samedi 22 janvier 2022
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Stéphane Valeri : « Il y a une volonté partagée d’agir en faveur du logement des enfants du pays »

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Le 11 décembre 2020, peu après 22 heures, l’élu Priorité Monaco (Primo !), Franck Lobono, a pris la parole pour évoquer la question sensible du secteur protégé en principauté, avec deux textes « complémentaires du plan national pour le logement des Monégasques », lancé en mars 2019. Un secteur jugé à la fois « historique » et « hystérique » par cet élu, qui a rappelé combien ce dossier très sensible était « au cœur de crispations entre propriétaires qui s’estiment injustement privés de leurs droits, et des locataires, la plupart du temps des enfants du pays, vivant avec l’épée de Damoclès de devoir quitter leur pays en quelques mois, par la simple résiliation d’un bail ». Franck Lobono a répété l’existence de la proposition de loi n° 239 sur la sauvegarde du secteur protégé, qui a été transformée en projet de loi n°1 006 par le gouvernement. Ce texte instaure un secteur intermédiaire qui permet de « concilier l’intérêt des locataires, des propriétaires et des promoteurs que nous avons entendus », a assuré cet élu. Avant d’ajouter : « Nous allons dès le début d’année 2021 commencer à étudier un certain nombre d’amendements pour pouvoir voter ce texte le plus rapidement possible. » Autre sujet abordé par Franck Lobono : le secteur protégé qui « repose aujourd’hui sur le dos des propriétaires privés ». Face à ce constat, « c’est à l’attention des petits propriétaires concernés par la loi n°1 235 que nous avons voté la proposition de loi n° 242. Le gouvernement l’a acceptée, et il a présenté un texte sensiblement revisité au travers du projet de loi n°1 015 », assuré ce conseiller national. Là encore, « un certain nombre d’amendements seront apportés, afin de présenter un texte capable d’accompagner financièrement les petits propriétaires, en leur apportant une allocation compensatoire de loyer à la hauteur de leurs attentes », a indiqué Franck Lobono. De son côté, le président du Conseil national, Stéphane Valeri, a souhaité mettre fin à une rumeur qui dirait que gouvernement et élus ne font rien pour les enfants du pays : « Ces deux propositions de loi démontrent qu’il y a une volonté partagée d’agir en faveur du logement des enfants du pays à Monaco. Mécaniquement, le plan national pour le logement va fournir 600 appartements neufs entre 2020 et 2023. Et il va libérer un certain nombre de logements pour les enfants du pays. Globalement, 20 % des Monégasques qui sont attributaires d’un logement domanial étaient locataires du secteur protégé. Donc, comme le plan national de logement va fournir plus de 1 000 appartements, plus de 200 appartements du secteur ancien seront libérés par les Monégasques et pourront être réaffectés aux enfants du pays. » L’élu Union Monégasque (UM), Jean-Louis Grinda, a exprimé un point de vue différent : « Le projet de 30 logements de la Villa Ida prévus pour les enfants du pays a fait long feu entre 2013 et 2015 : ces logements ont finalement été réorientés vers les Monégasques qui étaient en attente d’un logement domanial. Or, aujourd’hui, je ne vois rien qui puisse remplacer ces appartements dans un avenir proche. De plus, lorsque des appartements seront libérés dans le secteur protégé, ne seront-ils pas prioritairement destinés aux Monégasques qui auront été délogés d’appartements qui devront être refaits ?  » L’attribution de ces 30 logements de la Villa Ida à des Monégasques est un choix qu’a « assumé » Stéphane Valeri, tout en rappelant que grâce à la proposition de loi votée par le Conseil national, devenue projet de loi n°1 006, « on sauvera deux Villas Ida chaque année. Actuellement, selon les années, ce sont entre 50 et 70 appartements par an qui sont détruits ». Jean-Louis Grinda a insisté : « Je souhaiterais que la promesse des 30 appartements pour les enfants du pays soit tenue, et je préférerais que ce soit sous votre présidence, M. Valeri. Cette promesse a été faite, et elle n’a pas été tenue. Or, les enfants du pays n’y sont pour rien. » Stéphane Valeri a indiqué que « pour tous les immeubles domaniaux qui seront détruits, l’État relogera très majoritairement les Monégasques dans d’autres immeubles domaniaux, et pas dans le secteur protégé qui est accessible aux enfants du pays. » Avant de proposer : « Nous, on l’a dit, c’est d’abord les Monégasques. Mais le jour où la pénurie de logements sera résorbée pour les Monégasques, pourquoi pas discuter d’un petit immeuble d’une trentaine d’appartements, qui pourrait être mis à disposition des enfants du pays ? »

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