mardi 22 septembre 2020
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AS Monaco : Niko Kovac, le sauveur ?

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Nommé à la surprise générale entraîneur de l’AS Monaco le 19 juillet 2020, Niko Kovac va connaître à 48 ans une nouvelle aventure dans sa riche carrière. De ses débuts de footballeur à Berlin à sa dernière expérience mitigée à la tête du Bayern Munich, Monaco Hebdo retrace le parcours de celui qui doit redonner de l’ambition à une équipe monégasque, qui patine depuis deux ans.

Nommé au poste d’entraîneur de l’AS Monaco, en lieu et place de Robert Moreno, Niko Kovac a débuté son aventure monégasque par une défaite en match amical, mercredi 22 juillet 2020, contre le Standard de Liège (défaite 2 buts à 1). La veille, l’entraîneur croate était apparu détendu et tout sourire à l’occasion de sa première conférence de presse, loin de l’image rigide qu’on lui attribue parfois. « Salut, bonjour. Je voudrais dire désolé parce que je ne parle pas français. Mais j’espère apprendre rapidement », a lâché en préambule le néo-Monégasque dans la langue de Molière. Il faut dire que son arrivée express sur le Rocher en a surpris plus d’un, à commencer par le principal intéressé. « Ces contacts ont été une surprise pour moi. Ça s’est fait très rapidement. C’est la raison pour laquelle je m’exprime en anglais et pas en français », a reconnu le Croate qui n’a pas hésité longtemps avant d’accepter le défi monégasque. « Le choix a été très facile parce que l’AS Monaco est un très grand club avec une grande histoire. Il est vrai que ces dernières saisons n’ont pas été à la hauteur des objectifs mais nous allons travailler d’arrache-pied pour ramener le club à la place qu’il mérite, au sommet de la Ligue 1 (L1). »

Deux décennies de carrière

En rejoignant le club de la principauté, Niko Kovac ouvre une nouvelle page dans sa riche carrière entamée il y a plus de trente ans en tant que joueur au Hertha Zehlendorf. Après deux saisons passées dans le club du sud de Berlin (1989-1991) avec lequel il disputera 25 matches et inscrira 7 buts, le jeune Kovac rejoindra le Hertha Berlin, club phare de la capitale allemande, alors en deuxième division (2. Bundesliga). Le milieu de terrain de formation restera cinq saisons au sein du club berlinois (148 matches disputés, 16 buts) avant de quitter sa ville natale pour s’engager avec le Bayer Leverkusen durant l’été 1996. Il fera alors ses débuts en Bundesliga (première division allemande) sous les couleurs du club de Rhénanie-du-Nord-Westphalie. En trois saisons avec le Bayer, Kovac disputera 77 matches et marquera 8 buts. Après un bref passage à Hambourg (1999-2001, 55 matches, 12 buts), Niko Kovac signera en faveur du Bayern Munich pour un transfert estimé à 5,5 millions d’euros selon le site TransferMarkt (1). En Bavière, le Croate remportera ses premiers trophées de joueur professionnel : une coupe intercontinentale en 2001, un titre de champion et une coupe d’Allemagne en 2003. Une consécration pour Niko Kovac alors âgé de 32 ans. Il quittera d’ailleurs le Bayern sur ce doublé coupe-championnat pour retrouver le club de ses débuts chez les professionnels, le Hertha Berlin (2003-2006). Le joueur croate connaîtra finalement sa première et unique expérience à l’étranger à l’âge 35 ans en rejoignant le RB Salzbourg. Avec le club autrichien, Niko Kovac remportera deux titres de champion (2007 et 2009), avant de raccrocher les crampons en mai 2009.

Deux Coupes du monde et deux Euros disputés

Outre cette riche carrière en club, Niko Kovac a aussi eu l’honneur de porter à de nombreuses reprises le maillot de l’équipe nationale de Croatie. Le milieu de terrain, intelligent et rugueux, connaîtra les joies d’une première sélection le 11 décembre 1996 à l’occasion d’un match amical contre le Maroc à Casablanca. S’il participera ensuite à plusieurs matches de qualifications pour le Mondial 1998, Niko Kovac, insuffisamment remis d’une blessure, suivra finalement de chez lui le beau parcours de la sélection au damier (demi-finaliste contre la France). Non qualifié pour l’Euro 2000, il vivra sa première grande compétition internationale avec la Croatie en 2002 à l’occasion de la Coupe du Monde en Corée du Sud et au Japon. En Asie, Niko Kovac et ses coéquipiers échoueront à se qualifier pour les huitièmes de finale malgré une victoire marquante contre l’Italie (2-1) lors des matches de groupes. Deux ans plus tard, il disputera l’intégralité des matches de la Croatie lors de l’Euro au Portugal, remporté à la surprise générale par la Grèce. Niko Kovac inscrira même un but dans le match décisif contre l’Angleterre, malheureusement insuffisant pour qualifier son pays qui terminera troisième d’un groupe dominé par la France. Devenu l’un des piliers de la sélection, Niko récupérera le brassard de capitaine de la Croatie qu’il qualifiera pour la Coupe du Monde 2006 en Allemagne. Mais comme en Corée et Japon quatre ans plus tôt, la sélection au damier sera éliminée dès la phase de poules (troisième derrière le Brésil et l’Australie). Les Vatreni (surnom donné à la sélection croate) prendront finalement leur revanche en 2008 lors de l’Euro organisé en Suisse et Autriche. Accompagné des Modric, Rakitic, Srna ou autres Kranjcar, capitaine Kovac mènera la Croatie jusqu’en quarts de finale, éliminée par la Turquie aux tirs au but. L’Euro 2008 sera la dernière grande compétition de Niko Kovac puisque le joueur décidera d’arrêter sa carrière internationale quelques mois plus tard, à l’âge de 37 ans. Au total, Niko Kovac aura disputé 83 matches avec la sélection croate (14 buts), un de moins que son frère Robert, qui sera son adjoint à Monaco.

Ses débuts d’entraîneur

S’il mettra un terme à sa carrière de joueur en mai 2009, Niko Kovac ne restera pas éloigné des terrains longtemps. Fraîchement retraité, il prendra en effet les rênes des équipes jeunes du RB Salzbourg de juillet 2009 à avril 2011. Diriger des jeunes joueurs et les voir progresser, le Croate aime ça comme il l’a confié en conférence de presse le 21 juillet : « Je n’ai aucun problème, bien au contraire, à travailler avec de jeunes joueurs. C’est quelque chose que j’apprécie beaucoup. Je l’ai expérimenté à de nombreuses reprises au cours de ma carrière, y compris en tant qu’entraîneur puisqu’au Red Bull Salzbourg, je me suis occupé des équipes de jeunes. Beaucoup d’entre eux évoluent aujourd’hui en Bundesliga et c’est toujours un plaisir de constater leur progression ». Après avoir œuvré comme entraîneur adjoint de l’équipe première autrichienne sous les ordres de Ricardo Moniz (2011-2012), Niko Kovac dirigera d’ailleurs à nouveau de jeunes joueurs puisqu’il sera nommé, en janvier 2013, sélectionneur des Espoirs de la Croatie. « J’ai vu éclore de grands talents comme Brozovic, Kovacic, et bien d’autres. J’ai eu le plaisir de les voir s’aguerrir et devenir des joueurs majeurs dans leurs clubs ». Les qualités de formateur de Kovac et ses capacités à travailler avec de jeunes pousses ont sans aucun doute plu aux dirigeants monégasques, lancés depuis plusieurs années dans une stratégie de “trading”. « Je suis sûr qu’à l’AS Monaco nous allons bien travailler et ramener de jeunes talents. Le club est connu pour son centre de formation, qui a sorti de nombreux grands joueurs dans le passé », a d’ailleurs souligné le nouveau coach monégasque en conférence de presse. Avant d’ajouter : « Ce qui est aussi intéressant avec les jeunes, c’est qu’ils boostent les anciens et leur mettent la pression. Forcément, les prestations de chacun s’en ressentent ». Reste selon lui à « trouver le bon “mix”, le bon mélange » entre les deux pour que la mayonnaise prenne.

Tournant

La carrière d’entraîneur de Niko Kovac va connaître un tournant en octobre 2013. Mal embarquée dans sa campagne de qualification pour le Mondial 2014, la Croatie décide de se séparer de son sélectionneur, Igor Stimac, à la suite d’une série de mauvais résultats. La fédération croate choisit alors Niko Kovac pour le remplacer. Son objectif est simple : qualifier la sélection au damier pour la Coupe du monde au Brésil. Une mission qu’il relèvera avec succès après avoir éliminé l’Islande en matches de barrage. Aux commandes d’une sélection composée de joueurs talentueux (Modric, Mandzukic, Rakitic, Perisic, Kovacic…), Niko Kovac ne parviendra malheureusement pas à qualifier la Croatie pour les huitièmes de finale. Placés dans le groupe A en compagnie du pays organisateur, le Brésil, du Mexique et du Cameroun, les Croates termineront troisièmes enregistrant deux défaites (Brésil et Mexique) pour une seule victoire (Cameroun). Un échec brésilien que les protégés de Kovac mettront du temps à digérer. Engagée dans les éliminatoires de l’Euro 2016, la Croatie va enchaîner les contre-performances (nul en Azerbaïdjan, défaite en Norvège), fragilisant chaque fois un peu plus l’avenir de Niko Kovac. Ce dernier sera finalement remercié par sa fédération le 9 septembre 2015. Son bilan à la tête de la sélection au damier restera mitigé, malgré une qualification acquise pour le Mondial brésilien : 10 victoires, 5 nuls et 4 défaites en 19 matches.

Niko Kovac © Photo monaco Hebdo Iulian Giurca

Avec le Bayern Munich, le Croate remportera ses premiers trophées de joueur professionnel : une coupe intercontinentale en 2001, un titre de champion et une coupe d’Allemagne en 2003. Une consécration pour Niko Kovac alors âgé de 32 ans

Francfort comme tremplin

Le Croate rebondira six mois plus tard, en mars 2016, en Allemagne. Comme avec la sélection nationale quelques années plus tôt, Niko Kovac est appelé pour une mission sauvetage à Francfort en remplacement d’Armin Veh. Le club de la Hesse (Land de Francfort-sur-le-Main) est au bord de la relégation en deuxième division mais à la faveur d’une fin de saison tonitruante, Niko Kovac parvient à arracher un match de barrage de promotion/relégation contre Nuremberg. Vainqueur de la double confrontation, l’Eintracht Francfort sauvera finalement sa peau en Bundesliga. À noter que le technicien croate recevra un prix du fair-play à l’issue du match retour pour avoir réconforté les joueurs de Nuremberg. Ce maintien obtenu au forceps sera un acte fondateur pour Kovac, qui parviendra à redonner un nouvel élan au club allemand. Onzième et finaliste de la coupe d’Allemagne lors de la saison 2016-2017, l’entraîneur croate écrira l’une des plus belles pages de l’histoire de l’Eintracht la saison suivante en remportant la coupe d’Allemagne face au Bayern Munich. Son premier trophée en tant qu’entraîneur et le premier du club depuis 1988, qualifié au passage pour l’Europa League. Lors de cette saison historique pour Francfort, Kovac attire la lumière avec les prestations et performances de son équipe (41 victoires, 17 nuls et 33 défaites en 91 matches), la gestion de son groupe et l’émergence de joueurs comme Sébastien Haller, Luka Jovic, Ante Rebic ou encore Danny Da Costa.

Passage mitigé au Bayern Munich

Ses dirigeants souhaitaient ardemment le prolonger, mais Niko Kovac s’engagera finalement en juillet 2018 avec le Bayern Munich pour franchir un cap. En Bavière, il grossira son palmarès d’entraîneur en remportant une Supercoupe d’Allemagne contre son ancien club, Francfort, un titre de champion et une nouvelle coupe d’Allemagne pour sa première saison à la tête du géant allemand. Mais la suite sera moins glorieuse. Le début de saison 2019-2020 est raté, le style de jeu déplaît, les choix tactiques sont critiqués… Ironie de l’histoire, Niko Kovac sera finalement remercié par le club bavarois en novembre 2019 après une défaite cuisante contre… l’Eintracht Francfort (5-1). Habituées à un jeu offensif, les figures emblématiques du club bavarois lui ont notamment reproché d’être trop frileux malgré le doublé coupe-championnat en 2018-2019. Séduisant avec Francfort, trop défensif au Bayern, qu’en sera-t-il à Monaco ? Lors de la conférence de presse du mardi 21 juillet, le technicien croate a indiqué vouloir « trouver le bon équilibre ». « Je sais que l’AS Monaco a souvent pratiqué un jeu chatoyant par le passé, rappelant au passage qu’il avait affronté le club de la principauté avec Leverkusen lors de la saison 1997-1998, je suis partisan de cela. J’ai toujours essayé de pratiquer un football séduisant, y compris avec le Bayern de Munich. Il faut travailler avec les joueurs, faire passer les messages mais j’ai confiance en ce groupe pour pratiquer du beau jeu ». Adepte du 3-5-2 à l’Eintracht et du 4-3-3 au Bayern, Niko Kovac a montré qu’il était capable d’adopter des styles de jeu très différents. Invité à répondre sur le dispositif tactique qu’il souhaitait mettre en place à Monaco, le technicien croate s’est montré évasif : « Chaque entraîneur a sa philosophie et ses principes de jeu. J’ai pu utiliser différents styles à l’Eintracht Francfort et au Bayern de Munich. Ce sera peut-être le cas également à l’AS Monaco. Pour l’instant, j’attache beaucoup d’importance à la vue d’ensemble que je dois avoir de cette équipe, aux joueurs qui composent son effectif. Et après cette première phase, je choisirai la meilleure tactique et le meilleur système de jeu qui conviennent à l’équipe ».

« Ramener l’AS Monaco au sommet »

En rejoignant l’AS Monaco, Niko Kovac va découvrir la Ligue 1 (L1), un championnat qu’il connaît déjà un peu, comme il l’a confié mardi 21 juillet 2020 : « Je connais et je suivais déjà le championnat français. Le football français est très renommé. La France a remporté deux Coupes du monde. De grands joueurs sont passés par l’équipe de France, mais aussi par Monaco. Je connaissais beaucoup de clubs, mais je dois progresser pour connaître tous les clubs ». Après une expérience en demi-teinte au Bayern, le technicien croate débarque en tout cas en principauté avec beaucoup d’ambition. « On ne peut pas changer le passé, mais il faut regarder ce que l’on peut faire du futur. Nous voulons tous que l’AS Monaco retrouve les sommets et revienne en haut de l’affiche. Nous allons travailler tous ensemble, et notre objectif est de retrouver les compétitions européennes. Je pense que vous savez ce que cela signifie (sourire). » Pour parvenir à ramener le club de la principauté en Ligue des Champions, Niko Kovac a semble-t-il obtenu des garanties de la part de ses dirigeants pour renforcer l’équipe, comme il l’a révélé en conférence de presse : « Le mercato ? Nous discutons avec Paul Mitchell et Oleg Petrov. On fera quelque chose, je ne sais pas encore quoi. J’ai toute confiance en Paul pour faire les bons choix. Des garanties ? Ils m’ont dit qu’ils feraient le nécessaire pour mettre à ma disposition une très une bonne équipe. C’est la raison pour laquelle j’ai signé à Monaco. J’ai confiance en Paul et Oleg. Je suis très motivé pour renvoyer l’ascenseur à ces personnes qui m’ont fait confiance ». En revanche, le néo-Monégasque ne s’est pas exprimé sur la situation de Wissam Ben Yedder, déjà très courtisé. Faut-il y voir le signe d’un futur départ ? L’avenir le dira. En attendant d’en savoir un peu plus sur les intentions de Niko Kovac sur le mercato, qui pourrait avoir un fort accent de Bundesliga selon certaines rumeurs, l’équipe poursuit sa préparation. Actuellement en Pologne pour leur stage de pré-saison, les Monégasques disputeront un match amical ce samedi 1er août 2020 contre l’Eintracht Francfort avant de revenir en principauté pour terminer leur préparation et peaufiner les derniers réglages avant le premier match de la saison contre Reims, au stade Louis II, le week-end du 22-23 août 2020.

1) Source : site Transfermarkt, spécialisé dans la valorisation des joueurs.

Oleg Petrov – Niko Kovac – Paul Mitchell © Photo monaco Hebdo Iulian Giurca

ÉVICTION : Oleg Petrov et Paul Mitchell justifient le départ de Moreno

L’annonce du départ de Robert Moreno a eu l’effet d’une bombe en principauté dimanche 19 juillet 2020. Alors qu’il s’était présenté devant la presse aux côtés d’Oleg Petrov et de Paul Mitchell, fraîchement nommé directeur sportif, pour la traditionnelle conférence de rentrée lundi 6 juillet, l’entraîneur espagnol a été démis de ses fonctions six mois seulement après son arrivée sur le Rocher. Une décision brutale et surprenante qu’Oleg Petrov a justifié mardi 21 juillet au moment de présenter Niko Kovac. « Avec le Covid, on a analysé la situation et on a pris la décision d’avancer vite, recruter un directeur sportif qui correspond au club voir comment les choses vont et prendre la décision d’avancer. Quand Paul [Mitchell – N.D.L.R.] est arrivé, après cette analyse on a décidé de changer de coach. […] Niko vient à Monaco pour continuer à ouvrir un nouveau chapitre. C’est un changement important, assumé, aligné sur la stratégie du groupe pour renforcer nos capacités, pour construire durablement, pour atteindre nos objectifs à long terme. L’arrivée de Niko est un choix fort. Elle démontre notre ambition. Elle démontre notre volonté à faire le maximum pour arriver à notre but : faire de l’AS Monaco un club à succès », a lâché le vice-président du club. Avant d’adresser quelques mots de remerciements à Moreno et son staff : « Robert et son équipe ont donné leur maximum. Je veux les remercier pour le travail réalisé et leur énergie ». Le nouveau directeur sportif de l’ASM, Paul Mitchell, a de son côté expliqué que la décision de se séparer de l’Espagnol avait été prise après plusieurs discussions avec la direction. « On a analysé les matches, la saison dernière et on a regardé ce qui pouvait être amélioré au sein du club. Quand je suis arrivé, on a fait le point, l’état des lieux et c’est vrai que nous avons échangé de manière objective et subjective. La décision de changer d’entraîneur a émergé au cours de ces échanges. On voulait donner au nouvel entraîneur assez de temps pour s’adapter, préparer la saison et l’équipe et donner une empreinte au groupe. On a pris cette décision à ce moment-là », a déclaré Mitchell. Son choix s’est porté sur Niko Kovac, un entraîneur qui correspond davantage à sa philosophie de jeu, basée sur un bloc haut et un pressing intense. « Il [Niko Kovac – N.D.L.R.] représente tout ce que nous avons pu dire lors de la dernière conférence de presse. C’est-à-dire que c’est un exemple pour notre club qui incarne beaucoup d’ambition et d’humilité », a décrit le directeur sportif. Avant d’évoquer ses liens avec le technicien croate : « Nous avons travaillé tous les deux en Allemagne et pour le groupe Red Bull, mais pas en même temps. Nous nous étions jamais rencontrés par le passé mais nous avons beaucoup de contacts en commun. Ces personnes m’ont toujours parlé de manière très louable, très positive de Niko. Il incarne pour moi ce que le club a besoin aujourd’hui ». Niko Kovac est le quatrième entraîneur de l’ASM en deux ans. En lui proposant un contrat de trois ans avec une option pour une année supplémentaire, les dirigeants monégasques semblent vouloir ramener un peu de stabilité dans le club. Mais l’expérience montre que tout peut aller très vite à l’AS Monaco, et seuls les résultats comptent. Le technicien croate est prévenu.

RUMEUR : Niko Kovac, choix numéro 1 ou choix par défaut ?

Si l’arrivée de Niko Kovac en principauté a été actée très rapidement après l’annonce du départ de Robert Moreno, il semblerait qu’une autre piste ait été creusée par les dirigeants monégasques. À en croire nos confrères de Marca(1), l’AS Monaco aurait en effet sondé Mauricio Pochettino. L’entraîneur argentin de 48 ans, sans club depuis son départ de Tottenham en novembre dernier, aurait décliné l’offre monégasque selon les informations du média sportif espagnol. Simple rumeur ou vrai intérêt ? La piste Pochettino n’est en tout cas pas surprenante au vu des liens qui unissent l’Argentin à Paul Mitchell. Le nouveau directeur sportif de l’AS Monaco a en effet côtoyé Mauricio Pochettino à Tottenham, mais aussi à Southampton.

1) Pochettino se ha convertido en el fichaje más deseado del verano, Marca, José Félix Diaz, 22 juillet 2020.

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