mardi 20 avril 2021
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“Surpassons nos tendances dogmatiques”

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Pierre Brezzo et Philippe Clérissi
Pierre Brezzo et Philippe Clérissi © Photo Monaco Hebdo.

Sur le plan social, le débat continue. Suite à l’interview de la direction de l’Union des syndicats (MH n° 732), Pierre Brezzo et Philippe Clérissi, deux membres de la fédération patronale monégasque, ont souhaité mettre les points sur les i. Voici leur réaction.

Après s’être exprimé dans nos colonnes début février, et suite à la réponse vigoureuse de l’USM, Pierre Brezzo et Philippe Clerissi nous ont envoyé la réaction suivante?:

« Nous avions pu nous exprimer à travers un article intitulé Ils disent stop aux manifs paru dans votre édition n° 730 du 3 au 9 février 2011. Dans votre numéro 732, Mesdames Monique Ferrete, Betty Tambuscio et Angèle Braquetti ont pu, à leur tour, répondre à nos déclarations. Cela est tout à fait normal, dans un Etat démocratique comme le nôtre. Cependant, à la suite de ce second article, nous sollicitons de pouvoir exercer notre droit de réponse par rapport à des propos tenus par Madame la présidente de l’USM, Angèle Braquetti que nous estimons calomnieux. En effet, celle-ci déclarait?: « Je suis nationale aussi. Il y a des Monégasques à l’USM, et ils ne se reconnaissent pas du tout dans les propos xénophobes tenus par Pierre Brezzo et Philippe Clerissi… » La définition donnée par le Larousse de l’adjectif xénophobe est la suivante?: Qui manifeste de l’hostilité envers les étrangers. A quel moment dans notre interview, avons-nous manifesté de l’animosité envers des personnes, au motif qu’elles étaient étrangères?? Cette accusation de Madame la présidente du syndicat des salariés est injurieuse et porte atteinte à notre dignité.

Vestiges de la lutte des classes

Elle s’inscrit malheureusement, selon nous, dans le ton et la méthode préconisés par les dirigeants de l’USM envers ceux qu’ils appellent « les patrons », et avec lesquels ils n’entrevoient que des relations de rapports de force, vestiges de la lutte des classes telle qu’elle existait au siècle dernier… « Le coup de gueule » que nous avons poussé, en tant que nationaux, avait pour objectif, sans vouloir remettre en cause le droit de revendication des salariés, de dénoncer le caractère néfaste pour l’image de Monaco, de la répétitivité de manifestations dans la rue .

Madame Angèle Braquetti rajoute que « nos propos ne font pas honneur au peuple monégasque »… N’en déplaise à Madame la présidente de l’USM, bon nombre de compatriotes nous ont remerciés d’avoir exprimé ce ras le bol qu’ils partagent?! En considération du nombre croissant de salariés en principauté, d’année en année, quelles que soient leurs nationalités, et des conditions générales de travail et de salaires très acceptables qui leur sont proposés, beaucoup, comme nous, ont de plus en plus de mal à supporter que certains « crachent trop souvent dans la soupe »… Nos idéaux de vie personnels nous poussent très naturellement à être respectueux d’autrui, quel qu’il soit, mais à attendre, aussi, dans le même temps, une considération réciproque des uns envers les autres, que l’on soit patrons ou salariés… La prospérité économique ne peut pas être le fruit des seuls patrons comme elle ne peut pas dépendre des seuls salariés?!

Notre cri du cœur passé, et les réactions de l’USM exprimées, nous sommes disposés, comme nous l’avons toujours été, dans l’intérêt du pays et de ceux qui participent à son existence, à tendre la main, avec franchise et détermination, à un syndicalisme ouvrier démocratique, moderne, capable de comprendre que le social ne peut se construire qu’à l’intérieur d’une économie bien portante.

Le pays a la chance de posséder, en la personne du prince Albert II, un dirigeant humain, généreux, soucieux du bien-être de tous… Profitons-en pour surpasser nos tendances dogmatiques et nous mettre à la table des négociations, dans le but d’accomplir progressivement des avancées dans un sens et dans l’autre, afin de bâtir, ensemble, dans notre principauté, un nouvel équilibre « économico-social » réaliste, adapté à un monde qui nous entoure, en grande mutation… »

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