vendredi 3 décembre 2021
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Marcel Ravin refoulé du dîner des Grands Chefs : l’organisateur s’excuse

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Le dimanche 26 septembre 2021, le chef étoilé du Blue Bay Marcel Ravin, s’est vu refuser l’entrée du dîner des Grands Chefs qui se déroulait à l’hôtel Syrah de Lyon, en présence d’Emmanuel Macron. « Être invité et finir sur le trottoir […] car refusé à l’entrée », a amèrement commenté Marcel Ravin sur son compte Facebook. Partagé près d’un millier de fois alors que Monaco Hebdo bouclait ce numéro le 28 septembre 2021, ce message montrait Marcel Ravin attablé, seul, en train de manger une andouillette. Le chef a fait part de « l’humiliation » ressentie après avoir patienté devant les portes l’hôtel Syrah de 18h30 à 20 heures, avec son carton d’invitation et ses papiers d’identité. Marcel Ravin indique avoir alors tenté de passer plusieurs appels téléphoniques, en vain, tout en affirmant avoir vu des gens entrer sans aucun carton d’invitation. De son côté, questionné par l’AFP, GL Events a évoqué « une erreur malencontreuse », pendant que Luc Dubanchet, directeur des marques Sirha Food a « regretté cet incident évidemment involontaire de notre part. Il n’y a rien d’orienté là-dedans ». D’après Luc Dubanchet, Marcel Ravin n’était pas sur les listes, car il n’avait pas répondu à son invitation. Concernant un certain nombre de personnes présentes le 26 septembre qui se trouvaient dans la même situation que Marcel Ravin, « on a pu rattraper le coup, car on a été prévenu […]. Mais là, on n’a pas été mis au courant, hélas ». Luc Dubanchet a présenté les excuses de GL Events à Marcel Ravin. De son côté, le chef martiniquais du Blue Bay a refusé de « parler de racisme », préférant évoquer un « manque de fraternité », et une situation « à la limite d’un certain mépris ». Sur Facebook, Marcel Ravin a ajouté : « Je suis Martiniquais  français, noir, je suis chef étoilé, et je ne suis l’élève d’aucun grand chef ou système. J’ai donc eu à me battre pour ma passion, et je continuerai […]. J’ai le droit d’assimiler une énième épreuve à mon parcours, j’ai le droit de l’ajouter à celles déjà surmontées. Ça dérange certains, met mal à l’aise d’autres, mais pourquoi devrais-je me taire de peur qu’on fasse le lien avec ma couleur de peau ? [Ceci dans] l’espoir que notre profession se fédère, et qu’aucun chef reconnu pas ses pairs ne soit plus jamais laissé sur le pas de la porte ».

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Monaco Hebdo