dimanche 17 octobre 2021
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Léo Westermann : « L’EuroLeague, c’est un autre monde »

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Nommé capitaine de la Roca Team cette saison, Léo Westermann débarque à Monaco avec beaucoup de détermination et l’envie de retrouver du plaisir après deux saisons compliquées. Le meneur monégasque s’est confié à Monaco Hebdo, avant les débuts du club de la principauté en EuroLeague.

Comment vous sentez-vous depuis votre arrivée à Monaco ?

Je me sens très bien après un mois et demi de préparation. Nous sommes très excités à l’idée de commencer. Nous allons rentrer directement dans le vif du sujet, avec la venue du Panathinaïkos, un grand d’Europe. Toute l’équipe est vraiment impatiente.

Pourquoi avez-vous choisi de rejoindre la Roca Team ?

Après deux années un peu en demi-teinte, où j’avais un rôle moindre dans de grandes équipes certes, comme Fenerbahçe et Barcelone, j’avais envie de retrouver un peu plus de responsabilité et de me sentir désiré. Le projet de Monaco m’a plu. L’évolution que le club a depuis sept ans est vraiment impressionnante, d’être à ce niveau-là en EuroLeague. Le coach [Zvezdan Mitrovic — NDLR] m’a aussi appelé avant ma signature, ce qui a été déterminant pour moi. Toutes ces choses m’ont poussé à rejoindre Monaco.

Ce retour en France ne représente-t-il pas un pas en arrière dans votre carrière ?

Non, j’avais envie de retrouver un peu plus de responsabilité, de pouvoir aussi profiter et m’amuser sur le terrain. Il est vrai que ces deux dernières années, entre le Covid et un rôle un peu moindre, j’ai un peu moins profité du basket. J’avais envie que tout se passe bien pour moi, et ce n’est pas du tout un retour en arrière. C’est un retour dans le championnat de France certes, ce qui n’était pas forcément prévu. Mais je reste en EuroLeague, dans une équipe très ambitieuse. Et pour moi, c’est le plus important.

« C’est un retour dans le championnat de France. Certes, ce n’était pas forcément prévu, mais je reste en EuroLeague, dans une équipe très ambitieuse. Et pour moi, c’est le plus important. » Léo Westermann. Capitaine de l’ASM Basket. @Iulian Giurca / Monaco Hebdo

« Après deux années un peu en demi-teinte, où j’avais un rôle moindre dans des grandes équipes certes comme Fenerbahçe et Barcelone, j’avais envie de retrouver un peu plus de responsabilité et de me sentir désiré »

Que peut espérer l’ASM Basket en EuroLeague cette saison ?

C’est extrêmement compliqué. En EuroLeague, il faut vraiment prendre les matches les uns après les autres. Malgré l’arrivée de deux gros joueurs, avec Mike James [lire son interview dans ce numéro —NDLR] et Will Thomas, on reste un petit Poucet dans la compétition, avec très peu d’expérience, que ce soit sur le terrain, mais aussi dans les bureaux. L’EuroLeague, c’est un autre monde. Il faudra être prêts et rigoureux. Les équipes un peu moins attendues doivent être performantes dans la discipline, dans la tactique, dans le don de soi, et dans l’alchimie entre les joueurs. Si on veut exister, ça passera par là.

Vous allez disputer l’EuroLeague à Gaston Médecin : c’est un soulagement ?

Oui, un énorme soulagement. Même si cette salle n’est pas dans les normes de l’EuroLeague, on sent tout le basket qu’il y a autour d’elle. Jouer à domicile au lieu d’Antibes, pour les joueurs, c’est un vrai soulagement.

Vous avez été nommé capitaine cette saison : qu’est-ce que cela représente pour vous qui venez tout juste d’arriver sur le Rocher ?

Être nommé capitaine est toujours gratifiant. Avec l’expérience que j’ai accumulée ces dernières années dans des grands clubs, mais aussi dans des petits Poucet en EuroLeague, ça s’est plutôt bien passé pour moi. J’arrive avec un bagage derrière moi, mais aussi avec des joueurs qui connaissent ce haut niveau, donc ce sera une aide de tout le monde pour pouvoir faire une bonne saison.

Il y a eu beaucoup de mouvements pendant l’intersaison : comment gérez-vous tous ces changements ?

Ce n’est pas évident, avec un renouvellement de l’effectif énorme, des joueurs qui viennent sur le tard… Mais c’est le quotidien d’une équipe de haut niveau. Dans le basket surtout, nous avons l’habitude d’avoir des changements très fréquents de joueurs et d’effectif. Nous avons besoin de temps, mais nous n’en avons pas trop. C’est comme ça. Nous allons évoluer. Au fur et à mesure de la saison, nous allons progresser.

« Il est toujours gratifiant et toujours important d’aller en équipe de France. Mais ce n’est plus vraiment un objectif. Si ça doit tomber, ça tombera »

Dans quel état de forme vous trouvez-vous ?

Nous avons eu une bonne préparation. Nous sommes partis deux semaines en Italie en stage physique, et ensuite, nous avons un peu écumé toute l’Europe pour des tournois et des matches amicaux. Physiquement, on se sent très bien. On doit maintenant travailler sur les aspects tactiques et ce genre de choses qui feront la différence au très haut niveau.

L’équipe de France, vous y pensez toujours ?

Oui et non. Oui car c’est toujours gratifiant et toujours important d’aller en équipe de France, mais ce n’est plus vraiment un objectif. Si ça doit tomber, ça tombera. En tout cas, je reste un fidèle supporteur des Bleus. J’ai beaucoup d’amis qui y jouent, donc, forcément, je les suis énormément.

Vous allez retrouver vos supporteurs à Gaston Médecin : quel message avez-vous à leur faire passer ?

Déjà, j’ai envie de leur dire « Daghe Munegu ! » (rires). Voir autant d’équipes légendaires en EuroLeague venir à Gaston Médecin, tout le monde doit l’apprécier. Il y aura de grands joueurs, de grands entraîneurs, des grandes équipes. Nous, en tant que Monégasques, nous allons nous donner à 100 % pour répondre à leurs attentes, en espérant les voir nombreux.

Vidéo : notre interview de Léo Westermann, nouveau capitaine de l’AS Monaco Basket

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