vendredi 3 décembre 2021
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Audi RS3 : Encore plus radicale

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Plus radicale dans son aspect et sous son capot, la RS3 nouvelle génération reste une farouche “thermique”, sans être impressionnée par les autres variantes énergétiques. Elle reste une sportive pure et dure, pour un ticket d’entrée à 70 000 euros. Le test de Monaco Hebdo, c’est par ici.

Y a-t-il encore un avenir pour les berlines hyper puissantes en version thermique ? C’est ce que veut croire Audi qui, malgré une marche forcée vers l’électrification tout comme ses concurrents européens, sort une nouvelle performante thermique, la RS3, la version ultra-sportive de la A3. C’est, en quelque sorte, une autre philosophie, une certaine nostalgie du 100 % essence, à l’heure où les choix deviennent cruciaux et imposés par l’Europe. Certains constructeurs outre-Rhin ne baissent pas encore les bras et proposent sur le marché des modèles musclés pour les puristes.

Audi RS3 test auto
© Photo Audi

Du pur thermique

Pas d’électrique dans la nouvelle RS3 : c’est le mot d’ordre pour cette sportive au nom si évocateur comme un hommage rendu depuis son apparition sur les routes en 2011, animée par un 5 cylindres. Il est certain que la prochaine RS3x devra trouver un compromis en s’accommodant d’une hybridation, voire d’une électrification totale. Une greffe qui guette la RS3 et qui a déjà été réalisée sur les autres modèles du groupe. Mais alors, que vaut cette dernière héritière sportive ? En premier lieu on a à faire à deux voitures, une version Sportback et une berline. Dans les deux cas, la calandre Singleframe est imposante et tout de noir vêtue. Un aspect visuel qui la différencie de sa petite sœur la S3. Bien entendu, la carrosserie est élargie. L’auto a tous les attributs d’une sportive qui s’affirme. Elle ressemble de plus en plus à une version circuit accentuée par les écopes d’air au passage des roues avant pour un refroidissement plus efficace des freins. À l’arrière, la double sortie d’échappement est munie pour la première fois d’une commande permettant de doser l’ouverture des clapets pour une sonorité plus rauque du 5 cylindres. Les roues de 19 pouces peuvent accueillir des pneus Pirelli Zero Trofeo R pour une adhérence maximum. Mais la RS3 cache bien son jeu, car elle peut devenir la reine de la glisse grâce à son différentiel Quattro sport. La sportive devient alors une propulsion qui permettra au pilote d’exécuter quelques figures sur circuit. Nous l’avons testée sur les routes et sur un terrain de jeu propice à Martigues.

Audi RS3 test auto
© Photo Audi

De 250 à 290 km/h

Sous le capot, le 5 cylindres turbo trône en maître. Toujours à 400 chevaux, le bloc de 2,5 litres laisse passer la puissance aux quatre roues grâce à une boîte robotisée à double embrayage S-tronic de sept rapports. Le couple a, lui, progressé, permettant de mobiliser plus tôt la puissance. Le poids de l’auto, 1 575 kg pour la berline et 1 570 kg pour la Sportback, a été contenu, prenant seulement 60 kg au passage. Comme la plupart des voitures qui font le plein de chevaux, la RS3 est bridée électroniquement. Elle est limitée à 250 km/h. Une version à 280 km/h est disponible et pour aller encore plus vite, le pack RS Dynamic permet d’atteindre les 290 km/h. Ce pack est agrémenté de freins céramiques de 380 mm de diamètre contre 310 mm pour la version de « base ». À l’intérieur, l’ambiance sport est à l’honneur. L’instrumentation est spécifique à la RS3 même si l’écran de 12,3 pouces est commun aux A3. L’ambiance sport a été particulièrement travaillée pour que le conducteur ou le pilote, à vous de choisir, se sente dans une atmosphère typée course. Seul petit regret : les affichages spécifiques de la RS3 ne sont disponibles qu’en option. Il faudra alors sortir son porte-monnaie pour s’offrir l’affichage RS Runway. Plusieurs modes de conduite sont disponibles, allant du mode confort qui vous permettra de consommer environ 8 litres aux 100 kilomètres jusqu’au mode ultime « RS Performance » spécifique au circuit où là, bien entendu, les consommations s’envolent. En face d’elle, il n’y a pas beaucoup de rivales, à part la classe A AMG 45 S qui, elle aussi, fait dans la démesure. Les deux Allemandes s’affronteront à coups de chrono sur les circuits en attendant la fin d’un monde dit “thermique” pour une nouvelle ère feutrée mais tout aussi puissante.

Note globale : 4/5

Les plus

  • Qualité des matériaux
  • Transmission intégrale
  • Mode “drift”

Les moins

  • Les options nombreuses 
  • Prix élevé

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Monaco Hebdo