samedi 4 décembre 2021
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Le rachat raté d’un casino
à Londres fait débat

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Dans la soirée du 7 octobre 2021 lors des séances budgétaires, c’est le président de la commission des finances et de l’économie nationale, Balthazar Seydoux, qui a posé le premier la question au gouvernement : pourquoi la Société des bains de mer (SBM) a-t-elle raté le rachat d’un casino à Londres ? Balthazar Seydoux a indiqué que les élus « regrettent l’échec, face à un autre investisseur, de la tentative d’achat d’un casino à Londres, qui représentait pourtant une opportunité stratégique exceptionnelle, à un prix très inférieur à sa valeur réelle de marché. Cela aurait donc également constitué une excellente opération financière pour la société. » Face à ce constat, le président de la commission des finances s’est donc adressé au gouvernement, lui demandant de « s’interroger sur les dysfonctionnements qui ont conduit à cet échec, afin que cela ne se reproduise plus. Il demeurera donc particulièrement attentif aux opportunités de développement des activités de la SBM, notamment à l’international. En effet, le savoir-faire, l’expertise et la marque de la société doivent se développer au-delà de nos frontières. » Le ministre d’État, Pierre Dartout, a pris la parole, pour assurer que « cette possibilité a fait l’objet d’un examen attentif. Tel que partagé avec le Conseil national en commission tripartite, cette acquisition incluait d’autres établissements de jeux situés au Royaume-Uni et en Égypte. Leur reprise impliquait un investissement important de modernisation, ainsi que des discussions avec les syndicats. De plus, le contexte n’était plus le même qu’en août 2019, puisque la SBM venait à peine de boucler un plan de sauvegarde de l’emploi. Bien sûr, des divergences d’appréciation peuvent être relevées autour de cette décision. Mais elles ne peuvent être qualifiées de « dysfonctionnements ». Et la SBM demeure attentive à toute nouvelle opportunité de développement à l’international. » Prenant la parole à son tour, le président du Conseil national, Stéphane Valeri, a insisté : « Je ne peux que vous confirmer notre incompréhension devant l’échec de l’achat d’un casino à Londres à un prix exceptionnellement bas, alors que l’entreprise attendait une telle opportunité de développement depuis de très nombreuses années. Il faut en tirer toutes les conséquences, par la méthode du retour d’expérience, afin de ne pas rater la prochaine opportunité dans ce domaine. »

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