mardi 25 janvier 2022
AccueilCultureShaka Ponk, du rock version 2.0

Shaka Ponk, du rock version 2.0

Publié le

Shaka Ponk
© Photo DR

Le groupe français de rock alternatif Shaka Ponk se produira à la salle du Canton le 26 novembre.

Sur scène, ils sautent, ils crient, ils transpirent. Quand les six membres du groupe Shaka Ponk entrent en scène, c’est une énergie délirante qui envahit les salles. Egalement connu sous le sigle SHK PNK, ce groupe français formé dans les années 2000 à Paris fera une escale à Monaco le 26 novembre à la salle du Canton. C’est avec leur troisième opus The geeks and the jerkin’ socks, sorti en juin 2011 et leur duo avec Bertrand Cantat, ex-leader du groupe Noir désir (voir encadré) que les Shaka Ponk ont réussi à véritablement s’imposer sur la scène live et médiatique française. La recette de leur succès?? Un métissage musical poussé à l’extrême. Avec du rock teinté d’électro, de funk et de hip hop. Sur des paroles mêlant tantôt l’anglais, tantôt l’espagnol, tantôt l’esperanto. « Généralement, on a plutôt du mal à nous cataloguer. On nous a dit récemment que l’on faisait du rock version 2.0. C’est plutôt proche de la réalité », explique Ion le batteur du groupe. Du rock 2.0, car ces musiciens ont également réussi à se faire un nom grâce à un live très visuel mêlant images, graphisme et vidéos. Sans oublier Goz, un singe fantomatique qui, à chaque concert, apparaît sur un écran circulaire, chante, danse et parle au public. « Notre maison de disques nous a toujours laissé une totale liberté artistique. Elle ne s’occupe que du côté marketing, c’est-à-dire de la promotion, la vente et la distribution des albums. Pour les compositions, les clips, le site Internet ou encore les pochettes d’albums, on réalise tout nous-mêmes ».

Exil à Berlin

Influencé par les groupes de rock fusion des années 90 comme les Red hot chili peppers ou encore Rage against the machine, le groupe a d’abord fait ses armes sur la scène berlinoise avant de percer en France. Un exil en Allemagne qui commence en 2004. « On a voulu quitter notre confort parisien et prendre un risque. On n’avait pas d’autres choix que de concrétiser notre travail pour s’en sortir », se souvient encore le batteur. Après quelques mois de galère, un manager les repère et leur impose d’emblée une grosse discipline de travail. « On nous a enfermé dans une sorte de bunker où l’on passait 8 heures par jour à travailler derrière nos instruments. Et en 2005, on a finalement signé dans un label allemand et enchaîné les premières parties. Notamment du groupe Korn ou encore de Skin, la chanteuse de Skunk Anansie ». Après une nomination aux Victoires de la musique en 2010 dans la catégorie « révélation scène de l’année », les Shaka Ponk ont réussi le pari de remplir les plus prestigieuses salles parisiennes. Du Zénith à la Cigale, en passant par l’Olympia.
Samedi 26 novembre. Salle du Canton. Tarifs?: De 18,80 à 21,80 euros. Renseignements?: 93?10?12?10

Un duo avec Bertrand Cantat
Début 2011, après un concert à Bordeaux, les Shaka Ponk reçoivent une visite plutôt inattendue dans leur loge. Celle de Bertrand Cantat, l’ex-chanteur du groupe Noir désir. « Il était dans la salle et a manifestement apprécié notre travail. On a passé la nuit à discuter avec lui. C’était une grande fierté pour nous qu’il vienne nous féliciter », se souvient Ion, le batteur du groupe. De cette rencontre naîtra quelques mois plus tard un titre, très réussi, Palabra mi amor, intégré à leur troisième album. « Notre maison de disques nous a quand même mis en garde sur le fait que ça pouvait être un peu délicat par rapport à son passé. Mais on était tellement contents du morceau qu’on a voulu le défendre jusqu’au bout. Ce qui lui est arrivé, c’est sa vie. On n’a pas d’avis à donner là-dessus. Artistiquement, c’est un génie de la langue française et du rock. C’est la seule chose qui nous importait ».

Publié le

Monaco Hebdo