vendredi 14 août 2020
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710 000 visiteurs au compteur

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Le plan de relance entamé en 2009 par le conseil d’administration du musée océanographique a porté ses fruits. En 2013, l’édifice a accueilli près de 710 000 visiteurs. Un record.

Hisser haut… le musée océanographique. C’est le challenge que s’était lancé Robert Calcagno dès son arrivée en 2009 en tant que directeur général. Ce polytechnicien diplômé des Ponts et Chaussées et ancien conseiller de gouvernement a relevé le défi avec le reste de son “équipage”, et même fait exploser les compteurs côté fréquentation. « Le musée océanographique avait une aura exceptionnelle à l’époque où le commandant Cousteau en était le directeur (de 1957 à 1988, N.D.L.R.). D’ailleurs, il n’est pas rare que l’on me demande encore : « Where is the Cousteau museum ? », sourit l’actuel directeur. Après son départ, la fréquentation du musée s’est toutefois érodée. »

+24 % depuis 2009
A l’été 2009, un changement de cap est décidé. Le conseil d’administration vote un plan de relance pour renforcer l’attractivité du musée. Quatre ans après, le pari semble réussi. En 2013, près de 710 000 visiteurs ont franchi la porte de cet édifice centenaire (contre 550 000 environ dans les années 2000). Depuis 2009, la fréquentation a connu un bond de 24 %. « Nous avons vu la réponse du public. Il ne faut pas s’arrêter là… 100 ans de légitimité dans le domaine de la protection des océans, ça n’existe nulle part ailleurs. »
Il faut dire que l’équipe du musée a réalisé quelques jolis coups. Pèle-mêle : les expositions de Damien Hirst, Huang Yong Ping, ou encore Marc Quinn, côté art contemporain. En 2011, l’exposition consacrée au mariage princier a fait un carton. D’autres évènements internationaux ont aussi permis de braquer les projecteurs sur cet établissement. Lors de leurs visites officielles, le président François Hollande et le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-Moon ont prononcé leur discours au musée. Autre fait marquant : le lancement du Liquid Google Galaxy. Un outil qui a permis de réaliser un relevé photographique complet des fonds marins monégasques. Une première en Europe.

Ambiance Jules Verne
Pour l’année 2014, le musée a décidé de casser la tirelire. L’établissement va consacrer 680 000 euros à la rénovation de l’espace aquarium Méditerranée (1). « Une des pépites du musée », assure Calcagno. Ambiance « Jules Verne et 20 000 lieues sous les mers » garantie. « L’objectif est de rendre la visite ludique et pédagogique avec l’installation de tablettes tactiles informatives. La vie marine est pleine d’anecdotes et de surprises. Nous souhaitons mettre en exergue un certain nombre d’espèces. Peu de gens savent par exemple qu’il y a du corail en mer Méditerranée, que le poulpe a 9 cerveaux, un dans la tête, et un dans chaque pied, ou encore que le mérou change de sexe au fur et à mesure de sa vie. Il est né femelle et en vieillissant, il se transforme en mâle », énumère le directeur. Les visiteurs pourront plonger dans ce nouvel aquarium 2.0 début avril.
(1) Aidé financièrement par la Compagnie monégasque de banque (CMB).

Chinois et soupes d’ailerons

L’expo consacrée aux requins se poursuivra au musée océanographique en 2014 mais avec cette-fois-ci un volet artistique. Au mois de juin, des artistes chinois viendront dévoiler une douzaine d’œuvres d’art. Le choix de la Chine ne s’est pas fait par hasard… « Plus de 100 millions de requins sont pêchés chaque année, dont 60 millions par la Chine en raison de la fameuse soupe d’ailerons de requins qui est un phénomène de mode dans le pays. Ces pratiques mettent en péril l’équilibre de nos océans depuis plusieurs années, explique Robert Calcagno. La Chine a toutefois fait de grands progrès. Le pays a réussi à faire interdire la consommation de soupe d’ailerons de requins dans les banquets officiels, et par plusieurs chaines d’hôtels. Ce colosse de l’économie mondiale va vers une prise en compte grandissante de la protection de l’environnement. »

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