mardi 26 octobre 2021
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Leon Cupra e-Hybrid
Un air de GTI

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Sous ses airs de berline sage, la Leon Cupra e-Hybrid propose une cavalerie sportive qui souhaite rivaliser avec les cousines thermiques.

Essai réussi sur certains points, avec des zones plus sombres. Quant au tarif, il est très clair : 39 600 euros. Monaco Hebdo a pu rouler avec. On vous raconte.

L’ex-division sport de la marque espagnole Seat a bien travaillé depuis qu’elle a gagné son autonomie en 2018. Devenue une marque automobile à part entière, Cupra propose désormais des modèles plutôt orientés sport qui puisent leurs organes dans la banque Volkswagen. C’est la nouvelle tendance du moment et Seat n’est pas le premier à opérer ce changement. D’autres constructeurs outre-Rhin ont ouvert la voie comme Mercedes avec AMG. Puis Volvo s’est engouffré dans la brèche pour créer Polestar. Désormais, Cupra donne de la vigueur aux Seat les plus « agitées » et s’attaque aux hybrides sportives. C’est le cas de la Léon e-Hybrid développant 245 chevaux et qui a pour objectif de s’imposer sur le créneau des hybrides musclées. L’Espagnole met la barre très haute en proposant une Léon qui flirte avec les 250 chevaux. La version entièrement thermique avait déjà la lourde tâche de se faire un nom face aux Mégane RS ou aux Honda type R. Cette « thermique » se décline en 245 chevaux, tout comme l’hybride, et peut même atteindre les 310 chevaux en mode intégrale. Grâce à la Léon « débridée », Cupra apportait la preuve de son savoir-faire dans le domaine des sportives. Il faut donc maintenant réaliser la même performance dans le domaine de l’hybride et là, les choses se compliquent. Pour la marque ibérique, la Léon a la lourde tâche de s’attaquer au créneau des hybrides puissantes. Elle embarque un bloc-moteur TSI de 1,4 litre développant 150 chevaux complétés par un électromoteur de 116 chevaux. Le tout totalise 245 chevaux pour une autonomie estimée à 52 kilomètres en tout électrique.

© Photo Cupra

Équipement complet

À l’intérieur, la dotation en équipements est riche. L’instrumentation de bord se lie sur une dalle de 12,3 pouces complétée par un écran central de 10 pouces. Elle est dotée de la sellerie cuir et tissu et des sièges avant sport. On notera la climatisation trois zones, la clef mains-libres, la caméra de recul complétée par les radars de stationnement avant et arrière. Le conducteur pourra compter sur une direction à pas variable et une suspension pilotée. Pour compléter le tout, trois packs d’assistance à la conduite sont proposés sur le catalogue. Dans l’un des trois, on retrouve le fameux volant Supersport qui coûte tout de même 700 euros et qui intègre deux boutons sous les deux branches latérales du volant. Le premier à gauche gère les modes de conduite et le second à droite démarre la bête. La Léon est donc personnalisable grâce à ses différents modes de réglages. Cependant, trop de réglages tue les réglages. La Léon se targue d’en disposer d’une quinzaine ! Un excès qui, du coup, donne le tournis au conducteur. Au premier tour de clef, c’est le silence qui prime. L’auto démarre sur l’électrique comme pour l’ensemble des hybrides. Grâce à ce mode silencieux, la Léon peut parcourir une quarantaine de kilomètres sans faire appel au moteur thermique. De quoi aller faire ses emplettes sans que le moteur thermique y mette son grain de sel. D’autant plus que la Léon dispose de trois modes de récupération de l’énergie.

© Photo Cupra

Mode Ultra sport

La Léon dispose d’un mode beaucoup plus « sauvage » qui s’enclenche en appuyant sur le bouton gauche du volant. L’Espagnole devient alors beaucoup plus agressive. Les suspensions et la direction se durcissent, le volant devient plus réactif. Pour les puristes, un deuxième mode encore plus sportif renforce les réglages du mode sport. Dans ce dernier mode, la Cupra peine malgré tout à atteindre la zone rouge et la boîte DSG six rapports est à la traîne, sans compter que les haut-parleurs distillent une musique de V8 qui n’est pas du meilleur goût. Cette version hybride et sportive apporte un souffle nouveau aux amateurs de conduite énergique qui souhaitent avoir une auto polyvalente et pas trop gourmande en cycle urbain. Un compromis qui reste acceptable. Il y a encore un bout de chemin à faire pour vraiment vibrer derrière le volant.

Note globale : 3/5

Les plus

  • Équipement riche 
  • Autonomie en 100 % électrique
  • Conduite aisée

Les moins

  • Sonorité artificielle
  • Un poids élevé
  • Mode ultra sport peu convaincant

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Monaco Hebdo