samedi 22 janvier 2022
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« Redonner ce que j’ai reçu »

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Jackson Richardson, ancien capitaine de l'équipe de France de handball
Jackson Richardson, ancien capitaine de l'équipe de France de handball © Photo Monaco Hebdo.

L’AS Monaco handball se dote d’une star pour grimper vers les étoiles. Jackson Richardson, ancien capitaine de l’équipe de France de handball, intègre le staff du club rouge et blanc. Rencontre avec l’ex Barjot lors du Sportel.

Par Carine Julia.

En t-shirt au milieu d’une centaine d’hommes d’affaires tirés à quatre épingles, Jackson Richardson assiste au Sportel de Monaco à sa manière. Il est exactement comme l’image qu’il donne, à l’aise, coiffé de dreadlocks et souriant jusqu’aux oreilles malgré le soleil dans les yeux, sur la terrasse du Café Llorca. Les sportifs-divas, il en est aux antipodes. Le plaisir du sport et du travail l’importent davantage. Le quadra est justement à Monaco pour accomplir une mission bien précise?: améliorer la formation des jeunes de l’ASM handball et développer le budget de partenariat du club.
Les handballeurs de l’AS Monaco se débattent en national 3, il leur faudra gravir cinq échelons pour atteindre la ligue 1. Défi lancé en août au « barjot », qui le relève avec sa bonhomie habituelle?: « Le but est de monter au plus haut, bien sûr. Pour pouvoir réaliser ce projet, tout le monde doit participer. » Par tout le monde, il entend les dirigeants, dont lui-même, et les joueurs. Même s’il doit encore « s’imprégner de l’équipe », le sportif entend réussir son travail. « L’objectif de ma venue est de sensibiliser les acteurs principaux. Mon rôle est global, il y a déjà des formateurs, des responsables pour le budget. Je vais plutôt mettre à contribution mon expérience, mon vécu des clubs de haut niveau. »

Un club prometteur

En somme, la tâche ne lui semble pas si « barje » que cela. Jackson Richardson croit au potentiel des handballeurs monégasques. Leur première rencontre, en tant qu’équipe et dirigeant, est récente et « même si c’était à l’occasion d’une défaite (29-25 contre Martigues, N.D.L.R.), ça a été positif. » Explication?: « Pendant ce match contre un adversaire d’un niveau supérieur, il manquait six titulaires et quatre jeunes ont été lancés sur le terrain. Dans ces conditions, limiter la casse, avec peu de points d’écart, me semble très encourageant. »
Bien sûr, Monaco offre d’autres avantages pour le double champion du monde. « Le soleil, la mer… refuser de s’investir dans ce cadre magique serait absurde?! » Même s’il a hâte de découvrir le Rocher et qu’il doit jongler avec ses autres impératifs (il vit à Chambéry et gère une affaire immobilière à La Réunion), l’aspect sportif reste en première ligne?: « Tout est réuni à Monaco, les infrastructures, etc. pour exprimer son potentiel. »

« Le handball a besoin de Monaco »

Au-delà de son récent engagement, le « joueur français du siècle » selon la Fédération française de handball, n’est pas contre revivre la grand époque de ce sport. Lui-même a construit cette génération de handballeurs hors-norme, les « barjots. » S’il estime maintenant qu’il faut « être strict dans (ses) objectifs et la présentation des bases aux joueurs », il ne fera rien par obligation?: « Le plaisir de faire, c’est ce qui m’a toujours motivé. » De la même façon que le palmarès impressionnant de Jackson Richardson bénéficie à l’AS Monaco handball, l’aura de la principauté pourrait déteindre sur ce sport?: « Monaco n’a pas besoin du handball, mais le handball peut se servir de la notoriété du Rocher. » Pour revenir sur le devant de la scène, voire supplanter les autres disciplines. Mais ce rêve n’est pas une ambition personnelle. Jackson Richardson ne cherche même pas à intégrer le staff de l’équipe de France, encore moins en entraîneur, conscient qu’il « n’a pas la formation. » Sa famille en Savoie, ses engagements dans l’immobilier et dans le sport à Monaco constituent son « après-carrière ». A son image, sans prise de tête.

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