vendredi 30 juillet 2021
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Face au Covid-19, les vaccins moins protecteurs chez les immunodéprimés

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Comme l’explique le directeur de recherches du CNRS et spécialiste des coronavirus, Bruno Canard, dans l’interview qu’il nous a accordée dans ce numéro, les vaccins contre le Covid-19 sont peu efficaces chez les patients greffés ou dialysés.

En effet, ils ne déboucheraient pas sur une réponse immunitaire suffisante, même après deux injections.

Bien évidemment, les personnes immunodéprimées constituent un groupe de personnes à risques face au coronavirus, avec, à terme, la perspective de développer une forme grave de cette maladie. Selon des chiffres communiqués par la Société francophone de transplantation, 33 personnes transplantées et vaccinées avec deux doses ont été infectées. Huit ont été hospitalisées et trois sont décédées. Quelle stratégie adopter face à cette situation ? Certains évoquent la possibilité d’ajouter une troisième dose de vaccin, pendant que d’autres préconisent de vacciner l’entourage de la personne concernée, ainsi que le personnel médical qui en a la charge. En France, le conseil d’orientation de la stratégie vaccinale contre le Covid-19 devrait se prononcer prochainement sur cette question. « Plusieurs pistes sont également possibles : faire un plus grand nombre d’injections, comme c’est le cas pour l’hépatite B, ou utiliser des vaccins avec des adjuvants, qui augmentent la réponse immunitaire », a indiqué au Monde la professeure Odile Launay, directrice du centre de vaccinologie Cochin-Pasteur et responsable de la plateforme d’essais cliniques Covireivac, coordonnée par l’Inserm.

Études

Selon Renaloo, une association de patients atteints d’insuffisance rénale (http://www.renaloo.com), les décès constatés chez les personnes dialysées (17 %) et greffées (15 %) positives au Covid-19, dépassent ceux enregistrés dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) (13 %), qui présentent pourtant une moyenne d’âge plus élevée. Afin d’en savoir plus, des études à plus grande échelle sont en cours. Dans le cadre de Covireivac, l’ANRS Maladies infectieuses émergentes a ainsi lancé Cov-Popart [pour cohorte vaccinale Covid-19 des populations particulières — NDLR], une étude qui va s’appuyer sur environ 10 500 personnes. Objectif : estimer la production d’anticorps de 8 650 personnes vaccinées atteintes de maladies qui peuvent avoir un impact sur leur immunité. L’influence des variants et leur rôle dans les échecs vaccinaux sera aussi passée au crible. Si vous souhaitez participer : https://www.covireivac.fr/vous-allez-etre-vaccine-contre-la-covid-19-faites-progresser-les-connaissances-en-participant-a-la-cohorte-anrs-cov-popart. Dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca), les CHU de Nice et de Marseille prennent part à cette grande étude.

Pour retrouver notre interview de Bruno Canard, directeur de recherches du CNRS et spécialiste des coronavirus, cliquez ici.

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