samedi 22 janvier 2022
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« Les femmes ne doivent pas
avoir peur d’aller faire une mammographie »

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Chaque année en France, près de 12 000 femmes meurent d’un cancer du sein selon l’Institut national du cancer. Pourtant, dépisté tôt, il peut être guéri dans neuf cas sur dix. A l’occasion d’Octobre rose, le docteur Cécile Ortholan, chef du service d’oncologie radiothérapie du centre hospitalier Princesse Grace (CHPG) et le docteur Georges Garnier, oncologue au CHPG, rappellent l’importance d’un dépistage précoce. Interview à deux voix.

Quels signes doivent alerter ?

Cécile Ortholan : Les patientes doivent apprendre à se palper les seins, à faire une autopalpation, ce qui leur permet de dépister elles-mêmes des anomalies. L’autopalpation ne remplace pas l’examen clinique qui est fait par le médecin. Les signes qui doivent alerter sont une grosseur ressentie dans le sein ou dans l’aisselle, un écoulement du mamelon, une modification de forme du sein, ou alors un placard inflammatoire qui apparaît sur le sein. Mais dans la plupart des cas, les cancers du sein ne sont pas palpables. Ils sont dépistés uniquement par la mammographie. Ce n’est pas parce que l’on ne palpe rien, qu’il n’y a nécessairement rien.

Les femmes sont-elles suffisamment sensibilisées à l’autopalpation ?

Georges Garnier : En cancérologie, malheureusement très souvent quand il y a des signes cliniques, cela signifie que la maladie est déjà avancée. Mais le sein est un organe externe, et quand on a des signes cliniques, on peut se palper. L’autopalpation est donc un très bon test et son rapport bénéfice/risque est extrêmement favorable. Mais les femmes ne sont pas assez sensibilisées. C’est un élément culturel qui pourrait être incrémenté par les médecins traitants ou les gynécologues.

Quels sont les examens pour dépister un cancer du sein ?

C.O. : Le dépistage ne se limite pas à la mammographie. Il faut aussi y associer l’examen clinique. Et quand on combine ces deux examens, on diagnostique plus de 95 % des cancers du sein. Dans certains cas particuliers, il faut y ajouter une imagerie par résonance magnétique (IRM), notamment pour les patientes à très gros risque familial. Chez elles, le dépistage comportera aussi une IRM.

Comment est organisé le dépistage à Monaco ?

C.O. : À Monaco, un dépistage est organisé pour les femmes de 50 à 74 ans avec une mammographie, un examen clinique tous les deux ans. Ce dépistage organisé est remboursé par les caisses sociales monégasques. C’est tout l’intérêt de rentrer dans le programme de dépistage.

Avec le dépistage de masse, n’y a-t-il pas un risque de surdiagnostic ?

C.O. : C’est la polémique actuelle. On estime que 10 % des cancers du sein n’évoluent pas et n’auraient pas d’incidence s’ils n’étaient pas dépistés de façon précoce. Mais pour 90 % des cancers du sein, dépistés grâce au dépistage, on a un gros bénéfice de les avoir diagnostiqués car ce sont souvent des cancers qui sont diagnostiqués très tôt et qui sont guéris dans l’immense majorité des cas. La polémique sur le diagnostic ne concerne en fait que les 10 % de cancers qui n’évolueraient pas.

G.G. : Certains pays ont abandonné le dépistage de masse et ne valident plus la mammographie de dépistage organisé en raison du rapport surdiagnostic/bénéfice. Le surdiagnostic signifie faire un diagnostic d’une tumeur qui n’évoluerait pas spontanément et pour laquelle on va induire des morbidités relativement gênantes. La politique de santé française et monégasque a décidé que ce surdiagnostic n’était pas délétère et que le bénéfice était supérieur au surdiagnostic et aux morbidités induites.

Les femmes jeunes sont-elles épargnées par le cancer du sein ?

C.O. : Le cancer du sein n’est pas forcément un cancer de la femme âgée, même si l’immense majorité des patientes sont âgées. Malheureusement, des femmes jeunes, voire très jeunes, sont atteintes d’un cancer du sein.

Faut-il donc étendre le dépistage de masse aux femmes plus jeunes, avant 50 ans ?

C.O. : Il n’y a pas de bénéfice à le faire sur l’ensemble de la population. Il n’y a pas de bénéfice à dépister l’ensemble des femmes de 40 ans. En revanche, certaines femmes de 40 ans sont plus à risque que d’autres de faire un cancer du sein. Il s’agit notamment des femmes qui ont des antécédents familiaux de cancer du sein, les femmes qui ont certaines lésions bénignes du sein ou certaines anomalies de la glande mammaire. Dans ce cas, on entre non pas dans un dépistage de masse, mais dans un dépistage individuel sur des facteurs de risque individuels. Et ces patientes de 40 ans et plus qui sont à risque doivent en parler à leur médecin traitant ou leur gynécologue. Sur ces facteurs de risque, on peut et on doit faire des mammographies avant 50 ans. Mais il ne s’agit pas d’un dépistage de masse.

G.G. : Il n’y a pas assez de cas chez les jeunes, même si cela marque toujours plus, pour étendre la campagne de dépistage. Pour dépister un cancer du sein, il faut de très nombreuses mammographies. Et dans cette population, moins à risque, où il y a beaucoup moins de cancers, le ratio devient défavorable. À titre médical, je ne pense donc pas qu’il faille élargir le dépistage. Notre mission est de rendre service à l’ensemble de la population.

Comment expliquer que les femmes jeunes soient plus touchées qu’auparavant ?

C.O. : On n’a pas de réponse certaine. Il y a probablement des facteurs environnementaux, notamment l’imprégnation hormonale des femmes dans ce qu’elles mangent… Il y a probablement beaucoup d’œstrogènes dans l’alimentation, ce qui augmenterait le risque de cancer du sein. On pointe aussi la responsabilité des perturbateurs endocriniens. Mais nous n’avons aujourd’hui aucune certitude, ni d’explication certaine pour cette augmentation du risque. Mais probablement que des facteurs de risque environnementaux interviennent.

Des études sont-elles en cours sur ce sujet ?

C.O. : Oui, de grandes études épidémiologiques sont en cours. Nous aurons peut-être des réponses dans quelques années. On pourra ainsi limiter l’exposition à ces facteurs de risque.

Le recours aux tests génétiques est-il une bonne solution ?

C.O. : Beaucoup de patientes envoient un échantillon sanguin dans des laboratoires, souvent aux États-Unis. Le problème, c’est la fiabilité du test qui est souvent inconnue. Chez ces patientes, on trouve assez fréquemment des mutations génétiques, dont on ne connaît pas l’impact à long terme. Cela signifie qu’elles sont porteuses de certaines anomalies de gènes mais nous ne sommes pas certains que ces anomalies soient impliquées dans la survenue d’un cancer du sein. Si les patientes passent par une consultation oncogénétique en France, lorsqu’elles ont ces mutations de signification inconnue, elles entrent dans des programmes de suivi. Et si à l’avenir, on s’aperçoit que ces mutations sont des mutations cancérigènes, on leur propose une prise en charge. Quand elles passent directement par les États-Unis, il n’y a pas de suivi de ces mutations de signification indéterminée et cela est un vrai problème pour l’avenir. Les patientes se tournent vers ces solutions aux Etats-Unis, parce que l’accès aux tests génétiques est très encadré et restrictif en France. Et surtout, le délai de rendu des résultats est très long. Il faut parfois attendre près d’un an, ce qui n’est pas acceptable dans certaines situations.

G.G. : Aujourd’hui, aucune donnée scientifique ne permet de valider ces tests en termes de diagnostic précoce ou de dépistage. Peut-être que cela va évoluer mais actuellement, rien n’est validé.

Quels sont les traitements du cancer du sein ?

C.O. : Si un cancer du sein est diagnostiqué à un stade précoce, le taux de guérison s’élève à 99 %. Quand on est diagnostiquée à un stade très précoce, la première étape, c’est la chirurgie, avec aujourd’hui des chirurgies très performantes que l’on peut intégrer dans des techniques de chirurgie plastique. Les patientes ont un petit bénéfice esthétique à cette opération. Ensuite, on analyse la pièce opératoire. S’il y a certains facteurs de gravité, on propose une chimiothérapie. Et s’il n’y a pas de facteurs de gravité, on délivre une radiothérapie, des séances de rayons, pendant environ un mois et demi. Par la suite, pour certaines patientes qui expriment les récepteurs hormonaux, on met en place un traitement d’hormonothérapie. Il consiste à prendre un cachet pendant cinq à dix ans.

Quelle prise en charge pour les cancers du sein au stade métastatique ?

C.O. : Pour les patientes pour lesquelles on diagnostique un cancer du sein à un stade métastatique, c’est-à-dire que des cellules sont sorties du sein et des ganglions, la prise en charge a beaucoup évolué au cours des deux dernières années. On fait désormais de moins en moins de chimiothérapie pour ces patientes car de nouveaux médicaments sont apparus. Ils font partie d’une classe thérapeutique qui s’appelle inhibiteur de “checkpoint”. Il ne s’agit pas d’une chimiothérapie, ce sont des médicaments beaucoup mieux tolérés qu’une chimiothérapie. Ils sont extrêmement efficaces et représentent aujourd’hui le traitement de première intention. Certaines patientes peuvent rester des années sans chimiothérapie avec une maladie contrôlée, ce qui n’était pas forcément le cas il y a cinq ou dix ans. Le pronostic s’est très nettement amélioré avec des traitements moins lourds et une meilleure qualité de vie.

Peut-on aujourd’hui guérir d’un cancer du sein ?

C.O. : On peut guérir quand la maladie est diagnostiquée tôt, c’est-à-dire à un stade où il n’y a pas de métastases. En revanche, lorsqu’on diagnostique une patiente qui a déjà des métastases, il n’y a pas de guérison. On essaie de contenir la maladie le plus longtemps possible, mais la maladie reste présente en permanence chez la personne, d’où l’intérêt de dépister tôt. Car quand on est dépistée tôt, on peut tout à fait guérir, c’est-à-dire que la maladie ne revient jamais au cours de la vie. Quand il y a des métastases, on cherche à atteindre la rémission, c’est-à-dire l’absence de cellules visibles. Mais cela ne veut pas dire qu’il n’y en a plus.

Quels sont les effets secondaires des traitements ?

C.O. : Les traitements d’un cancer du sein portent atteinte à la féminité, à un moment de la vie difficile, au moment de la ménopause. Ils portent aussi atteinte à l’image corporelle. Il y a parfois une chute de cheveux, une fatigue, des atteintes de la peau… Au-delà des effets secondaires spécifiques de chaque thérapeutique, il faut que les patientes aient une prise en charge globale. C’est-à-dire une prise en charge esthétique, une prise en charge de la sexualité, des problèmes psychologiques engendrés… Elles peuvent ainsi mieux traverser cette période de cancer qui est une atteinte à leur féminité. On essaie de mettre en place une gestion à la fois médicale des effets secondaires, mais aussi des soins de support autour de la patiente avec une kiné qui apprend à faire des massages, un médecin spécialiste de la sexologie, une diététicienne pour éviter les prises de poids… Grâce à cette prise en charge très active, non médicale, on arrive à limiter les effets secondaires.

Proposez-vous cet accompagnement au CHPG ?

C.O. : Oui, nous proposons cet accompagnement au CHPG. Tout est organisé autour d’un parcours de soins de la patiente. Des intervenantes de professions paramédicales interviennent à chaque étape du traitement du cancer. Par exemple, pour les patientes qui ont eu une mastectomie [ablation du sein — N.D.L.R.], une reconstruction mammaire, une personne va faire le tatouage du mamelon. Ensuite, une diététicienne intervient pour limiter la prise de poids. On propose aussi une prise en charge sexologique… Tout cela est organisé sur un parcours de soins. Cet accompagnement est aussi important que le traitement du cancer lui-même.

Quels autres soins de support proposez-vous au CHPG ?

C.O. : Depuis quelques mois, nous proposons aussi la dermopigmentation de façon gratuite, à la fois pour les sourcils des patientes et sur le tatouage des aréoles en post-mastectomie, avec une aréole réalisée en 3D, une consultation qui permet de choisir les pigments… Une infirmière est dédiée à ce domaine. C’est un vrai plus par rapport à la perte de féminité pendant la maladie. On propose même de tatouer les sourcils avant leur perte.

G.G. : À l’hôpital de jour de chimiothérapie, des chefs cuisiniers viennent aussi tous les jours faire à manger sur place. Ils prennent les commandes des patients et ils font du cru, coupé sur place… ce qui est un peu plus stimulant pour l’appétit.

Et le risque de récidive ?

C.O. : Quand les cancers du sein sont diagnostiqués de façon précoce, le risque de récidive est très faible, mais il est sur le long terme. Malheureusement, des récidives peuvent survenir cinq à dix ans après le diagnostic du cancer. Il faut donc un suivi régulier pour pouvoir diagnostiquer ces récidives à un stade précoce. Parfois, on peut rattraper la situation et à nouveau guérir la patiente. Par exemple, en réalisant une seconde chirurgie. Si on est dans une situation où il s’agit d’une récidive métastatique, il faut proposer les traitements les moins lourds possibles si on diagnostique la récidive à un stade précoce. Il s’agit donc d’un risque de récidive à long terme.

G.G. : Psychologiquement, la récidive est terrible. Près de 10 % des cancers du sein récidivent. Mais tout dépend des facteurs pronostiques. Les femmes qui ont des tumeurs et des gros ganglions ont un facteur de risque plus important. On dit souvent que le cancer du sein est de plutôt bon pronostic, mais on n’est jamais définitivement guéri au sens psychologique du terme. Les femmes qui ont eu un cancer du sein doivent ensuite passer une mammographie tous les ans, et c’est un poids psychologique très important.

Comment prévenir le cancer du sein ?

C.O. : Il s’agit d’un ensemble de facteurs. Il faut limiter la consommation d’alcool, limiter l’exposition solaire, il y a aussi les grossesses. Les femmes qui ont plus d’enfants ont moins de risque que celles qui n’en ont pas. L’allaitement maternel est aussi un facteur très protecteur du cancer du sein. L’activité physique est aussi recommandée, elle permet de diminuer le risque de cancer du sein et le risque de récidive.

Quels sont les bienfaits du sport ?

C.O. : Le sport est très important au décours d’un cancer du sein. Il minimise le risque de récidive et il diminue les effets secondaires de tous les traitements. Il faut que les patientes fassent du sport adapté à leur niveau, à leurs possibilités. Tout le monde peut faire de l’activité physique, elle n’est pas réservée aux patientes en meilleure condition ou à celles qui sont sportives. Il faut simplement faire une activité physique adaptée à sa condition : marche, natation…

Où en est la recherche ?

C.O. : On a fait un bond formidable avec les inhibiteurs de “checkpoint”. On va poursuivre ce développement dans les prochaines années. On les mettra peut-être de plus en plus tôt par rapport à la maladie. Concernant l’immunothérapie, dont on entend beaucoup parler, un bénéfice sur les cancers agressifs sera peut-être démontré dans les années à venir. Des industriels mènent des recherches, des nouvelles molécules vont apparaître. Quand on pense au cancer du sein il y a quinze ans, pour lequel on n’avait que des chimiothérapies, quand on voit le pronostic qu’avaient les patientes dans le passé, maintenant le pronostic s’est amélioré. On a fait des bonds énormes en quinze ans, et il est probable qu’on fasse les mêmes bonds dans les quinze prochaines années.

G.G. : On a beaucoup progressé ces dernières années sur l’optimisation de certains traitements d’hormonothérapie. Beaucoup de nouvelles molécules se développent. Elles sont soit à large spectre, soit plus ciblées. On peut avoir des médicaments ciblés contre certaines mutations. Enfin, pour un petit pourcentage de cancers du sein triple négatif, un profil particulier assez rare, très récidivant et de mauvais pronostic, l’immunothérapie va probablement prendre une place.

Le cancer du sein peut-il toucher les hommes ?

C.O. : Oui, le cancer du sein touche aussi les hommes : 1 % des cancers du sein sont des cancers de l’homme. Les hommes ne sont pas du tout au fait des signes du cancer du sein, mais lorsqu’il y a une anomalie dans le sein, ou lorsqu’il y a un écoulement dans le mamelon chez l’homme, il faut que les hommes aillent consulter. Chez l’homme, le cancer du sein est de moins bon pronostic que celui des femmes, d’où l’intérêt d’être alerté par des signes très précoces.

Si vous aviez un message à faire passer, ce serait lequel ?

C.O. : J’ai envie de dire aux femmes de ne surtout pas avoir peur d’aller faire une mammographie, parce que la raison pour laquelle les patientes n’adhèrent pas au programme de dépistage, c’est qu’elles ont peur de faire leur mammographie au cas où on leur découvrirait un cancer du sein. Mais il ne faut pas voir les choses de cette manière. Dans l’immense majorité des cas, les mammographies sont normales et quand on découvre un cancer du sein, il s’agit souvent d’un cancer du sein de très bon pronostic, pour lequel il existe des traitements qui ne sont pas lourds. Faire une mammographie peut sauver la vie. Certaines patientes, qui n’ont jamais fait de mammographie, arrivent avec un cancer du sein très avancé. C’est dommage, car si elles étaient entrées dans le programme de dépistage, elles n’en seraient pas là. Les patientes ne doivent pas avoir cette peur panique qui les empêche d’aller faire la mammographie. Il faut qu’elles soient rassurées par rapport à la prise en charge proposée quand on a un cancer du sein, qui se guérit quand il est dépisté tôt.

G.G. : Un cancer diagnostiqué tôt est un cancer guéri. On n’impose rien, mais il faut y penser. Octobre rose sert à rappeler l’importance du dépistage. En principauté, les actions menées sont sympathiques, positives, plutôt ludiques, et c’est une bonne chose. Une femme sur huit ou neuf fera un cancer du sein dans sa vie. Du coup, des familles qui ont été épargnées par un cancer en général, et un cancer du sein en particulier, il n’en existe pas beaucoup. Cela peut donc obliger à y penser.

Le chiffre

300

C’est le nombre de femmes prises en charge au centre hospitalier princesse Grace (CHPG) pour un cancer du sein. Cent cinquante nouveaux cas y sont diagnostiqués chaque année. L’âge moyen des patientes est de 60 ans, 23 % d’entre elles ont moins de 50 ans et 14 % ont 80 ans ou plus. Concernant la prise en charge, 102 patientes ont été opérées pour un cancer du sein en 2017, 156 ont eu des séances de radiothérapie et 111 ont subi des séances de chimiothérapie. N.G.
Santé

La mobilisation contre le cancer du sein se poursuit

A l’occasion d’Octobre rose, de nombreux rendez-vous sont proposés pour sensibiliser au dépistage, informer sur les traitements et l’accompagnement dans la prise en charge du cancer du sein. Des professionnels du centre hospitalier princesse Grace (médecins, infirmiers, psychologues, diététicienne, kinés…) seront présents place du Marché, de 9h à 13h le samedi 19 octobre. Le lendemain, c’est au stade Louis II qu’une collecte de sang Octobre rose et un stand d’informations seront mis en place de 14h à 17h. Là aussi, des professionnels du CHPG répondront et échangeront avec vous sur de nombreuses thématiques (traitements, soutien, prévention…). Enfin, le CHPG assurera une permanence dans le hall de la Tour Maternité mardi 22 octobre, de 11h à 14h. N.G.
Santé

Et si les chiens permettaient de dépister le cancer du sein ?

Au début du mois d’octobre, l’institut Curie a présenté les premiers résultats de son étude KDOG, dont le but est d’évaluer la possibilité d’utiliser l’odorat des chiens pour détecter un cancer du sein. Cette étude fait suite aux travaux de recherche d’Isabelle Fromantin, docteure en sciences et infirmière, qui démontrent que le cancer du sein dégage des odeurs indétectables pour l’homme, mais pas pour le meilleur ami de l’homme. En effet, un chien formé à la détection serait capable d’identifier la présence d’une tumeur, en reniflant des lingettes ayant été en contact avec la peau et la sueur des femmes. Selon l’institut Curie, les taux de réussite des chiens KDOG atteignent près de 100 %. Pour confirmer ces résultats prometteurs, une étude clinique de deux ans portant sur 450 volontaires va prochainement être lancée par les chercheurs, dont l’objectif est de « mettre au point une méthode de dépistage facile, non coûteuse, non invasive » et moins douloureuse que la mammographie. L’odorologie canine est aussi en test pour d’autres cancers, comme le poumon, les ovaires, ou encore la prostate. N.G.

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Monaco Hebdo