dimanche 24 janvier 2021
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Affaire Le Roux : Agnelet en cassation

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Vingt ans de prison. C’est la peine à laquelle a été condamné Maurice Agnelet par la cour d’appel de Rennes pour le meurtre d’Agnès Le Roux, vendredi 11 avril. Une histoire vieille de 37 ans qui passera par un quatrième procès. L’ex-avocat niçois et assassin présumé de l’héritière du Palais de la Méditerranée a décidé de se pourvoir en cassation. Agnès Le Roux a disparu le 30 octobre 1977. Son corps et sa voiture n’ont jamais été retrouvés. Les soupçons s’étaient rapidement portés sur Maurice Agnelet, amant de l’héritière. L’ex-avocat, couvert à l’époque par son autre maîtresse Françoise Lausseure, avait transféré une somme d’un million de francs suisses d’un compte appartenant à Agnès Le Roux sur un compte personnel. Ces fonds provenaient de la vente des parts du casino de Nice détenues par la jeune femme. Ce troisième procès aura vu la famille d’Agnelet se déchirer. Le 7 avril, le fils de l’ancien avocat, a témoigné contre son père, faisant part de révélations qui lui auraient été faites par Agnelet lui-même et sa mère, Anne Litas, qui fut la première femme de l’accusé. Selon Guillaume Agnelet, son père aurait tué Agnès Le Roux tandis qu’ils faisaient du camping sauvage près de Monte Cassino en Italie. Sa mère a démenti lui avoir fait toute révélation et a menacé de se suicider. Avant le délibéré, Agnelet a « demandé pardon » aux deux familles : celle d’Agnès Le Roux et la sienne.
Ecroué une première fois pour homicide volontaire en 1983, il avait bénéficié d’un non-lieu en 1985. En 1999, son ex-maîtresse et deuxième femme, Françoise Lausseure, affirmait lui avoir fourni un faux alibi. Renvoyé devant la cour d’assises de Nice en 2006, Agnelet avait été acquitté avant d’être condamné en 2007 en appel à 20 ans de réclusion criminelle. Il avait été libéré le 31 janvier 2013, consécutivement à une double décision de justice. Son deuxième procès avait été jugé inéquitable par la cour européenne des droits de l’homme, le 10 janvier 2013. La CEDH indiquait que le meurtre d’Agnès Le Roux n’était « pas formellement établi » et que « le lieu, le moment et les modalités du crime supposé restaient inconnus. » La cour de cassation lui accordait un nouveau procès et ordonnait sa remise en liberté, le 31 janvier 2013. Entretemps, en 2011, dans le livre « Confessions d’un caïd », un ancien membre de la pègre marseillaise Jean-Pierre Hernandez avait accusé Jean-Marie Lucchesi, bras droit de l’ex-parrain Gaëtan Zampa, du meurtre d’Agnès Le Roux.//A.P.

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