mardi 22 juin 2021
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Grand Prix de Monaco : retour sur la parenthèse de rêve de Charles Leclerc

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Avant d’être privé de sa course, suite à la panne technique de sa monoplace, Charles Leclerc a fait rêver Monaco, en décrochant la pole position, après avoir assuré les meilleurs temps en qualifications.

Monaco Hebdo revient sur ce moment de rêve, où la victoire lui semblait encore accessible.

Il est modeste, Charles Leclerc. À force de répéter qu’il ne fallait pas l’attendre au tournant sur ses propres terres, pour la 78ème édition du Grand Prix de Monaco, le pilote monégasque nous a en fait subjugués au volant de sa Ferrari, avant que la série noire ne reprenne le dessus et le contraigne à l’abandon (voir notre sujet ci-contre). « Charles l’éclair » nous a tout de même subjugués lors des essais libres, alors que personne ne l’attendait au tournant. Puis subjugués lors des séances de qualifications, au moment de décrocher le top du top, la pole position, qui l’a placé en tête de la grille de départ de la course ce dimanche 23 mai 2021, alors qu’on n’osait toujours pas y croire. Mais reprenons par le début car, à vrai dire, tout n’a pas commencé aussi bien. La boîte de vitesses de sa SF21 a d’abord lâché lors de la première séance d’essais, jeudi 20 mai 2021. Fallait-il deviner qu’un mauvais tour était en train de se produire ? À ce moment-là déjà, on croyait le pilote encore maudit, piégé dans un cauchemar depuis ses deux derniers abandons à Monaco, en 2018 et 2019. Puis, le Monégasque s’est senti pousser des ailes. Leclerc est en effet passé du pire au meilleur aux essais libres 2, puis 3 le samedi 22 mai 2021, au même titre que son coéquipier, Carlos Sainz Jr., qui ne comptait pas non plus au rang des favoris. Leurs deux Ferrari SF21 ont tenu le haut du panier lors des essais libres. Charles Leclerc (1’11’’684) devant Carlos Sainz à 0’’112 d’écart, ont devancé Max Verstappen (Red Bull Racing) et Lewis Hamilton (Mercedes), ces deux mêmes à qui tout semble toujours acquis, avant même qu’ils ne débutent un Grand Prix. Les mauvaises langues estimaient alors encore que les Ferrari allaient être dans le dur, lors des épreuves de qualifications. Elles ont pourtant tenu. Dès le début (Q1), Charles Leclerc a imposé son rythme, devant Max Verstappen et Valtteri Bottas (Mercedes). Toujours en tête au deuxième tiers-temps, alors que Lewis Hamilton campait étonnamment à la sixième place, le Monégasque a confirmé son avance en Q3 en finissant la boucle en 1’10’’346. Derrière lui, Max Verstappen et Valtteri Bottas, n’ont pas réussi à faire mieux. Son coéquipier Carlos Sainz s’en sort tout de même avec la quatrième place, suivi par Lando Norris (McLaren) et le Français Pierre Gasly (AlfaTauri). Le grand Lewis Hamilton, numéro un mondial, s’est finalement retrouvé coincé en septième position. « La voiture ne se comportait pas trop mal jeudi, mais nous avons fait quelques changements et elle était très mauvaise aujourd’hui [samedi 22 mai 2021 — NDLR], donc nous allons devoir tout reprendre de zéro, a-t-il expliqué en conférence de presse après la séance de qualifications. De mon côté, j’ai eu un énorme manque d’adhérence sur la piste. J’ai donc essayé de forcer et d’attaquer pour obtenir plus, mais sans résultat. Ça ne s’améliorait pas. »

« Nous sommes particulièrement compétitifs à moyenne-vitesse, ce qui convient bien à ce circuit » 

Charles Leclerc. Pilote chez Ferrari

Frayeur et controverse

Mais alors qu’on pensait que cette séance de qualifications était bouclée, Charles Leclerc a percuté le rail de sécurité à la sortie du virage de la piscine, à 18 secondes seulement de la fin. Soit au même endroit que Nicholas Latifi (Williams) pendant les essais, et d’autres pilotes encore par le passé. Un classique du circuit. Charles Leclerc a en effet frôlé le rail de trop près à l’approche de la sortie, et a cassé sa direction à droite, pour finir en tout droit. Le choc a sérieusement endommagé sa Ferrari, au point de craindre le pire pour sa première place. Si la boîte de vitesses de sa monoplace finissait endommagée, un changement aurait dû lui coûter cinq places sur la grille, conformément au règlement. Un drame. Rien de tout ça ne s’est produit. On le croyait donc enfin libéré de la malchance. Malgré tout, certains ont estimé que le pilote avait délibérément fini dans le rail, pour provoquer un drapeau rouge, et la fin anticipée des qualifications, afin de se garantir la pole position, en empêchant donc les autres pilotes d’améliorer leur temps, à moins d’une minute de la fin. Mais on peinait à y croire, tant le pilote était tout, sauf serein, devant la presse, après les qualifications : « C’est dommage de finir contre un mur, ça enlève du plaisir […]. Je suis un peu partagé, car je ne sais pas encore à quelle place je vais commencer la course, à cause du crash », confiait-il en conférence de presse, visiblement inquiet. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que les qualifications à Monaco se terminent de la sorte, ou bien avec un drapeau jaune. En 2006, Michael Schumacher s’était lui aussi fait avoir à la Rascasse, empêchant les autres pilotes, dont Fernando Alonso, de lui reprendre la première place. En 2014 encore, certains ont même soupçonné Nico Rosberg d’avoir délibérément commis une faute au Mirabeau pour provoquer le drapeau jaune, et empêcher Lewis Hamilton de faire un meilleur temps. Mais, dans le cas de Leclerc, les dégâts étaient tels que la comparaison était mal venue.

« Nous avons la même voiture qu’à Barcelone, et vous savez en quelle position nous avons fini à Barcelone. Je pense qu’à la prochaine course, nous allons nous retrouver là où nous étions avant »

Charles Leclerc. Pilote chez Ferrari

Performants à moyenne-vitesse

Ce sont bel et bien ses performances individuelles du pilote, couplées à celles du staff de la Scuderia, qui lui ont permis de décrocher la pole position. Même si les capacités de sa monoplace sont tout de même limitées cette saison, Charles Leclerc, et son coéquipier Carlos Sainz Jr., ont tous les deux été brillants lors des qualifications. Et la raison est toute trouvée aux yeux de Leclerc : « Nous sommes particulièrement compétitifs à moyenne-vitesse, ce qui convient bien à ce circuit », expliquait-il en conférence de presse, le samedi 22 mai 2021. Même si le pilote ne se faisait pas d’illusions sur le reste de la saison : « Nous avons la même voiture qu’à Barcelone, et vous savez en quelle position nous avons fini à Barcelone. Je pense qu’à la prochaine course, nous allons nous retrouver là où nous étions avant. » C’était sans compter son abandon surprise à l’entame de la course.

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