samedi 22 janvier 2022
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Pollution verte?: attention aux allergies croisées

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Fruits
55 % des allergiques au pollen de bouleau sont susceptibles de le devenir également… aux pommes, prunes ou aux noisettes?! © Photo DR.

Alors que la région vient de connaître ses pics d’alerte maximum aux pollens de cyprès, de nombreux spécialistes s’inquiètent des risques d’allergies croisées, avec certains fruits notamment. Explications.

Si elles irritent depuis plusieurs semaines trachées et bronches des personnes sensibles, les allergies aux pollens de cyprès et d’olivier pourraient bien prolonger leurs effets au-delà du printemps?! Derrière les allergies aux graminées, de plus en plus de patients se découvrent en effet des allergies dites « croisées » à différents fruits et légumes. Susceptibles de se révéler à court ou moyen terme, ces allergies associées peuvent rendre redoutables du jour au lendemain la consommation de prunes, pommes ou fruits exotiques. On estime ainsi que 55 % des allergiques au pollen de bouleau sont susceptibles de le devenir également… aux pommes, prunes ou aux noisettes?! Ceux aux pollens d’ambroisie risquent de faire mauvais ménage avec le céleri ou l’aneth… Les allergiques aux pollens de cyprès et d’olivier ont eux intérêt à se méfier particulièrement… des pêches?! 2 % de la population française serait globalement touchée par ces croisements d’allergies.

Longtemps méconnu, ce phénomène s’explique aujourd’hui de mieux en mieux. Un pollen qui vole dans l’air, un fruit que l’on croque ou même un bout de viande que l’on mange peuvent en effet partager des protéines communes qui, chez un même individu, sont susceptibles de générer des réactions et intolérances en chaîne. La molécule responsable des symptômes de l’asthme et des rhinites présente dans le pollen de bouleau se retrouve également dans la cerise ou la pomme, expliquant la fréquence des allergies croisées. Certains de ces croisements peuvent être nettement plus déroutants?: escargots et acariens ou noix et fruits exotiques partagent eux aussi des protéines allergisantes communes.

Mécanisme complexe

Si les chercheurs identifient de mieux en mieux ces différents croisements et les diagnostiquent de plus en plus facilement chez une personne allergique, ils ont encore du mal à expliquer leurs mécanismes d’actions et à prédire le risque de développer une allergie croisée au fil de sa vie. « On est face à un mécanisme très complexe, explique le docteur Philippe Auriol, allergologue à Bordeaux. Car il existe en fait de très nombreuses protéines allergisantes au sein d’un même fruit ou pollen. On ne les connait pas forcément toutes et elles n’entraîneront pas les mêmes réactions chez un individu. On a donc encore beaucoup de chemin avant de pouvoir prédire des facteurs de risques individualisés en terme de croisement. »

D’ici là, mieux vaut commencer… par se faire dépister?! D’autant qu’un tiers des personnes allergiques n’ont pas identifiées leur intolérance. Une première journée nationale de dépistage gratuite est d’ailleurs organisée le 7 avril prochain en France (1). Profitez-en?!

(1) Journée gratuite de dépistage des allergies le jeudi 7 avril organisée par l’Association française de prévention des allergies (AFPRAL) en partenariat avec www.allergique.org. Dépistages gratuits à Nice auprès du docteur Frédérique Louis-Donguy (04?93?97?61?61) et à Le Tignet auprès du docteur Olivier Bocalto (04?93?09?95?17)

Faut-il débrancher son téléphone pour bien dormir??
Oui, selon une étude de la National Sleep foundation aux USA. Pour les experts de l’institut, l’usage d’appareils technologiques (télé, téléphone, jeux vidéos, ordinateurs,…) dans l’heure qui précède le coucher stimulerait le cerveau et empêcherait la sécrétion d’hormones destiné à avertir le corps humain sur son degré de fatigue. La fondation recommande d’enlever tout appareil technologique de la chambre à coucher et d’éviter leur contact une heure avant d’aller au lit.
Le Bisphénol A perturbe-il (aussi) l’équilibre??
Déjà reconnu comme un perturbateur hormonal qui pourrait mettre en danger la fertilité chez l’adulte, le bisphénol A pourrait également perturber la notion d’équilibre. Le composant longtemps employé dans le plastique de nombreux biberons pourrait en effet avoir une influence sur le développement de l’oreille interne, dès le stade embryonnaire. Le phénomène n’a pour l’instant été observé que chez l’animal, à travers différents travaux d’une équipe française du CNRS. Les scientifiques veulent identifier les récepteurs en cause et évaluer l’impact possible chez l’homme, le Bisphénol A étant déjà suspecté d’agir comme facteur de risque sur différents problèmes de croissance et maladies – notamment cardiovasculaires.
Mesurer son tour de taille pour prévenir les infarctus??
Cette piste récemment avancée pour prévenir le risque cardio-vasculaire vient d’être contredite par une grande étude qui a évalué le tour de taille sur dix ans de plus de 200?000 personnes dans 17 pays. Selon eux, la tour de taille ne serait pas plus (ni moins) parlant que l’indice de masse corporelle pour évaluer le risque cardiovasculaire. Si le risque est bien associé à l’excès de graisses, tous les bourrelets se valent en la matière..

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Monaco Hebdo