mardi 22 septembre 2020
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Kia Sportage
Le juste compromis

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Best seller de Kia chez nous comme à l’international, le Sportage vient d’intégrer une série d’améliorations qui confortent ses atouts, accessibles à partir de 24 390 euros. Monaco Hebdo a pu rouler avec. On vous raconte.

En vingt ans, Kia s’est hissé au rang de constructeur automobile majeur, et sa stratégie pour s’y maintenir passe par un rythme de renouvellement de ses modèles accéléré. Cinq ans en moyenne contre six ou sept pour ses rivaux. Voici pourquoi la seconde génération de son best seller Sportage, deux ans et demi à peine après son lancement — en 2016 — vient de franchir l’étape du « restylage » de mi-carrière. Et si son look apparaît toujours aussi original, quelques reprises de détail rafraîchissent l’allure de la nouvelle série, à l’avant (calandre légèrement plus bombée, feux de jour à LED, bouclier), à l’arrière (ajout d’un jonc chromé transversal, optiques et diffuseur à double sortie d’échappement) et de profil (moulures des bas de caisse et jantes). L’évolution, très nette en garant la dernière mouture côte à côte avec la précédente, s’amplifie avec l’exécution phare d’inspiration sportive GT Line, la plus retravaillée. Au-dessus s’ajoute désormais l’ultime stade GT Line Premium, alors qu’une cinquième finition Design s’intercale entre Active et GT Line pour renforcer le lustre du SUV compact de Kia. Mais la version d’accès Motion bénéficie déjà d’une dotation d’équipement complète (écran tactile couleur compatible Android et CarPlay, Bluetooth, clim manuelle, caméra de recul, etc). Pour aller bien sûr crescendo plus on monte en gamme.

Conventionnelle

De leur côté, les motorisations basculent toutes sur la nouvelle norme Euro 6d-Temp, que le Sportage devance donc d’un an. Dans le détail, le 1.6 essence GDI de 132 chevaux est reconduit mais reçoit un nouveau filtre à particules. Il écope néanmoins d’un malus important avec 152 g/km de CO2. Tout change en revanche chez les turbo-diesel, l’ancien 1.7 CRDI s’étant éclipsé en faveur d’un 1.6 CRDI délivrant 115 ou 136 chevaux, associé à une boîte 6 vitesses, ou une automatique double embrayage DCT à 7 rapports. Dans cette configuration, et en traction avant, il s’enorgueillit de 123 g/km, probants, ce bloc étant aussi proposé en 4×4. Au-dessus apparaît un inédit 2.0 turbo-diesel hybride léger EcoDynamics+ de 185 chevaux, avec boite auto conventionnelle 8 rapports et 4×4. Fort d’une batterie lithium-ion et d’un alterno-démarreur, il passe en 48 volts et le 1.6 CRDI héritera de cette technologie dans le courant 2019.

Aisance

Pour l’heure, au volant du Sportage 1.6 CRDI 136 chevaux boîte 6 vitesses traction avant (4×2), la bonne insonorisation du nouveau bloc se remarque d’emblée. Et outre le fait de répondre au nouveau protocole NEDC corrélé, il rend la conduite assez onctueuse, alliée à une direction qui l’est aussi, quoique mieux rivée sur sa tenue de cap en 4×4. Sitôt qu’on délaisse le mode de conduite normal au profit du mode Sport du Drive Mode Select, tout s’avive pour un agrément de conduite encore plus tangible. Certes, en 4×2, la masse du diesel pèse assez sensiblement sur le train avant dans les virages serrés, alors que la prise de trajectoire gagne de l’aisance en 4×4. De la même façon, si la boîte 6 vitesses remplit bien son office, la boîte auto DCT7 apporte décontraction et efficacité dans la conduite. En montagne, ses palettes au volant permettent une meilleure exploitation du moteur. Bonnes consommations aussi à l’issue de nos essais, avec 6,8 et 7,4 litres aux cent, encore améliorables en conduite vraiment « éco ».

Force

Sans reproche sur les bons revêtements, l’amortissement peut devenir plus sec sur les secteurs abîmés abordés à faible allure, mais surprend aussi par son confort en roulant sur de méchants chemins de terre ! Trop brièvement conduit, le haut de gamme 2.0 CRDI 185 chevaux « mild-hybrid » affiche un beau supplément de nervosité, qu’accroît la force électrique. Enfin, comme pour ses homologues, la mise à la norme Euro 6d-Temp se répercute par une hausse tarifaire d’un millier d’euros. Mais, toute chose étant égale par ailleurs, le Sportage conserve un positionnement concurrentiel au regard de sa richesse d’équipements, dans le cadre de prix échelonnés entre 24 390 et 42 490 euros.

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