dimanche 19 septembre 2021
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Comment protéger les jeunes des “bitures express”??

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Pub Irlandais
La police de Dublin s'apprête à recruter des mineurs pour « piéger » les pubs qui servent de l'alcool aux moins de 18 ans. © Photo Monaco Hebdo.

De plus en plus de jeunes s’adonnent à ces « drinking parties » particulièrement arrosées et aux conséquences parfois dramatiques. A l’heure de la rentrée universitaire, des experts plaident pour l’instauration de prix minimum de vente des alcools…

Comment protéger les jeunes d’une consommation excessive d’alcool lors des sorties et soirées?? La question redevient centrale à l’heure d’une rentrée universitaire qui rime encore une fois avec week-end d’intégration et soirées étudiantes vite arrosées. Dans la ligne de mire?? Les fameux « binge drinking », ces hyperalcoolisations de groupe qui consistent à ingurgiter un maximum d’alcool en un minimum de temps, frisant parfois coma et hospitalisation. L’OMS (Organisation mondiale de la santé) a récemment chiffré cette « binge attitude » à cinq verres d’alcool fort pour les garçons et quatre pour les filles. Dans les faits, les quantités avalées sont souvent bien plus importantes?! Un récent sondage de la mutuelle étudiante SMENO révélait que 41 % des garçons boivent en moyenne plus de sept verres par soirée. 16 % d’entre eux (et 9 % des filles) avouent au moins une « biture express » par semaine. Une enquête auprès des étudiants monégasques montrait il y a trois ans que 8 % des filles admettent boire de façon excessive au moins… dix fois par mois?!

Clips de prévention

Ces « délires » alcoolisés inquiètent d’autant plus que les scientifiques en soulignent de plus en plus les effets néfastes. Comportements à risque sur les routes ou au lit certes, mais aussi comas et atteintes neurologiques?: une récente étude américaine montrait, IRM à l’appui, des séquelles équivalentes à celles de patients adultes alcooliques dans les cerveaux d’ados « binge drinkers ».

Pour lutter contre le phénomène, la ville de Paris a récemment mis en ligne des clips de prévention inspirés de films d’horreur et le site www.alcoolinfoservice.fr devrait proposer début 2011 des conseils individualisés pour réguler sa consommation. A l’étranger, les plans anti-bitures express se multiplient également?: la police de Dublin s’apprête à recruter des mineurs pour « piéger » les pubs qui servent de l’alcool aux moins de 18 ans et les bars de Londres doivent désormais tous proposer des fontaines à eau gratuites.

Suffisant?? Pas sûr. Il y a quelques semaines, le National Institute for Health and Clinical Excellence anglais a plaidé pour une mesure plus radicale?: l’instauration de prix minimum de vente de l’alcool en supermarché, là où les jeunes s’approvisionnent le plus. Selon leurs études, fixer un prix minimum de 0,60 euro la canette de bière (qui peut se vendre 0,30 euro pièce en packs) sauverait 3?400 vies par an dans le pays. Le Pdg de la chaîne de supermarchés anglais Tesco s’est déjà dit en faveur de la mesure. « C’est une initiative intéressante, d’autant que l’enjeu n’est pas simplement la prévention de comportements à risque ponctuels du type binge drinking, mais bien plus la banalisation d’alcools chez les jeunes qui peuvent entraîner de vraies toxicomanies autrement plus difficiles à prendre en charge », plaide Pierre Cano, animateur pour la région PACA du réseau ANPAA (Association nationale de prévention en alcoologie).

Faut-il redouter le H1N1 cet hiver??
Oui, à en croire l’OMS (Organisation mondiale de la santé) qui annonce un hiver « postpandémique » avec un H1N1 qui circulera encore, mais sous forme de virus grippal saisonnier avec des flambées localisées. Deux vaccins anti-grippaux disposeront cet hiver des souches H1N1 pour prévenir la contamination. Leur usage est tout particulièrement recommandé aux personnes à risque?: femmes enceintes à partir du deuxième trimestre de grossesse, personnes obèses ou atteintes de maladies endocriniennes.
Les asthmatiques sont plus sensibles aux allergies alimentaires…
C’est la conclusion d’une étude américaine menée sur plus de 8?000 personnes victimes d’allergies liées à des aliments. Selon les scientifiques, les personnes asthmatiques sont 3,8 fois plus susceptibles de développer ce type d’allergie. Plus inquiétant?: les patients ayant été hospitalisés pour de lourdes crises d’asthme multiplient ce même risque par… sept. Les chercheurs recommandent un suivi renforcé des personnes asthmatiques afin d’identifier au plus tôt d’éventuels symptômes d’intolérances alimentaires.
…Mais pas forcément aux montagnes russes?!
Deux chercheurs néerlandais viennent de recevoir dans les murs de la très vénérable université de Havard aux USA le « Ig Nobel » de médecine pour une fort sérieuse étude sur les effets supposés de séances de montagnes russes dans les parcs d’attraction pour soulager l’asthme. Créé en 1991 avec le patronage de la revue scientifique « Annals of Improbable Research », ce prix Nobel très alternatif récompense chaque année les travaux scientifiques les plus farfelus ou ridicules. A noter que le « Ig Nobel » de physique est revenu à des scientifiques néo-zélandais qui ont démontrer que marcher en enveloppant ses chaussures dans des chaussettes limitait les chûtes sur surfaces glacées. A tester cet hiver.

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Monaco Hebdo