lundi 17 mai 2021
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À l’heure du swing?!

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Kyle Eastwood
Très influencé par le bebop, Kyle Eastwood, le fils de Clint, fait partie de cette jeune génération jazzy, star de demain. © Photo DR

Dans une période où les festivals font relâche, la Société des bains de mer prépare la cinquième édition de son célèbre Monte-Carlo Jazz Festival. Par Noémie Montalbano.

Qui évoque la salle Garnier, ses dorures, ses moulures, ses épais rideaux carmin pense immédiatement aux chanteurs d’opéra et à des danseurs en collants. Et pourtant, la salle Garnier a sensiblement modernisé sa programmation. Si tout le monde se souvient du chanteur mythique Prince qui avait enflammé la scène l’année dernière, ce pari osé n’est pas une première. Depuis cinq ans, la salle Garnier accueille le Monte-Carlo Jazz Festival, qui a rencontré son public dès la première année. Pour sa cinquième édition, du 23 au 27 novembre prochain, la manifestation se produira sur deux sites. Le Moods Music Bar, dernier né de la Société des bains de mer à l’ambiance moderne et chaleureuse, et donc, le somptueux opéra Garnier de Monte-Carlo. « Le seul opéra au monde avec celui de Sydney, à avoir une vue sur la mer », comme le rappelle Axel Hoppenot, directeur marketing et commercial du groupe SBM.

Côté programmation, le festival débute par une soirée hommage. L’histoire du jazz à Monaco a quelque peu débuté avec la famille Ceccarelli. Père, fils, petit-fils, ils sont tous musiciens, batteurs, et talentueux. Le 23 novembre, la famille Ceccarelli sera accompagnée sur scène par la Dorado Schmitt Family, des spécialistes « du jazz manouche qui jouent vraiment avec leur cœur », précise Jean-René Palacio, directeur artistique de la SBM. Le lendemain, les temps de scène seront repartis de manière équitable entre David Sanborn et Robin McKelle & the Soul City Horns, qui est, d’après le directeur artistique, l’une des grandes voix du jazz d’aujourd’hui.

Un brassage

Le maître mot de la musique jazz est brassage. En effet, si Miles Davis n’avait pas écouté du Jimmy Hendrix à la fin des années soixante, cela n’aurait pas été pareil. Cet art a toujours progressé grâce à ses musiciens qui sont ouverts à tout. C’est pour cette raison que pour la première fois, le Monte-Carlo Jazz Festival accueille la musique mi-tango mi-électro du groupe The Gotan Project, le jeudi 25 novembre. Le lendemain, la soirée aura un goût hispano-américain grâce à Diego el Cigala. Avec sa barbe de desperado et ses énormes bagues aux doigts, cette « plus grande voix du flamenco » présentera son nouvel album, “Cigala&Tango”. « Ce qui promet d’être un des temps forts du Jazz festival », promet Jean-René Palacio. Enfin, le bouquet final sera proposé par « The All Stars Celebration of Lionel Hampton », un hommage rendu au « Lion », décédé en 2002, par la crème des musiciens, qui n’étaient pas venus en Europe depuis bien longtemps. Jason Marsalis, originaire de la Nouvelle-Orléans, sera ainsi suivi du jazz traditionnel de Kyle Eastwood, le fils de Clint. Très influencé par le bebop, Kyle fait partie de cette jeune génération jazzy, star de demain.

Tous ces concerts sont programmés à l’opéra Garnier. Mais au Moods, les sonorités du Chicago Blues Machine retentiront tous les soirs du festival, à partir de 21h30, « pour faire la fête avant, pendant et après le concert », précise le directeur artistique.

Réservations?: 98 06 36 36. Tarifs?: entre 35 et 45 euros pour la salle Garnier, 22 euros la première consommation au Moods.

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