mardi 19 octobre 2021
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Mariage princier En toute simplicité

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Albert II et Charlene
© Photo Gaetan Luci/Palais Princier

Le 19 mai, Charlène Wittstock et le prince Albert ont reçu la presse monégasque dans les jardins du palais princier. Lors de cette rencontre informelle, qui s’est tenue juste avant le gala de l’AmfAR, les futurs mariés, aujourd’hui sous le feu des médias, ont évoqué comment ils préparaient leur union. Et comment ils vivaient la pression médiatique.

Regards complices, gestes tendres, sourires partagés. Le 19 mai, lors du 25ème anniversaire du gala de l’AmfAR, la fondation américaine contre le sida, le couple princier n’est pas passé inaperçu. A près d’un mois de leur mariage, Charlène Wittstock et le prince Albert – accompagnés par Charlotte Casiraghi – ont été mitraillés par les photographes venus shooter le défilé de stars et de personnalités réunies pour la bonne cause à l’Eden Roc du cap d’Antibes. D’autant que le prince et sa fiancée ont fait monter les enchères lors de ce dîner caritatif… A cette soirée organisée en plein festival de Cannes, les célébrités présentes (dont trois membres du jury – Robert De Niro, Jude Law, Uma Thurman –, Jane Fonda, Patrick Dempsey, Karl Lagerfeld, Janet Jackson ou encore Sean Penn) se sont succédé à la tribune pour récolter, au total, 7 millions d’euros. Soit « la plus importante levée de fonds de l’histoire de l’organisation ». Et le record de cette édition – 1 million d’euros – a été atteint pour la double enchère suivante?: une partie de tennis assortie d’un déjeuner avec le prince Albert et une leçon de natation avec Charlène Wittstock?!

Discussion à bâtons rompus

« La soirée de l’AmfAr est un événement amusant, organisé pour une bonne cause », nous avait confié la future princesse juste avant de partir se préparer pour la soirée organisée par la fondation créée par Liz Taylor. Le 19 mai, c’est en effet dans les jardins du palais princier, que Charlène Wittstock, rejointe plus tard par le prince Albert, a reçu la presse écrite monégasque. En toute simplicité. Avec la même aisance perceptible que sur la scène de l’Eden Roc. Une poignée de main franche, un sourire. Charlène nous demande ce que l’on veut boire, nous installe à une table, non loin de la piscine. Commence alors une discussion à bâtons rompus, en anglais. Une rencontre informelle permettant de découvrir quelques facettes de sa personnalité.
Car si les préparatifs du mariage princier s’accélèrent, une seule question taraude les esprits?: qui est vraiment Charlène Wittstock?? Il est évident qu’une seule rencontre ne permet en rien de décrypter une personnalité par définition complexe. Mais il y a au moins une certitude. L’ancienne sportive sud-africaine n’oublie pas d’où elle vient. Avec humour, la future princesse rappelle que l’un de ses ancêtres était un pirate. Avec une flamme dans le regard, elle évoque son ancienne « maison »?: « L’Afrique du sud, ce sont mes racines, mon sang. Je vais là bas pour me ressourcer, voir mes amis. J’éprouve beaucoup de plaisir à partager un barbecue avec eux ou regarder un match de rugby. Je continuerai à y aller de temps en temps. » Mais la jeune femme de 33 ans sait aussi où elle va et quelles sont désormais ses priorités?: « Monaco, c’est mon nouveau pays et ce sera les racines de mes enfants. » Logiquement, la principauté, qui l’a « accueillie avec chaleur », est au cœur de ses préoccupations?: « Aujourd’hui, je veux concentrer toute mon attention sur ce pays ».

« J’essaie juste de me concentrer sur les choses positives »

Depuis des mois, entre les préparatifs du mariage, les différentes manifestations – notamment caritatives en tant que présidente d’honneur du Ladies Lunch – et les déplacements officiels – elle a ainsi accompagné le prince au Japon en novembre dernier et en Irlande en avril –, Charlène Wittstock a vu son agenda se remplir très rapidement. « Tous les jours, elle passe plusieurs heures à son bureau au palais, avec son assistante », indique un proche du palais. A un mois du mariage, rendez-vous cathodique par excellence, les interviews s’enchaînent. Notamment pour TF1 et les chaînes allemandes ZDF et ARD. De quoi faire monter la pression?? Pas en apparence du moins. « C’est la nature des choses, relativise la future princesse. J’essaie de ne pas trop faire attention à la pression médiatique. J’essaie juste de me concentrer sur les choses positives. Finalement, tout ceci est une suite naturelle. Il y a les préparatifs du mariage, le mariage et l’après mariage. » C’est avec le même calme olympien que la jeune femme, habituée aux challenges, aborde son changement de statut. Pour elle, la perspective de devenir une Grimaldi n’est pas une raison de se transformer radicalement du jour au lendemain. « Même si on met un titre devant mon nom, je resterai la même personne. Seule ma responsabilité sera plus grande », rappelle Charlène. Quand on lui demande si elle a l’impression d’avoir changé dans le regard des autres, elle rétorque immédiatement?: « La tragédie serait de ne pas être soi-même. De vouloir se mettre dans la peau de quelqu’un d’autre. » Avant d’ajouter, comme pour parer aux critiques potentielles?: « Il y a des choses que je ne ferais pas bien, d’autres dans lesquelles je vais exceller. Je ne peux pas plaire à tout le monde. »

« J’aime être en extérieur »

Dans son quotidien, l’ancienne sportive professionnelle est restée fidèle à elle-même, enfilant ses baskets pour courir plusieurs fois par semaine à travers la principauté, randonner dans l’arrière-pays, nager à Cap d’Ail ou faire un parcours de golf au Mont-Agel. « J’aime être en contact avec la nature », affirme la jeune femme, tout naturellement. Aussi naturellement qu’elle parle « chiffon » ou mode et revient sur son expérience d’ambassadrice Giorgio Armani?: « Quand Armani m’a approchée la première fois pour faire une publicité, j’ai refusé. J’ai répondu que j’étais avec une personnalité et que je ne voulais pas qu’on ait l’impression que je profite de la situation. » Ce n’est qu’en 2006 que contactée par la nièce d’Armani, Roberta, elle devient ambassadrice du couturier?: « Je suis très contente qu’il se soit occupé de moi. Son équipe est très dynamique », indique la fiancée d’Albert II, qui pourrait bien marcher jusqu’à l’autel vêtue d’une robe dessinée par Armani.

« Ce n’est pas une compétition »

Cette « zénitude?» son futur époux semble d’ailleurs la partager. « Comme Charlène, je vis tout ceci avec sérénité. Je savais que la pression allait s’accélérer. Mais il ne faut pas que cela empiète sur les préparatifs. Il y a foule de détails à superviser?: la logistique, l’organisation. Cependant, pour l’instant, nous ne sommes pas trop nerveux », indique le chef d’Etat monégasque, qui nous a rejoints dans les jardins du palais. Ajoutant en souriant?: « Cela viendra sans doute… » Pas question en tout cas de comparer son union au mariage britannique, rebaptisé par les médias mariage du siècle?: « C’était formidable de participer au mariage de Kate et William. Mais, pour nous ce sera différent. Ce n’est pas une compétition. » A la télévision allemande, dans une interview diffusée la semaine dernière, le prince a ainsi rappelé qu’il aurait été impossible d’organiser son mariage en la cathédrale Saint-Nicolas, comme en 1956, pour l’union de ses parents, en raison du nombre d’invités, comprenant, notamment, des chefs d’Etats et de gouvernements, des membres du Comité international olympique ainsi que des musiciens amis. « Ce que Charlène et moi voulons, c’est une célébration que l’on partage avec la famille, la population monégasque et tous ceux qui aiment la Principauté à travers le monde, a-t-il réaffirmé devant la presse monégasque. Nous souhaitons que ce mariage donne l’image d’une principauté accueillante, ouverte sur le monde. »
En attendant le jour J, les futurs mariés pensent déjà à l’avenir. A la chaine allemande ZDF, la future princesse a en effet dévoilé son désir de bâtir une famille?: « Personnellement, je voudrais avoir des enfants. Je les adore et j’ai vraiment hâte de pouvoir fonder ma famille. » « Je suis d’accord », a glissé le prince Albert, complice. Là aussi, en toute simplicité.

L’Afrique du Sud débarque à Monaco

Pour le mariage princier, l’Afrique du Sud sera représentée en musique. « Deux groupes viendront d’Afrique du Sud. Il y aura notamment Jason Hartman. Il chante en zoulou et en anglais, avec son frère son père. Il assurera la première partie des Eagles et chantera au bal du mariage », a annoncé Charlène Wittstock. Un artiste à découvrir à la Brasserie de Monaco le vendredi 27 mai de 19h30 à 21h. Le vainqueur 2009 du show télévisé « Idols », pendant sud-africain du « pop idol » anglais, se produira, sur la piste du Grand Prix, pour un concert gratuit en plein air.
Mais c’est aussi sur le plan gustatif, qu’il sera possible de découvrir les saveurs du pays de la future mariée le 1er juillet prochain, lors du cocktail dinatoire offert aux Monégasques. En plus de ces mets préparés par l’équipe du Fairmont, la future princesse espèrerait que du vin sud-africain soit servi au dîner du mariage préparé par Alain Ducasse…

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Monaco Hebdo