vendredi 22 octobre 2021
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Wilson Kipketer, coureur pour la bonne cause

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Ancien champion sur 800 m, Wilson Kipketer a aujourd’hui commencé une nouvelle course. Plus longue, plus dure aussi, où il tente de fédérer d’anciens champions autour d’un idéal, celui de Peace and Sport. Rencontre avec un coureur pas comme les autres.

Il existe aujourd’hui encore des personnes à qui la célébrité ne monte pas à la tête. Des champions qui s’engagent pour une cause, et mettent leur nom à son service. Wilson Kipketer est de ceux-là. Cet ancien triple champion du monde en extérieur (1995, 1997 et 1999), champion d’Europe (2002) et médaillé d’argent aux Jeux de Sydney (2000) et de bronze (Athènes, 2004), a décidé d’œuvrer pour Peace and Sport. Un engagement qu’il explique simplement : « J’ai toujours été convaincu que l’idée de construire la paix par le sport est quelque chose qui peut apporter du changement dans le monde. Grâce au sport, on peut réunir des gens, qu’ils viennent de différents pays, qu’ils soient de différentes religions, de divers bords politiques. Que l’on soit blanc, noir ou jaune, peu importe. C’est le sport qui l’emporte ». Notamment en charge de faire en sorte que d’autres sportifs rejoignent l’organisation, Kipketer croit dur comme fer que le sport peut permettre de réunir les personnes qui ont été séparées ou opposées suite à un conflit. C’est en tout cas l’une des raisons pour lesquelles il continue son combat au sein de Peace and Sport. En 2010, il avait ainsi collecté plus de 80 kg d’équipements sportifs (chaussures, vêtements…) pour les jeunes Haïtiens, victimes d’un tsunami.

De Luger à Raquil
Pour cela, celui qui a acquis respect et célébrité sur 800 m n’hésite pas à allonger la foulée s’il le faut. La No Finish Line de Monaco est l’une des courses auxquelles il participe chaque année, dans le but de faire gagner quelques euros supplémentaires par le biais des kilomètres parcourus. C’est aussi le moyen pour les amateurs de courir avec quelques champions, comme l’explique Kipketer. « Pour la No Finish Line, les champions peuvent courir, comme des personnes qui ne sont pas sportives, des chefs d’entreprises, des employés de bureau. Il n’y a pas de titre à gagner, mais grâce à cette course, on a l’occasion de faire la différence ». D’ailleurs, pour l’édition 2013, du 16 au 24 novembre (voir p. 34), c’est une équipe de sportifs d’horizons divers qui viendront fouler le bitume monégasque. Dans la team Hôtel Métropole Monte-Carlo-Peace and Sport, on retrouvera la perchiste Yelena Isinbaeva, double championne olympique, le rugbyman Dan Luger, l’ancien coureur de 400 m Marc Raquil, ou Philippe Gilbert, champion du monde de cyclisme sur route en 2012.

L’effort pour le réconfort
Depuis ses débuts au sein de l’organisation basée à Monaco, Kipketer n’a pas compté les kilomètres. Comme dernièrement lors du marathon de New-York, ou prochainement lors du marathon Nice-Cannes, qui aura lieu le 10 novembre. Car la course revêt une importance toute particulière dans la vie de cet ancien champion. D’autant qu’il ne s’y destinait pas forcément étant plus jeune. « Au départ, je voulais être footballeur. Mais au Kenya, le pays où je suis né, il est plus facile de faire de l’athlétisme que du football. Pour courir, on n’a pas besoin de tenue particulière, il suffit d’avoir une condition physique. Et c’était plus facile d’entrer dans ce milieu. » Sa réussite va l’emmener faire ses études dans son futur pays d’adoption, le Danemark (dont il défendait les couleurs), où il a d’ailleurs rencontré sa compagne, Pernille. Sa famille vit d’ailleurs toujours dans ce pays scandinave, tandis que lui partage son temps entre Monaco et le pays nordique.

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