vendredi 30 juillet 2021
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Mathias Lessort : « Nous avons la chance de pouvoir marquer l’histoire du club »

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Mathias Lessort s’est confié à Monaco Hebdo avant la finale d’EuroCoupe contre les Russes d’Unics Kazan (mardi 27 avril à 18 h 30). Le pivot de la Roca Team estime que « l’équipe qui fera le moins d’erreurs remportera la finale ». Interview.

Vous avez signé à l’ASM Basket en septembre 2020. Pourquoi avez-vous choisi de rejoindre le Rocher ? 

C’est une succession d’événements qui ont fait que venir à Monaco était pour moi la meilleure option pour la suite de ma carrière. C’était une équipe qui était assez ambitieuse avec de beaux projets aussi bien en EuroCoupe qu’en France. Avant de rejoindre l’ASM, j’ai discuté avec mon agent et mes proches, et on en a conclu que c’était la meilleure solution pour moi.

Comment jugez-vous votre première saison à Monaco ?

Pour le moment, je pense que c’est trop tôt pour juger. Si on gagne un titre, ce sera forcément une grande saison (rires). Si on n’en gagne pas, ce sera une saison différente. En plus, je n’aime pas trop juger mes saisons car je suis rarement objectif. Je vais plutôt voir les points négatifs que les points positifs, et voir où je peux progresser plutôt que ce que j’ai fait de bien. Donc je n’aime pas trop me juger. Pour le moment, je préfère juger le collectif. On est plutôt bien, on est premier en Jeep Élite [championnat de France de basket – NDLR], on est en finale de l’EuroCoupe et le meilleur reste à venir.

Mathias Lessort Asm Basket
Mathias Lessort, pivot à l’ASM Basket © Iulian Giurca / Monaco Hebdo

Quels sont les objectifs du club pour la fin de saison ?

J’ai rejoint le club parce que c’était un club ambitieux qui pouvait être compétitif sur les deux tableaux. Nous sommes en finale de l’EuroCoupe, nous sommes leaders en Jeep Élite avec quelques matches d’avance sur le deuxième [16 victoires, 2 défaites depuis le début de saison – NDLR]. L’objectif, c’est de gagner la finale. Et en Jeep Élite, c’est de conserver la première place. On ne sait pas encore comment ça va se passer, ni comment on va jouer la fin de saison mais on veut conserver cette première place parce qu’on ne sait jamais ce qui peut se passer. Au moins, si la saison s’arrête, nous serons à l’abri de toute surprise. 

Comment se présente la finale contre Kazan ? 

Nous avons tous regardé le match de Kazan contre Virtus Bologne [en demi-finale – NDLR]. C’était un match fou, vraiment exceptionnel. Kazan ou Bologne, ça ne change pas grand-chose, c’est une finale. Dans tous les cas, c’était un adversaire difficile. On va se préparer comme on le fait d’habitude. On va étudier l’adversaire, regarder les matches, identifier où sont leurs faiblesses et leurs points forts, comment on va devoir les attaquer… On va essayer d’être prêts et de se battre pour la finale. 

Vous avez la possibilité d’offrir à l’ASM son premier sacre européen. Qu’est-ce que cela représente pour vous ? 

Nous avons la chance de pouvoir marquer l’histoire du club. L’ASM serait le premier club français à remporter l’EuroCoupe. Ce serait quelque chose de grand. Pour l’image que le club renvoie, montrer que c’est un club qui progresse chaque année et qu’il faudra compter sur lui sur la durée. Même pour nous, joueurs, ce serait exceptionnel. Ce n’est pas chaque année qu’on a la chance de pouvoir jouer une finale européenne et pouvoir gagner un titre européen, surtout l’EuroCoupe. J’espère vraiment qu’on pourra ramener ce titre à Monaco. 

Quel regard portez-vous sur votre parcours en coupe d’Europe ? 

Ça a été un parcours plus ou moins en dents de scie, même si nous avons toujours été dans nos objectifs. Nous avons eu un groupe assez difficile dès le début de la compétition, en phase de poule. Cela nous a avantagés parce que ça nous a empêchés par la suite de tomber sur deux gros qui étaient Lokomotiv et Bologne. Ensuite, au Top 16, nous avons eu une poule indécise parce que Malaga, ça reste un gros nom même s’ils n’ont pas eu les résultats qu’ils voulaient. Badalone, c’est aussi une grosse équipe… Nous avons fait un beau parcours. Après, nous avons réussi à éviter des plus gros pour les playoffs et cela fait aussi partie du sport. Les résultats que nous avons eus font que nous avons fini premier de notre poule en Top 16 et nous avons pu avoir l’avantage du terrain pour les deux tours et un chapeau plus favorable. Cela nous a amenés jusqu’en finale même si les équipes que nous avons affrontées, ce n’était pas des équipes faciles du tout. Buducnost Podgorica était en EuroLigue il y a deux ans, Gran Canaria aussi.  

Comment prépare-t-on une telle finale et sur quels détails peut-elle se gagner ou se perdre ?

L’envie et la combativité seront primordiales. Je pense que ça va beaucoup se jouer sur la concentration. C’est l’équipe qui fera le moins d’erreurs qui va l’emporter, celle qui va se battre sur tous les ballons. Gagner la bataille du rebond sera aussi très important. Cette finale va se jouer sur beaucoup d’aspects tactiques et des détails. On va avoir deux équipes de haut niveau et ça va être du beau jeu. Il faudra juste être prêts à livrer une bataille, à se battre, à être comme des chiens et des morts de faim sur le terrain. C’est notre identité, c’est comme ça qu’on gagne. Peu importe contre qui on joue, si on ne joue pas comme ça, on diminue nos chances de remporter des matches et encore plus en finale contre une équipe aussi talentueuse et étoffée que Kazan. 

Mathias Lessort Asm Basket
Mathias Lessort, pivot à l’ASM Basket © Iulian Giurca / Monaco Hebdo

Vous allez  personnellement jouer votre deuxième finale d’EuroCoupe. Vos partenaires vous demandent-ils des conseils ?

Non pas trop. Même si j’ai de l’expérience, je suis un des plus jeunes dans l’équipe. D’autres joueurs ont de l’expérience, ils n’ont peut-être pas joué des finales d’EuroCoupe mais ils ont joué d’autres finales. Ils savent comment ça se passe une finale. De toute façon, que ce soit en EuroCoupe, en Jeep Élite ou en Ligue allemande… une finale se joue toujours sur les mêmes choses. Ce sont forcément deux équipes de haut niveau, ce sont forcément des matches où il faut faire très peu d’erreurs, où il faut être concentré de bout en bout, où la moindre petite erreur se paie cash… L’équipe qui a le plus envie a un gros avantage. C’est toujours pareil les finales, donc on sait tous comment ça va se passer. 

Si vous deviez choisir entre le titre de champion de France et le sacre en EuroCoupe, quel serait votre choix ? 

Je choisirais les deux (rires). Je suis un compétiteur. Si on peut gagner les deux titres… On veut essayer de gagner les deux titres. Dans l’immédiat, c’est sûr que l’EuroCoupe arrive tout de suite donc on a envie de gagner tout de suite. Mais nous ne voulons pas sacrifier un titre pour un autre, nous avons envie de gagner les deux. D’ailleurs, même si nous avons des matches d’EuroCoupe, nous continuons à être sérieux en Jeep Élite, à être concentrés sur les matches et à les jouer avec sérieux. 

Vous ne pourrez malheureusement pas compter sur votre public pour cette finale. Avez-vous un message à leur faire passer ?

C’est une saison historique dans le bon sens et dans le mauvais sens. Une saison sans fans, c’est vraiment quelque chose de compliqué. On les remercie pour leur soutien. Même s’ils ne peuvent pas être présents, on voit qu’il y a une sacrée ferveur. Quand on est revenu de Gran Canaria, ils nous attendaient à la salle. Et même sur les réseaux sociaux, on voit qu’ils sont actifs. Ils nous envoient des messages, ils nous parlent… On les remercie pour leur soutien et on va tout faire pour remporter la finale pour eux. 

Video : Notre interview de Mathias Lessort, pivot de l’ASM Basket

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