samedi 22 janvier 2022
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Caroline de Hanovre milite pour les droits de la femme

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Quarante-six femmes de vingt-deux pays européens se sont réunies à Monaco du 16 au 21 octobre. A l’invitation de l’Union des femmes monégasques (UFM), le Centre européen du conseil international des femmes (CECIF) a tenu en principauté son assemblée générale. En tant que présidente d’honneur, la princesse Caroline de Hanovre a pris la parole pour rappeler que «les femmes ne revendiquent pas plus de droits que les hommes, ni même des droits spécifiques. Elles aspirent – légitimement – à bénéficier exactement des mêmes droits qu’eux. Elles constituent, de toute éternité, la moitié de la population mondiale. Pourquoi celles qui représentent l’espoir de l’humanité devraient-elles n’être pas considérées comme strictement égales au sein du genre humain ?»

“Discriminations d’un autre âge”

Saluant l’action de l’Union des femmes monégasques, la princesse a rappelé que Monaco n’a pas été «épargné par ce phénomène». «Jusqu’à une période récente les femmes n’étaient pas en tous les domaines strictement égales aux hommes. Des adaptations substantielles récentes en matière de droit de la famille ou de la nationalité par exemple ont permis d’abolir ces discriminations d’un autre âge.» « L’interruption de grossesse pour raison médicale, le divorce par consentement mutuel, le congé parental, le travail à temps partiel … sont autant d’évolutions qui ont été apportées grâce à l’implication des femmes ayant siégé au conseil national durant ces 10 dernières années », a de son côté détaillé la présidente de l’UFM, Nicole Manzone-Saquet.

Le CECIF avait  ciblé les débats sur “les femmes en politique”. Et dans ce cadre, «il me parait important que la parole publique ne soit plus portée uniquement par les hommes, mais que chacune et chacun, en fonction de ses sensibilités, soit appelé à s’exprimer», a indiqué la princesse Caroline. Avant de rappeler que «l’expérience nous enseigne que souvent, grâce à leur action politique, les femmes obtiennent la transformation progressive, plus humaine et plus juste, des dispositions juridiques régissant leur pays.» Pour que les femmes retrouvent «la place qui est la leur et à laquelle elles aspirent depuis trop longtemps», il n’y a qu’une issue pour Caroline de Hanovre: changer les mentalités dès l’enfance. «Il faut poursuivre sans relâche le travail d’éducation et de sensibilisation», a-t-elle milité.

A noter que le ministre d’Etat Michel Roger, le président du conseil national Laurent Nouvion, Camille Svara, première adjoint au maire, et  Kim Jungsook, première député de l’assemblée nationale de Corée du sud,  ont également participé à ce séminaire.

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Monaco Hebdo