mardi 30 novembre 2021
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FBI, luxe et prévention

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© Photo Charles Franch / Centre de Presse.

Le FBI, ou plutôt son Académie nationale, a investi le Méridien Beach Plaza du 20 au 24 octobre, pour sa 30ème session. 175 délégués de 27 pays, diplômés de cette académie, ont planché sur le thème « La police dans l’industrie du luxe : défis, prévention et solutions ». Elle a été placée sous la présidence du commandant de police Olivier Jude, qui officie au sein de la brigade des stupéfiants, du proxénétisme et de la criminalité organisée à la Sûreté publique. Celui-ci a été diplômé de l’Académie basée à Quantico aux Etats-Unis, qui s’est ouverte depuis trente ans aux policiers du monde entier. « La réunion est une mise à niveau des connaissances des diplômés de l’Académie. Cela permet de maintenir les techniques d’investigation à un niveau optimal », indique Olivier Jude. Monaco a été désigné en 2007 pour organiser la session, qui donne un avant-goût de l’assemblée générale d’Interpol, centenaire en 2014. Quant au thème, il a été choisi par la police monégasque, experte dans ce domaine. « Il y a une vraie tradition de la prévention à Monaco. La session permet de transmettre nos pratiques », souligne le commissaire Richard Marangoni, nouveau directeur de la Sûreté publique. Une position que rejoint le conseiller de gouvernement pour l’Intérieur Paul Masseron : « La sécurité, c’est le fonds de commerce de Monaco. Ça renforce l’attractivité du pays. Cet événement renforce la crédibilité de la police monégasque »
L’industrie de luxe se porte bien malgré la crise économique. Conséquence, les attaques envers elle se multiplient. « Les malfaiteurs attaquent directement les entrepôts, ils vont à la source. On voyait peu ce genre de choses avant. Rolex vend entre 800 000 et 900 000 montres par an. La société a pensé, dans son système de sécurité, à l’éventualité qu’un groupe armé intervienne dans son entrepôt. Les personnes qui ont des signes de richesse sur elles sont de plus en plus attaquées. Il y a eu par exemple, à Paris, 1 500 arrachages de colliers au premier semestre 2012. Si vous avez un sac Vuitton ou Hermès, vous représentez une valeur. C’est le niveau zéro de la criminalité », explique le commissaire Christophe Haget, patron de la PJ monégasque. Avec ses diplômés de l’Académie, le FBI a tissé un vrai réseau pour lutter contre la criminalité transnationale. Katherine Andrews, attachée légale de l’agence à l’ambassade des Etats-Unis en Italie, accorde beaucoup d’importance à ces relations. Tout comme Christophe Haget : « On a un contact dans tous les pays et dans certains pays sensibles, il est plus facile d’interroger le contact du FBI que les autorités de ces mêmes pays pour obtenir des informations. »

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