samedi 4 décembre 2021
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Trois espaces pour trois femmes d’exception, au Larvotto

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Trois espaces du Larvotto rendent désormais hommage à trois femmes que la principauté considère comme exceptionnelles, chacune ayant marqué son époque et son domaine. Il s’agit de la promenade princesse Louise-Hippolyte, la place Anne-Marie Campora, et la place Joséphine Baker. Elles ont été inaugurées samedi 25 septembre 2021, en présence du prince Albert II et de la princesse Caroline de Hanovre, ainsi que des membres de la famille de ces femmes mises à l’honneur. La première plaque a été dévoilée au niveau de l’esplanade de la Rose des vents, où se trouve la nouvelle place Anne-Marie Campora. Pour rappel, elle est la première femme à avoir été élue maire de Monaco. Elle aura siégé durant trois mandats, de 1991 à 1993, après s’être engagée pendant 20 ans dans la vie communale. Le princesse Louise-Hippolyte ensuite, fille du prince Antoine Ier et mère d’Honoré III, était la première -et la seule- princesse souveraine de l’histoire de la principauté. Décédée prématurément de la variole à seulement 34 ans, elle n’est malheureusement restée souveraine que pendant 10 mois : « Malgré sa brièveté, son règne a cependant marqué notre histoire. Cette princesse déterminée et volontaire a montré à ses sujets qu’une femme pouvait exercer les plus hautes fonctions et, à l’extérieur, elle s’est imposée comme une souveraine légitime aux yeux des puissances étrangères », a déclaré le maire de Monaco, Georges Marsan, durant l’inauguration. Enfin, Freda Josephine McDonald, dite Joséphine Baker, l’artiste aux multiples talents : chanteuse, danseuse et actrice. Elle s’est également particulièrement distinguée comme résistante pendant la Seconde Guerre, sollicitée par les services de renseignement dès 1940, puis comme militante des droits civiques et l’émancipation des populations noires aux États-Unis, confrontées à la ségrégation raciale. À Monaco, on retiendra sa forte proximité avec la princesse Grace où elle s’est plusieurs fois produite. Décédée à Paris en 1975, c’est pourtant au cimetière de Monaco qu’elle repose.  « Ces trois femmes ont toutes été des précurseurs, elles ont ouvert le champ des possibles et ont montré la voie », a conclu Georges Marsan.

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