lundi 6 décembre 2021
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L’ouverture 24h/24 ternie par une grève

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L’événement ne devait être que festif. Il l’a été, mais en partie seulement. Alors que la SBM lançait l’ouverture 24h/24 du casino du Café de Paris, une partie de son personnel s’est mis en grève. Selon la direction, ce mouvement social concernait 2 des 15 corps de métiers impliqués dans cette opération, à savoir les changeurs et les mécaniciens. Une quarantaine d’employés ont ainsi manifesté leur mécontentement par rapport aux nouvelles conditions de travail. S’ils ne se prononcent pas contre cette ouverture 24h/24, ces derniers revendiquent un renfort au niveau des effectifs. « Cela fait deux ans qu’on manque de personnel. Quand la direction nous a dit le 15 mai dernier qu’ils avaient l’autorisation de lancer l’ouverture 24h/24, on a demandé à les voir, mais ça n’est jamais arrivé. Avant de passer au 24h/24, on était déjà juste au niveau du personnel. On demande l’embauche de 4 personnes, au moins pendant une phase test de 3 mois », expliquent les délégués du syndicat des jeux annexes.
Lundi matin, la grève a été reconduite pour 48h, soit jusqu’au mercredi 9 juillet. Elle était suivie à ce moment-là par « 75-80 % des salariés concernés ». En conséquence, seul le café de Paris tournait, puisque le manque de personnel en activité a conduit la direction à fermer momentanément les machines du Casino Bay et du grand Casino. La direction a répondu aux grévistes par communiqué de presse, précisant, notamment sur les problèmes de planning, qu’elle « a procédé aux évolutions des plannings rendues nécessaires par les horaires d’ouvertures élargis, dans le respect des dispositions légales et conventionnelles. L’inspection du travail destinataire de l’ensemble des plannings a pu le vérifier. » Ce que contestent les délégués syndicaux, avançant que « des modifications de plannings, qui doivent être annoncées 3 semaines à l’avance, sont faites au dernier moment, sans que cela soit notifié à l’inspection du travail, par le biais de notes internes. Il devient impossible de prévoir quoi que ce soit à l’avance ! » A l’issue de cette grève — elle n’était pas reconduite au moment où nous bouclions ces lignes —, une réunion entre la direction et les délégués du personnel doit avoir lieu ce jeudi 10 juillet. Objectif avancé par la direction : « Trouver les moyens de remédier à un absentéisme important qui, dans le passé a créé des problèmes de fonctionnement de l’exploitation ». De quoi résoudre les problèmes de communication en interne ? Pas sûr. Les délégués syndicaux, eux, affirment avoir appris l’organisation de cette réunion par voie de presse… //R.C.

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