lundi 17 mai 2021
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« Le jazz, c’est la musique de la liberté »

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Invité du Monaco Press club, Jean-René Palacio a parlé de jazz pendant plus d’une heure. Mais aussi de stars du showbiz et de… chapeau.

De Rihanna à Marcus Miller, il est l’homme de tous les bons coups. Installé à la direction artistique de la SBM depuis 13 ans, Jean-René Palacio est également en charge de la programmation du festival Jazz à Juan et du Monte-Carlo Jazz Festival. Une musique qu’il connaît bien pour y baigner depuis plusieurs décennies. Le déclic ? « J’ai commencé comme bénévole à Vienne, et c’est à ce moment là que j’ai pu rencontrer des mecs comme Miles Davis ou Lionel Hampton. » Des rencontres avec les plus grands noms du jazz, beaucoup « plus disponibles » et moins divas que les vedettes du showbiz.

Racines
Si aujourd’hui le jazz, musique noire et anti-ségrégationniste par excellence, n’est plus aussi chargé symboliquement, il véhicule toujours un certain idéal : « Le jazz, c’est la musique de la liberté », a rappelé Palacio salle Garnier, lors du dernier Monaco Press Club. Une liberté qui permet aussi de comprendre son évolution, des negro spirituals au jazz manouche, en passant par le free jazz. Du swing du Cotton Club au be-bop, à l’intégration de l’électronique. Pour le programmateur, aux manettes du festival, il était essentiel de montrer les différentes facettes de la fameuse note bleue. C’est pourquoi du 26 au 30 novembre, il mise sur la diversité. Comme le montre la soirée durant laquelle Marcus Miller et l’orchestre philharmonique œuvreront ensemble sur scène.
Musique aux racines populaires, le jazz est aujourd’hui considérée comme élitiste. Mais le responsable de la programmation rappelle l’ouverture au monde qu’il incarne. « Le jazz est peut être plus savant, mais il reste ouvert », indique-t-il, évoquant le jazz funky de Maceo Parker, le ragtime de Raphael Gualazzi ou encore les sonorités indiennes de Shakti (le groupe mythique de John McLaughlin et Zakir Hussain), tous programmés salle Garnier.

Du chapeau à l’opéra
Avec ce festival, la SBM renoue avec le jazz. Dans le passé, elle a programmé André Ceccarelli et Mémé Barelli. Aujourd’hui, la salle Garnier offre ses ors aux jazzmen. Un cadre qui tranche singulièrement avec l’ambiance estivale habituelle des festivals de jazz… « Quand le public vient à l’opéra, il s’habille bien, il fait attention. A la différence, par exemple, de Juan-les-pins, où les spectateurs viennent facilement en short et en claquettes », note Palacio. Et de rajouter « qu’il y a un réel respect pour le lieu, pour l’institution ». Une institution dans laquelle il serait d’usage de se découvrir dès lors qu’on y entre. Mais un homme risque de garder précieusement son couvre-chef. Cet homme, c’est Marcus Miller. Un musicien hors pair avec qui Palacio entretient d’ailleurs une relation privilégiée, marquée par une belle anecdote. Car le chapeau avec lequel Marcus Miller joue régulièrement, c’est celui de Jean-René Palacio, comme ce dernier l’explique. « Je lui ai donné mon chapeau ! Il porte toujours un couvre-chef symbolique du jazz, et moi je m’en étais acheté un à New-York. Un jour où l’on discutait lui et moi, il n’a pas arrêté de me répéter « il est beau ton chapeau », et ça pendant plus de 10 minutes ! Au bout d’un moment, je l’ai pris et lui ai offert. Maintenant, il joue toujours avec… »

Elton John en juillet, Sarkozy en décembre ?

Jean-René Palacio l’a annoncé lors de son passage au Press Club : Elton John sera bien présent à Monaco le 26 juillet à la salle des étoiles, dans le cadre du Sporting Summer Festival. Carla Bruni sera, elle, sur la scène de l’opéra Garnier le 6 décembre prochain. Une représentation à laquelle pourrait bien assister son époux. L’ancien président de la République Nicolas Sarkozy viendrait alors 3 semaines après le passage de François Hollande à Monaco…

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