vendredi 27 novembre 2020
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Le Defender, une main de fer dans un gant de velours

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Renaître et reconquérir des parts de marché sur un segment assez étroit, c’est l’objectif du nouveau Defender, une icône qui a su se moderniser et s’adapter, tout en gardant ses atouts de tout-terrain.

La version 110 D240 First Edition débute à 75 200 euros.

Disparu depuis 2016 des catalogues de Land Rover, le Defender revient avec un nouveau visage, celui de la modernité. Ce 4×4 a reçu un traitement spécial pour inaugurer la deuxième génération qui prend la suite 70 ans après l’extinction de la première génération. A l’opposé des autres marques qui sortent des chaînes de montage des modèles liftés, Land Rover a attendu, peut-être un peu trop, car la première génération date tout de même de 1946. Il a fallu donc être patient pour voir émerger ce nouveau Defender qui perpétue à sa manière la tradition des franchisseurs aventuriers.

© Photo Land Rover

Nouvelle forme, nouvelle ambiance

Pour les nostalgiques du premier Defender, le saut temporel n’a pas été un problème, même si l’impatience se faisait sentir. Mais c’est surtout le design qui a pu les surprendre. C’est un peu la même histoire que pour l’Evoque. L’engin reste cubique avec une masse imposante, agrémenté de plaques métalliques sur le capot et des ouïes sur les flancs. Cependant, il reprend les éléments qui ont fait la légende de son aîné, à savoir une garde au sol de 29 centimètres, une protection renforcée sous le véhicule sans avoir l’appréhension de frotter les parties vulnérables en cas de franchissement. La hauteur de passage de gué est elle aussi intéressante avec 90 centimètres sans schnorkel. Pour en bénéficier, il faudra signer pour la suspension pneumatique à hauteur variable. A l’intérieur, la modernité a envahi l’habitacle. Le numérique a fait son apparition. Il se concrétise par une instrumentation digitale, un écran central qui côtoie quelques éléments qui se veulent rustiques comme des vis apparentes qui rappellent que le Defender n’est pas un véhicule urbain qui rentre sagement au garage après une virée citadine. Les concepteurs ont voulu mettre une touche de nostalgie rappelant ainsi l’habitacle de l’aîné.

Né pour le franchissement

Le rétroviseur central peut se transformer en écran grâce à l’aileron de requin sur le toit. Cette astuce permet de faire abstraction de la roue de secours qui obstrue la visibilité arrière. Un autre système, basé sur un algorithme relié à une caméra, gomme le capot avant du véhicule pour que le conducteur puisse voir l’endroit où il pose les roues avant. Un procédé très pratique lors des franchissements. Le Defender reprend également les différents modes du Terrain Response. Il permet notamment de gérer plusieurs paramètres dont les blocages de différentiels, la hauteur de suspension ou la gamme courte. A l’avant comme à l’arrière, le volume est très intéressant. Les passagers sont en hauteur et les occupants peuvent mettre de nombreux bagages dans le coffre. Ce dernier atteint les 533 litres et s’ouvre latéralement avec une roue de secours qui n’empiète pas sur le volume. Comme pour les passagers arrière, le coffre a une prise de 230 volts. Une configuration 7 places est disponible en option pour un tarif de 1 336 euros.

© Photo Land Rover

Un comportement sain

Sur la route, le comportement est sécurisant grâce notamment à une caisse autoporteuse qui a remplacé un châssis séparé. Même si le freinage semble un peu paresseux, le véhicule peut atteindre les 130 km/h sans être pris en défaut. Le conducteur sentira cependant le poids de son véhicule gommé par une direction démultipliée qui plaira aux amateurs de Defender. La version diesel s’offre 240 chevaux, une puissance honnête sur la route avec un 0 à 100 km/h en moins de 10 secondes. Il ne faudra pas tenter de « griller » la moindre citadine au feu vert, car vous serez toujours perdant. C’est sur un autre terrain de jeu que le Defender défend ses couleurs. Les aptitudes de franchissement sont au rendez-vous, bien secondées par l’électronique. Cependant, il faudra surveiller la consommation qui frise les 9 litres aux 100 kilomètres. Mais c’est surtout le malus qui va pénaliser ce véhicule. Comptez, en France notamment, 11 488 euros de malus pour le modèle First Edition en diesel 240 chevaux. La note risque d’être salée, même pour les puristes qui ont attendu plusieurs années le renouveau de cette légende.

Note globale : 3/5

Les Plus

  • Caméra arrière
  • Caméra avant pour les franchissements
  • Comportement rassurant

Les Moins

  • Poids et consommation
  • en hausse
  • Malus élevé dans
  • certains pays
  • Freinage paresseux

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