lundi 26 octobre 2020
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Droit de vote des femmes :
« pas un combat féministe »

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photo du conseil communal en 1955
Le conseil communal en 1955. A droite, Roxane Noat-Notari, première femme élue au conseil national en février 1963. © Photo Médiathèque de Monaco/Fonds régional

C’est en 1945 que les femmes monégasques ont obtenu pour la première fois le droit de vote et l’éligibilité pour les élections communales. 17 ans plus tard, en 1962, ces droits ont été étendus aux élections nationales. Une évolution qui s’est faite sans révolution.

Par Sabrina Bonarrigo.

Pas de mouvement féministe, ni de révolte populaire. Bien loin de l’esprit des suffragettes — nom donné au mouvement féministe au Royaume-Uni au début du XXème siècle — ou des combats menés en France dans la rue pour l’égalité des droits civiques entre hommes et femmes, à Monaco, le chemin de la parité politique s’est fait lentement. Par étapes, et sans brandir de pancartes. C’est d’abord en 1945 (après une proposition de loi adoptée à l’unanimité au conseil national en 1944) que le droit de vote et l’éligibilité sont accordés aux femmes monégasques, mais uniquement pour les élections communales. « Le droit de vote ayant été accordé aux femmes françaises en avril 1944, il y a sans doute eu un effet d’entraînement », explique l’historien Thomas Fouilleron. Pour le scrutin national, il fallut attendre encore 17 ans… Ce n’est qu’en décembre 1962, avec la promulgation de la nouvelle constitution, que le droit de vote et l’éligibilité sont en effet accordés aux dames. Le prince Rainier III souligna cette avancée d’une simple phrase. « Pour la première fois dans notre histoire, les femmes accèdent à la pleine égalité politique avec les hommes », avait-il indiqué lors d’un discours prononcé dans la salle du Trône, le 17 décembre 1962.

« Un aggiornamento »
Une évolution qui s’est donc faite, à l’époque, sans révolution. « A Monaco, traditionnellement, il n’y a pas de combat, mais plutôt des avancées obtenues après des propositions et des échanges. Toutefois, dès sa création en 1958, l’Union des femmes monégasques avait revendiqué ce droit », rappelle Nicole Manzone-Saquet, présidente de l’UFM depuis 1988. Pourrait-on ainsi parler à l’époque d’un quasi non-évènement ? « Je n’irai pas jusque là. Mais il est vrai qu’en 1962, dans le contexte général de la promulgation de la nouvelle constitution, le fait d’accorder le droit de vote complet aux femmes a été considéré comme un aggiornamento allant de soi. Cette mesure ne faisait pas partie des points de friction entre le prince Rainier III et le conseil national, rajoute Thomas Fouilleron. Même si l’Union des femmes monégasques avait été fondée en 1958, il n’y avait pas de mouvement militant dans le sens que l’on donne au féminisme. »

« Cadre patriarcal »
S’il a fallu attendre quasiment deux décennies (entre 1945 et 1962) pour que les femmes gagnent pleinement leurs droits politiques, c’est aussi en raison du contexte social, et institutionnel de l’époque. « En 1945, le prince Louis II avait dû estimer que la société monégasque n’était pas encore tout à fait prête. Il faut rappeler que nous étions à l’époque dans un cadre resté assez patriarcal, dans la tradition méditerranéenne », suggère Thomas Fouilleron. Autre raison possible avancée par Nicole Manzone-Saquet : étendre ce droit au scrutin national nécessitait une modification de la constitution. « Ce qui explique donc que la procédure a sans doute été un peu longue, indique-t-elle. On parle aussi d’un temps où la femme était considérée comme quasi incapable. Elle ne pouvait pas accomplir d’acte sans l’autorisation de son époux dans quasiment tous les domaines. L’époux, en plus du chef de foyer était le maître. Il n’y a pas eu en revanche d’opposition de l’Eglise à ce sujet. »

Roxane Noat-Notari : première femme élue
C’est donc le 24 février 1963 que les femmes se rendent aux urnes pour la première fois. Au total, 3 096 électeurs et électrices monégasques sont appelés à désigner les 18 représentants du conseil national (1). A l’époque, deux listes s’opposaient. « L’une regroupant des conseillers sortants : l’Union nationale démocratique. L’autre composée de jeunes novices en politique : l’Union monégasque de rénovation nationale. Cette dernière proposa un programme extrémiste refusant toute concession à la France et revendiquant l’indépendance », précise sur ce point Félicitas Guillot dans son ouvrage Reflets d’un siècle de vie publique monégasque. Selon le Nice-Matin de l’époque, 81 % des hommes avaient alors accompli leur devoir électoral, contre 73,07 % des femmes. C’est aussi à l’occasion de ce scrutin, que la candidate Roxane Noat-Notari (également conseiller communal en 1955) devient la première femme élue au conseil national.

La faute aux dames ?
Dans la presse non plus, le fait que les femmes votent pour la première fois n’avait pas fait les gros titres. Les journalistes, en revanche, n’avaient pas hésité à mettre en doute, noir sur blanc, les capacités de la gent féminine à remplir son devoir électoral… « A l’issue du dépouillement on a pu constater que l’urne contenait un nombre exceptionnellement important de bulletins blancs ou nuls (132) alors que pour les élections nationales de janvier 1958 on n’en avait enregistré que 17. A l’époque seuls les hommes votaient. Faut-il en déduire que ce sont ces dames qui ont fait preuve de méconnaissance des règles du vote, lesquelles exigent qu’une seule liste, complète ou panachée soit déposée dans l’urne ? », écrivait un journaliste de Nice-Matin, après le premier tour des élections en 1963.

(1) En 1963, 18 candidats ont été élus pour 5 ans : Roxane Noat-Notari, Louis Aureglia, Charles Bernasconi, Max Brousse, Charles Campora, Louis Caravel, Paul Choinière, Joseph Fissore, Emile Gaziello, Jean-Joseph Marquet, Auguste Médecin (vice-président sortant de la haute assemblée), Jean-Louis Médecin, Jean Notari, Max Principale, Jean-Charles Rey, Dr Joseph Simon (président sortant du conseil national), Edmond Laforest de Minotty et Charles Soccal.

Louis Aureglia, précurseur
« Limité au seul sexe masculin, le suffrage n’est universel que de nom. En outre, il ne fait que consacrer une inégalité que, de nos jours, l’on considère de plus en plus comme une injustice sociale. L’égalité des droits entre l’homme et la femme s’impose de plus en plus à la conscience des peuples civilisés. » Ces déclarations n’émanent pas d’une militante féministe monégasque, ni d’une suffragette isolée… mais bel et bien d’un homme politique très influent à Monaco à son époque, Louis Aureglia (1892-1965). En novembre 1919, il est le premier à formuler une proposition d’extension de la démocratie monégasque aux femmes. « Cette proposition de loi présentée au conseil national, resta lettre morte, rappelle l’historien Thomas Fouilleron. Nous étions alors dans le contexte des suffragettes en Grande-Bretagne et dans un mouvement général d’émancipation des femmes durant la première guerre mondiale. Partout en Europe, les femmes avaient remplacé les hommes qui étaient partis au front, dans l’industrie, dans les bureaux ou dans le monde rural où elles avaient pris également les rênes de l’exploitation agricole. »

L’engagement politique au féminin

Quatorze femmes seront candidates aux élections nationales du 10 février. Quatre d’entre elles évoquent leur engagement en politique.

Par Sabrina Bonarrigo et Adrien Paredes.

«Un pays qui est capable de présenter un tiers de femmes candidates sur chaque liste, c’est une grande porte ouverte pour l’avenir. » Ce constat, c’est Valérie Bernard, chef du service de médecine nucléaire et de rééducation au CHPG, qui le dresse. Avec elle, treize autres femmes* seront en lice pour décrocher un siège de conseiller national, le 10 février. Sept sur la liste Horizon Monaco (Nathalie Amorrati-Blanc, Dylian Antonioli-Peyronnel, Béatrice Fresko-Rolfo, Sophie Lavagna, Anne Poyard-Vatrican, Valérie Rossi, Caroline Rougaignon-Vernon). Sept aussi sur la liste Union Monégasque (Jocelyne Beraudo, Valérie Bernard, Danièle Daumerie, Michèle Dittlot, Alberte Escande, Nicole Manzone-Saquet, Pascale Olivié-Dastakian). Même si ce ne sera pas un record de candidates puisque vingt femmes l’étaient en 2008, présentes sur trois listes, ces quatorze postulantes demeurent le symbole d’une ouverture qui s’est progressivement réalisée durant les années 2000.

Valérie Bernard
« Nous disposons de peu de données sur la parité à Monaco. Un observatoire de la parité aurait une fonction de recueil d'informations. » Valérie Bernard, candidate UM. © Photo Union Monégasque

Béatrice Fresko-Rolfo
« Nous demanderons que les femmes qui ont eu des enfants entre 20 et 30 ans, puissent avoir accès au vivier de la fonction publique si elles ont un peu dépassé l'âge limite de 30 ans. » Béatrice Fresko-Rolfo, candidate HM. © Photo EdWrightImages

Campagne
Avec quatre campagnes à son actif, Michèle Dittlot est la candidate la plus aguerrie aux joutes politiques. Anne Poyard-Vatrican, élue depuis 2003, en est à sa troisième. « J’ai été absente durant 13 ans de la principauté. Lorsque je suis revenue en 1997, Monaco n’avait pas évolué. Je trouvais le pays très en retard dans tous les domaines, notamment le droit des femmes. Soit je ne faisais rien, soit je m’engageais. Le circuit de décisions étant très court ici quand on se donne les moyens d’agir sur les choses, j’ai opté pour la deuxième solution en participant à la naissance de l’UP », se souvient-elle, en précisant : « Pendant la campagne de 2003, on m’a opposé quelques réticences. On m’a dit que les femmes étaient « mal élues » et que ça allait être difficile parce que je devais aussi m’occuper de mes enfants. Qui plus est, j’étais enceinte durant la campagne. Au final, j’ai été très bien élue. » Candidate en 2008, Béatrice Fresko-Rolfo l’est de nouveau en 2013. Elle s’est impliquée « pour l’avenir de ses enfants et pour faire bouger les choses ». « Je suis attirée par les relations intergénérationnelles, j’ai envie de faire évoluer le droit pour les femmes et les familles. Monaco est un état moderne mais il reste des choses à faire », développe la gérante de société.
D’un côté comme de l’autre, on recense des nouvelles venues. Parmi elles, Valérie Bernard dont l’engagement « s’inscrit dans un parcours de vie et d’existence ». « De multiples éléments y ont contribué. Mes parents m’ont élevé dans l’amour de Monaco, avec la fierté d’être monégasque. Mon grand-père maternel a été plusieurs fois conseiller national. Le fait d’exercer un métier humaniste, tourné vers les autres, a également joué. Et puis, j’ai cette envie de rendre quelque chose à ce pays », affirme la candidate. Un sentiment partagé par Nicole Manzone-Saquet, première femme doyenne du conseil national et présidente de l’Union des femmes monégasques depuis 1988. « Etant très attachée à la défense et à la cause des femmes, j’ai pensé que mon engagement politique pouvait amener quelque chose à mon pays. Cet engagement est quelque chose de viscéral. »

Lois
Les années 2000 ont permis de grands progrès pour les droits de femmes en principauté. Plusieurs lois ont été adoptées en leur faveur (interruption médicale de grossesse, transmission de la nationalité, violences conjugales, divorce par consentement mutuel, autorité parentale conjointe…). La loi sur l’IMG a été une « très grande avancée » pour Béatrice Fresko-Rolfo. « L’Eglise a compris que c’était un geste humanitaire et non pas politique », estime Nicole Manzone-Saquet. « C’était une loi remarquable, voulue contre l’avis de tous au départ. Là, il y a une volonté, il y a un chemin », raconte Anne Poyard-Vatrican, également marquée par les lois instituant une égalité homme-femme pour la transmission de nationalité de 2003, 2005 et 2011. « Quand je me suis mariée, le maire disait encore qu’il fallait que l’épouse élise domicile chez le mari. Sur le moment, ça fait grincer des dents », dit-elle. Valérie Bernard souligne qu’« à elle seule, la loi sur la transmission de la nationalité en 2011 résume tout le travail fait pour l’égalité au conseil national, pour poser les bases d’une vraie société égalitaire. » Nicole Manzone-Saquet avait été rapporteur de ce texte, qui était devenu une urgence selon elle : « Il fallait absolument agir, car il y avait, surtout dans les années 90, des mariages inconcevables, des unions parfois tarifées, une sorte de marché à la nationalité. Pour que ce soit dissuasif, la date d’acquisition a d’abord été poussée à 5 ans de vie commune, puis en 2011 à 10 ans. En revanche, nous n’avons pas voulu que la loi soit rétroactive pour éviter par exemple qu’un conjoint déjà marié depuis 4 ans doive encore attendre 6 ans pour obtenir la nationalité monégasque. »

Complémentarité
Pour les quatre candidates, hommes et femmes sont davantage complémentaires que différents. Si les mentalités ont évolué en principauté sur le rôle de la femme tant en politique qu’en société, il y a encore du pain sur la planche. Pas question pour elles cependant d’une instauration de quotas pour parvenir à une parité dans l’hémicycle et dans les postes à haute responsabilité au sein des entreprises privées et publiques. « Il ne doit pas y avoir de quota minimum ou maximum. Il faut que les personnes soient motivées autour d’un même projet, une volonté de faire changer les choses », observe Béatrice Fresko-Rolfo. « Le plafond de verre existe aussi à Monaco. Il faut former les mentalités. Il reste des employeurs qui se disent qu’une femme aura forcément des enfants et qu’elle va se mettre en congé, que si ses enfants sont malades, elle ne viendra pas au bureau. Il y a une approche différente à mettre en place, notamment sur les horaires de réunion. Quand on s’entend dire « Pourquoi ? T’as autre chose à faire ? » lorsqu’une réunion est programmée à 18h, oui on a autre chose à faire. C’est valable aussi au conseil national »», constate Anne Poyard-Vatrican, consultante en management et communication. L’élue ajoute que la complémentarité doit se traduire à tous les niveaux et qu’« il faut mesurer l’impact d’une loi avant de la voter ou d’une décision sur la vie des femmes ». Et trois des quatre candidates de citer en exemple les femmes dans les pays nordiques, à la pointe de l’égalité entre les deux sexes.
Pour Valérie Bernard, « les choses avancent naturellement » pour une plus large place de la femme dans la société monégasque. « Monaco peut être fier de cela. Je ne suis pas partisane des méthodes coercitives et des discriminations positives car cela ne résout pas les problèmes. On impose une chose sans modifier le pourquoi. Ça passe par un changement de mentalité. C’est le plus difficile car hommes et femmes ne fonctionnent pas de la même façon et les rôles sont encore très différents dans la sphère familiale ». La candidate expose également que « les attentes de nos compatriotes ne sont sans doute pas les mêmes ». « Si un homme est élu, on attend de lui qu’il excelle dans son mandat. Si une femme est élue, on attend d’elle qu’elle honore son engagement mais qu’elle honore en parallèle ses responsabilités familiales », analyse-t-elle.

Nicole Manzone-Saquet
« Il fallait absolument agir, car il y avait, surtout dans les années 90, des mariages inconcevables, des unions parfois tarifées, une sorte de marché à la nationalité. » Nicole Manzone-Saquet, candidate UM et rapporteur de la dernière loi sur la nationalité. © Photo Monaco Hebdo.

Anne Poyard-Vatrican
« Pendant la campagne de 2003, on m'a opposé quelques réticences. On m'a dit que les femmes étaient « mal élues » et que ça allait être difficile parce que je devais aussi m'occuper de mes enfants. » Anne Poyard-Vatrican, candidate HM. © Photo EdWrightImages

Enfants
Ces responsabilités familiales peuvent être impactées par la politique. Les candidates ont le soutien de leurs conjoints et de leurs enfants. Mais comment expliquent-elles leur engagement à ces derniers ? « Je ne veux pas que mes filles s’impliquent à cause de moi. Je préfère les laisser en dehors. Il est important de les préserver du mauvais côté de la politique, les protéger des attaques », répond Béatrice Fresko-Rolfo qui confie néanmoins que lorsqu’elle apparaît dans un journal, « ça leur plaît ». « Mon aînée m’a dit l’autre jour : « Il paraît que t’as bien parlé ». Elle en avait discuté avec ses camarades », sourit-elle. « Il y a un équilibre à trouver. Je n’ai pas l’impression que mes vies se maltraitent mais qu’elles s’enrichissent mutuellement et donnent une énergie positive. Ce qui fait ma vie fait partie de celle de mes enfants. Je les sens réceptifs à mon engagement. J’en suis fière et ils sont fiers de moi. Je partage la mission avec eux », affirme Valérie Bernard. De son côté, c’est au détour d’exemples concrets qu’Anne Poyard-Vatrican explique la politique à ses enfants comme la loi anti-tabac, pour leur « donner les clés de la cité ».

Propositions
Sur les deux listes, des propositions ont été formulées en faveur des femmes pour continuer à lutter contre les disparités. Union Monégasque propose entre autres « de faire évoluer la notion administrative de chef de famille en l’attribuant indistinctement aux hommes et femmes », de favoriser l’implication des femmes en politique ou encore la création d’un observatoire de la parité. « Nous disposons de peu de données sur la parité à Monaco. Cet observatoire aurait une fonction de recueil d’informations », détaille Valérie Bernard. Horizon Monaco se focalise sur les aides. La liste souhaite notamment que « les allocations « mères au foyer » soient versées aux femmes monégasques même en cas de concubinage » ainsi que la mise en place d’un stage de formation et de réinsertion dans le monde du travail pour les mères au foyer de longue date ou en long congé parental. Et une autre mesure ciblant l’administration. « Nous demanderons que les femmes qui ont eu des enfants entre 20 et 30 ans, puissent avoir accès au vivier de la fonction publique si elles ont un peu dépassé l’âge limite de 30 ans », indique Béatrice Fresko-Rolfo. La facilitation de l’apposition du nom de la mère aux enfants est une proposition commune aux deux listes.

Bientôt une présidente ou une vice-présidente ?
Une question reste en suspens. A quand une femme présidente ou vice-présidente de l’hémicycle ? Pourquoi pas, répondent les candidates des deux camps. « C’est la personne la plus compétente qui sera désignée, homme ou femme », résume Valérie Bernard. « Mais c’est un poste à haute responsabilité dans lequel il faut avoir des rapports directs avec Monseigneur et avec le gouvernement. Personnellement, j’aurais tendance à plus faire confiance à un homme. Je vois les femmes dans un rôle plus social. Elles peuvent faire beaucoup dans ce domaine », nuance Nicole Manzone-Saquet. Jusqu’à présent, seule Anne Poyard-Vatrican s’était présentée en avril 2011 à la présidence. Mais le contexte était particulier, la majorité UPM venait de se diviser en deux. Elle précise qu’elle ne briguera aucun des deux postes si elle est réélue. La question d’une femme présidente ou vice-présidente trouvera sans doute une réponse à l’avenir. Il faut pour cela garder à l’esprit un constat démographique : les femmes sont plus nombreuses que les hommes à Monaco.

* Ce chiffre pourrait évoluer si la liste Renaissance venait à se déclarer officiellement candidate.

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