lundi 6 décembre 2021
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Le bac en poche à 16 ans

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Charlotte Bussotti
Charlotte Bussotti © Photo Bussotti.

À 16 ans, Charlotte Bussotti est la plus jeune bachelière de Monaco. Et avec la mention très bien, s’il vous plaît.

Par Céline Galbrun.

Bachelière à 16 ans avec mention très bien, il fallait le faire. Charlotte Bussotti n’est pas, de son propre aveu, une grande bosseuse. Pourtant, c’est avec une facilité déconcertante qu’elle a décroché son baccalauréat scientifique. « J’ai eu, environ, 17 de moyenne » dit-elle, en toute modestie. Loin du cliché des premiers de la classe boutonneux et sans vie sociale, cette étudiante du lycée Albert Ier est une belle jeune fille qui aime avant tout « sortir, se balader, faire du shopping ». Quel est son secret?? Son QI élevé. Enfant, elle saute la classe de CP, car « ma mère n’avait pas souvent le temps de me raconter des histoires. J’ai donc commencé à apprendre à lire toute seule. » Elle continue ensuite sa scolarité normalement, mais « je m’ennuyais », confie-t-elle. C’est pour cette raison qu’en cinquième, elle effectue un test. Résultat?? L’adolescente peut, si elle le souhaite, sauter deux classes et passer directement en seconde. « Nous ne voulions pas qu’elle se retrouve en difficulté, on a donc préféré qu’elle aille en troisième, pour être sûrs qu’elle ne soit pas déboussolée », explique Isabel Bussotti, sa mère. Une décision qui a sans doute contribué à la réussite de la demoiselle.
Ainsi, c’est avec la mention très bien qu’elle obtient le brevet des collèges. Depuis 5 ans maintenant, elle remporte un prix au concours de langue monégasque. Avec un bonus en 2011 : avec 16,3 de moyenne en fin de scolarité, la jeune fille décroche le prix du Prince, attribué aux meilleurs élèves des classes de Terminale.

Une famille de scientifiques

Aujourd’hui, l’adolescente semble avoir trouvé sa voie. « Quand il a fallu choisir sa filière, j’ai beaucoup hésité entre ES et S car j’étais très forte en histoire-géographie », explique Charlotte Bussotti, « mais les mathématiques ont pris le dessus?! ». Même son petit frère, Jean-Flavien, est un amoureux des chiffres. À 14 ans, l’informatique le passionne. La Monégasque, elle, suit les traces des ses parents en voulant devenir ingénieure et, qui sait, peut-être travailler un jour auprès de son père, Jean-Franck Bussotti, à la tête de Safas, « une entreprise qui fabrique des spectrophotomètres ».
L’an prochain, Charlotte Bussotti part pour Lyon, en classe préparatoire scientifique option MPSI (Maths, physique, sciences de l’ingénieur) aux Lazaristes. « Ce qui me fait le plus peur, c’est la dose de travail à fournir », admet-elle. Eh oui, pas encore rentrée que l’école lui demande de lire trois ouvrages sur le thème de la justice et de travailler « deux heures tous les jours et 5 heures à partir du 15 août ». Mais la jeune fille n’a toujours pas commencé. « Un peu en juillet?! », promet-elle. Car le plus grand rêve de Charlotte est d’intégrer Polytechnique. Une ambition qui lui fait penser à cette citation d’Oscar Wilde?: « Il faut toujours viser la lune, car même en cas d’échec, on atterrit au milieu des étoiles ».

Baccalauréat 2011 : les élèves de la Principauté assurent?!
Une année 2011 exceptionnelle pour l’enseignement monégasque. Les 50 élèves de terminale du lycée François d’Assise Nicolas Barré ont tous obtenu le baccalauréat. 72 % des bacheliers ont même décroché une mention, dont 15 % la mention « très bien ». Le lycée Albert Ier affiche, quant à lui, un taux de réussite de 99,4 %. Sur les 164 élèves — 125 mentions dont 27 « très bien » -, un seul étudiant n’a pas décroché le fameux sésame. Enfin, même réussite dans l’enseignement technologique?: les 41 candidats du lycée Albert Ier sont désormais bacheliers.

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Monaco Hebdo