d’une manière ou d’une autre, pour qu’ils ne se retrouvent pas dans une situation catastrophique. Mais il y a un moment où on ne pourra pas les faire travailler artificiellement. J’essaie en tout cas d’être très attentif d’un point de vue social à la situation, car mes intermittents ont perdu une trentaine de spectacles d’ici la fin du mois de juin 2020. C’est dramatique.

Et du côté des salariés des ballets de Monte-Carlo qui ne sont pas des danseurs ?

Comme nous sommes à l’arrêt, nous en profitons pour faire ce qu’on ne fait jamais. Nous avons, par exemple, un énorme inventaire à mener en ce qui concerne les décors des costumes. On est en train de transposer le stockage des costumes dans un autre lieu, et on revoit aussi la disposition de nos bureaux pour accueillir les gens différemment. Pour cela, on essaie le plus possible de faire appel à nos permanents qui ne sont pas en activité réelle, suite à l’absence de spectacles.

Vous avez touché des aides de la part du gouvernement monégasque ?

Non. Je n’ai pas mis mes danseurs au chômage technique, parce que je leur ai demandé de rester mobilisés depuis chez eux, avec des cours qui ont été donnés via l’application Zoom, entre autres. J’ai mis beaucoup de salariés administratifs, ou de la couture, en télétravail. Il n’y a eu que quelques personnes au chômage technique, car elles n’avaient pas d’activité justifiée.

Lors de la crise de 2008, les banques de la principauté avaient été sollicitées par le gouvernement monégasque pour prendre le relais des financements publics : au vu de l’ampleur de cette crise sanitaire, on s’oriente à nouveau vers ce scénario ?

On n’en est pas là. Pour le moment, le gouvernement a montré une attitude extrêmement noble vis-à-vis des institutions culturelles de la principauté. De plus, notre mécène principal, qui est le Crédit Foncier de Monaco (CFM), nous a indiqué qu’il nous soutiendrait, en cas de difficultés.

D’un point de vue économique, à partir de quand la situation deviendra réellement intenable pour les ballets de Monte-Carlo ?

Sur 2020, on va s’en sortir. Je vois un retour à la normale en septembre 2021. Au vu de la complexité de la situation face au Covid-19, je ne vois pas une reprise normale avant. En attendant, le festival de Shanghai compte sur notre présence en octobre 2020. Au Japon, Tokyo a déjà mis en vente les places pour notre venue, en novembre 2020.

Vous avez l’accord de vos danseurs pour vous lancer dans ces déplacements, malgré les risques sanitaires ?

Mes danseurs sont dans les starting-blocks ! Même si, bien sûr, chez certains, il y a peut-être un peu plus d’inquiétude. Mais, globalement, ils n’en peuvent plus. S’ils pouvaient faire un spectacle demain, ils diraient oui immédiatement. Il faut dire que plus on est jeune, plus c’est tragique. Car une carrière de danseur ne dure environ que 14 ou 15 ans.

En quoi va consister votre programme de reprise ?

Au mieux on devrait donc reprendre fin mai, ou début juin 2020. Je garde l’objectif de faire La Mégère apprivoisée en Espagne, à Grenade, dans les Jardins de l’Alhambra, le 13 juillet 2020. Maintenant, on navigue à vue, donc il faudra voir… La condition physique des danseurs est aussi à prendre en considération. Car toute personne qui reste confiné deux mois chez lui, perd environ 20 % de muscles.

Il faut donc faire attention aux risques de blessures ?

Absolument. Si un danseur qui n’est pas en forme veut revenir trop vite, il y a un risque de blessure. Je pense donc utiliser les mois de juin et de juillet 2020 pour remettre mes danseurs en forme. Il faudra aussi leur permettre de rentrer voir leurs familles, qui se trouvent, pour certains au Japon, en Chine ou aux Etats-Unis. La reprise pourrait alors avoir lieu le 15 août 2020, avec nos premiers spectacles au Grimaldi Forum en octobre 2020.

Avec combien de spectateurs ?

A priori, ce serait un rang devant et derrière vide, et tous les trois fauteuils une personne. Sauf s’il s’agit d’une famille qui peut rester ensemble. Sur la salle du Grimaldi qui fait 1 200 places au rez-de-chaussée, on va donc se retrouver avec 400 spectateurs. D’habitude, quand je vois une salle avec 400 personnes, je pars en dépression…

En France, on demande aux acteurs de la culture de se « réinventer » : oui, mais comment ?

Je n’aurais jamais fait le petit film Wake up ! que nous avons proposé récemment, si cette épidémie de Covid-19 n’avait pas éclatée. Or, ce film a totalisé plus de 17 000 vues sur YouTube, et plus de 70 000 vues au global. Je n’aurais pas fait non plus le film que nous préparons actuellement si cette crise sanitaire n’était pas là. Mais attention : il s’agit de se réinventer ou de nous remplacer ? C’est ça la vraie question.

Il faudra imaginer un Lac des Cygnes masqué et sans aucun contact ?

Ça n’a aucun sens. Tout ça, c’est du discours politico-culturel. Cette crise nous a poussés à utiliser de nouveaux outils. L’outil que je souhaite utiliser pour diffuser nos spectacles chorégraphiques sur une plateforme numérique payante, est simplement un outil supplémentaire. Au fond, c’est comme pour dîner : on peut aller au restaurant, ou on peut se faire livrer chez soi. Mais ce n’est pas parce qu’on se fait livrer à la maison qu’on ferme les restaurants.

Que vous inspire la situation actuelle ?

Si se toucher ne devient plus possible, on va se suicider… c’est la fin du monde. Ce virus demande à l’humanité de ne plus entrer en contact avec l’autre. C’est la négation même de la relation humaine. On vous masque une partie du visage, on ne voit donc plus l’expression du visage de l’autre, et on vous interdit le toucher. Qu’y-a-t-il de pire que ça pour un être humain ? C’est terrifiant.

Comment voyez-vous les mois à venir ?

Au Brésil, ceux qui meurent de faim disent qu’ils préfèrent prendre le risque d’attraper le coronavirus en allant travailler et en gagnant leur vie. Ils préfèrent ça, plutôt que de rester chez eux à crever de faim, avec leurs enfants. Parce qu’il est plus sûr de mourir de faim en restant à la maison, que d’être contaminé par le coronavirus. A un moment donné, on va être devant une situation identique à celle-là. Il faudra peut-être redevenir raisonnable, et se rendre compte qu’on vit aujourd’hui dans un monde potentiellement dangereux.

1) Cette interview a été réalisée le 20 mai 2020.

Pour lire la suite de notre dossier sur l’impact du Covid-19 sur la culture à Monaco, cliquez ici.

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