jeudi 20 janvier 2022
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Aménagement du temps de travail : pour la Fedem, l’USM « infantilise les salariés monégasques»

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Les réactions suite au vote du projet de loi sur l’aménagement du temps de travail au Conseil national le 17 juin 2021 continuent. La Fédération des entreprises monégasques (Fedem) a réagi par le biais d’un communiqué, publié le 25 juin 2021, dans lequel elle estime que grâce à cette loi, « les entreprises pourront s’adapter plus rapidement aux variations saisonnières, ainsi qu’aux circonstances exceptionnelles générées par une crise économique, dès lors qu’un accord avec les salariés sera trouvé, et cela sans variation de rémunération pour ce dernier ». La Fedem voit dans ce texte une loi « équilibrée, puisque les salariés bénéficieront en contrepartie d’une compensation de 10 % supplémentaires en rémunération, ou en temps récupérateur, au-delà des 39 heures de travail hebdomadaire». La Fedem exprime aussi ses regrets face à la réaction «extrêmement négative et rétrograde de l’USM, qui infantilise les salariés monégasques», tout en estimant que «le dialogue social dans nos entreprises montre qu’ils [les salariés monégasques – NDLR] sont tout à fait capables d’appréhender par eux-mêmes les enjeux liés à la mise en œuvre de cette loi, et de décider par un vote à bulletin secret, s’ils souhaitent bénéficier des avantages qu’elle offre». La fédération patronale estime que, dans ce dossier, l’USM «cherche à préserver à tout prix son pouvoir, au détriment même des salariés qu’elle est censée défendre, alors que les cent dernières années ont démontré que c’est le système libéral régulé qui a été le plus efficace pour garantir à tous une augmentation du niveau de vie, et non l’idéologie communiste. Nous l’avons constaté à Monaco ces vingt dernières années, où ce système a permis le succès économique du pays, […] créant ainsi 1 000 emplois par an, à l’opposé des réformes françaises, et plus particulièrement de celle des 35 heures de travail hebdomadaire, qui ont mises à mal l’économie et la compétitivité des entreprises. » Du coup, la Fedem voit dans ce texte, qui concerne « environ 30 % de l’économie monégasque », un « important » levier pour aider Monaco à rebondir après « cette crise majeure qui a déjà fait chuter le PIB de près de 10 % ».

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