mardi 25 janvier 2022
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La chute de la maison Hirst

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Au Guggenheim, l'Indien Anish Kapoor a délaissé ses accumulations d'ustensiles argentés pour couvrir le musée de cire couleur sang de bœuf. © Photo FMGB Guggenheim Bilbao Museoa.

Si vous passez par Londres et que vous êtes à la recherche de collectors dont la vente, dans quelques années, pourrait assurer quelques-uns de vos vieux jours, rendez-vous à la Serpentine. Le musée chéri des amateurs d’art contemporain fête ses 40 ans en s’associant à la vénérable lainière Pringle of Scotland, qui elle-même célèbre ses 195 ans. Résultat?: une collection de jacquards et de twin-sets déclinée par 195 artistes contemporains. Pour l’investisseur averti que vous êtes, mieux vaut la laine que du Damien Hirst. Monsieur Hirst, connu pour ses cadavres d’animaux joliment présentés, et pour sa tête de mort en diamants, a vu sa cote dramatiquement baisser. Moins 95 % en quelques mois?! La faute lui en revient. La vente aux enchères qu’il organisa chez Sotheby’s, en 2008, de 223 de ses nouvelles œuvres a saturé le marché. Comme s’il avait dévalué une devise, expliquent les milieux autorisés. Du coup, Monsieur Hirst tanne le comité organisateur des Jeux Olympiques de Londres 2012, afin qu’il lui organise une rétrospective.
A Venise, ne pas manquer l’exposition organisée par la fondation Giorgio Cini en hommage à Piranèse, enfant de la ville?: 300 gravures qui, outre des vues de Rome qui n’existèrent jamais que dans l’imagination de l’artiste, font aussi la part belle à toute une série d’objets bizarres. A Bilbao, au Guggenheim, l’Indien Anish Kapoor a délaissé ses accumulations d’ustensiles argentés pour couvrir le musée de cire couleur sang de bœuf. Chouette?!

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