vendredi 27 novembre 2020
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Protection de l’océan
Pour Philippe Cousteau, « une opportunité qui inspire, et non une corvée »

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Petit-fils du commandant, Philippe Cousteau junior marche sur les traces de son illustre grand-père.

Engagé depuis plusieurs années dans l’exploration et la protection des océans, il se bat aujourd’hui aux côtés de sa femme, Ashlan Gorse, pour la création d’aires marines protégées en Antarctique via le projet Antarctica 2020. Il s’est confié à Monaco Hebdo.

Qu’est-ce que le projet Antarctica 2020 ?

Le projet Antarctica 2020 a été mis en place en juin 2018 par José María Figueres, ancien président du Costa Rica. Il s’agit d’un groupe de dirigeants de haut niveau issus du monde de la politique, du sport, des médias et de la science qui soutiennent une protection accrue du grand océan Austral de l’Antarctique.

Qui est impliqué dans ce projet ?

Il y a actuellement onze champions d’Antarctica 2020, issus de diverses régions et de divers horizons, dont Sylvia Earle, exploratrice et défenseur des océans de renommée mondiale, José María Figueres et Pascal Lamy, ancien directeur général de l’Organisation mondiale du commerce (1). Le groupe partage une passion pour l’océan Austral et s’engage à utiliser ses relations et son influence pour faire campagne en faveur de sa protection. Antarctica 2020 travaille en étroite collaboration avec des ONG partenaires — l’Antarctic and Southern Ocean Coalition (ASOC) — une coalition de plus de 30 ONG – Ocean Unite et les Pew Charitable Trusts.

Pourquoi vous êtes-vous engagé dans cette campagne ?

Mon grand-père était très impliqué dans la protection du continent antarctique. Mon père était également un ardent défenseur de l’Antarctique et bien que je n’y sois jamais allé, je réalise que l’Antarctique est absolument vital pour toute vie sur Terre, l’urgence de créer ces aires marines protégées ne peut être sous-estimée.

© Photo John Weller

« Antarctica 2020 fait campagne pour la création de trois zones marines protégées à grande échelle dans l’océan Austral : dans l’Antarctique oriental, la mer de Weddell et la péninsule Antarctique »

Depuis combien de temps êtes-vous impliqué dans la préservation des océans ?

Toute ma vie. J’ai grandi avec les histoires de mon grand-père, je l’ai vu avec mon père dans leurs films, j’ai lu les livres qu’ils ont tous les deux publiés, cela m’a inspiré. J’ai su dès mon plus jeune âge que c’était le travail que je devais faire.

Pourquoi et comment ce projet est-il né ?

Le projet est né de la nécessité de faire en sorte que la protection marine de l’Antarctique soit placée au plus haut dans l’agenda politique des chefs de gouvernement. Malgré les données scientifiques probantes sur l’importance de l’océan Austral et l’efficacité des zones marines protégées dans la restauration et le renforcement de la santé des océans, les questions qui entourent l’Antarctique sont géopolitiquement très sensibles. Comme pour l’accord autour de la désignation de la zone marine protégée de la mer de Ross en 2016, qui a été défendu par l’ancien président américain Obama et le secrétaire d’État John Kerry, le groupe a réalisé que pour obtenir une protection supplémentaire, nous devons poursuivre l’engagement et la défense des intérêts au plus haut niveau.

Quels sont les objectifs de ce projet ?

Antarctica 2020 fait campagne pour la création de trois zones marines protégées à grande échelle dans l’océan Austral : dans l’Antarctique oriental, la mer de Weddell et la péninsule Antarctique.

Pourquoi avez-vous choisi ces zones ?

Les propositions de protection ont en fait été soumises par différents États membres de la Commission pour la conservation de la faune et de la flore marines de l’Antarctique (CCAMLR), qui est l’organisme international responsable de la gestion de cette zone. La proposition d’aires marines protégées pour l’Antarctique oriental (950 000 km2) a été faite par l’Union européenne (UE) et menée par la France et l’Australie auprès de la CCAMLR. L’aire marine protégée de la mer de Weddell (2,18 millions de km2) a été proposée par l’UE et dirigée par l’Allemagne et la Norvège. Enfin, la péninsule antarctique (650 000 km2) a été proposée par l’Argentine et le Chili.

Bénéficiez-vous de soutiens ?

Le projet est financé par l’Antarctic and Southern Ocean Coalition (ASOC), Pew et Ocean Unite. Mon implication est entièrement bénévole. Nous donnons de notre temps, notre soutien parce que c’est la meilleure chose que nous puissions faire et qui est en phase avec notre travail de tous les jours.

Qu’est-ce que ces aires marines protégées peuvent apporter ?

La protection de ces trois zones permettrait de protéger près de 4 millions de kilomètres carrés d’océan, soit environ 1 % de l’océan mondial. Cela garantirait la protection des principaux habitats et de la faune de la région, tels que les pingouins, les phoques, les baleines et les oiseaux de mer. Cela représenterait également plus d’un dixième de l’objectif 14.5 du “sustainable development goals” [objectifs de développement durable – N.D.L.R.], qui consiste à protéger 10 % de l’océan d’ici à la fin de 2020.

© Photo John Weller

« L’océan Austral est en première ligne des impacts du changement climatique. Au début de cette année, une température record de 20,75 °C a été enregistrée sur le continent. Une température plus proche de celle d’une station balnéaire que du pôle Sud »

Quels sont les autres objectifs ?

L’établissement de zones marines protégées qui limitent les activités de pêche contribuera à renforcer la résilience des écosystèmes océaniques afin d’aider à faire face aux changements rapides et inévitables qui se produisent. Elles fournissent également d’importantes zones de références climatiques mondiales, ce qui nous aide à comprendre comment un écosystème à grande échelle et en bonne santé fonctionne et est influencé par le changement climatique et l’acidification des océans.

Où en êtes-vous aujourd’hui ?

Les trois zones marines protégées sont encore à l’étude par les États membres de la CCAMLR. Par exemple, la proposition pour l’Antarctique oriental a été soumise pour la première fois en 2011. La science est claire, c’est maintenant la volonté politique qui fait obstacle au consensus nécessaire pour que les propositions soient acceptées.

Pourquoi la création de ces zones protégées dans l’océan Austral est-elle si importante ?

Ces zones sont incroyablement importantes car l’océan Austral est en première ligne des impacts du changement climatique. En fait, au début de cette année, une température record de 20,75 °C a été enregistrée sur le continent. Une température plus proche de celle d’une station balnéaire que du pôle Sud. Le rapport spécial du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) sur l’océan et la cryosphère, publié en 2019, montre que la création d’un réseau de zones marines protégées à grande échelle, qui servent de refuges à la vie marine pour s’adapter et se renforcer, est l’outil prioritaire dont nous disposons pour renforcer cette résilience.

Pourquoi certains pays, comme la Russie et la Chine, s’opposent-ils à la création de ces zones protégées ?

Actuellement, la Russie et la Chine sont les deux seuls pays qui ont exprimé leur opposition à la création de nouvelles zones marines protégées dans la région. Ces pays ont exprimé des inquiétudes quant à la solidité scientifique des propositions ou à la nécessité de faire avancer les plans de zones marines protégées existants. Toutefois, il semble que l’opposition soit plus géopolitique que scientifique, puisqu’ils approuvent les propositions au sein du comité scientifique de la CCAMLR. Cela dit, ils ont déjà accepté une protection audacieuse, comme le montre l’accord conclu en 2016 sur la plus grande zone marine protégée au monde dans la mer de Ross. Cela nous donne l’espoir qu’il est possible de réaliser de nouveau un acte historique.

Pourquoi les négociations avec ces deux pays sont-elles difficiles ?

Parce que leur opposition est géopolitique, nous savons que les arguments scientifiques ne suffisent pas pour gagner leur soutien, mais qu’il y a beaucoup plus en jeu.

Le président de la République française, Emmanuel Macron, devait rencontrer son homologue russe, Vladimir Poutine, pour discuter de ce projet en août dernier : cette rencontre a-t-elle eu lieu ?

Je crois savoir que le président Macron et le président Poutine se sont effectivement entretenus par téléphone en août, bien que nous ne soyons pas sûrs que la question de la protection de l’océan Austral ait été soulevée. Toutes les réunions de haut niveau prévues par la suite entre la Russie et la France ont été annulées en raison des tensions politiques croissantes.

L’environnement n’est-il pas aujourd’hui pris en otage par les enjeux géopolitiques ?

Oui, cela peut malheureusement être le cas. Mais il existe des exemples positifs, comme l’accord du Traité de l’Antarctique en 1959, au plus fort de la Guerre froide, où les nations peuvent se réunir et mettre de côté leurs différences géopolitiques pour le bien de la planète. Les nations doivent refaire la même chose en 2020 et se réunir et décider de réaliser le plus grand acte de protection de l’océan jamais réalisé en acceptant ces trois zones marines protégées.

Avez-vous le soutien de Monaco pour la création de ces aires marines protégées ?

Monaco et Son Altesse Sérénissime le prince Albert II ont fait preuve d’un leadership exceptionnel en plaidant pour une plus grande protection des océans, y compris dans l’océan Austral et la création de ces trois nouvelles zones marines protégées. La coalition Antarctica 2020 lui est très reconnaissante de son soutien.

Quel rôle Monaco et le prince Albert II ont-ils joué dans ce projet ?

La promotion de l’action internationale sur la protection de la biodiversité et le changement climatique est une opportunité diplomatique pour Monaco. En tant que leader respecté dans le domaine de la conservation des océans et de la nécessité d’agir contre le changement climatique, Monaco et le prince Albert II sont idéalement placés pour plaider en faveur du soutien de la Chine et de la Russie aux zones marines protégées de l’océan Austral. Monaco entretient également des relations très étroites avec la France, et peut continuer à encourager la France et le président Macron, qui est l’un des partisans de la proposition de protection de l’Antarctique oriental, à prendre également l’initiative sur cette question.

D’une manière générale, comment voyez-vous l’état des océans ?

Franchement, je suis horrifié par ce que je vois au quotidien. L’océan qui existait lorsque mon grand-père s’est aventuré pour la première fois dans les eaux du sud de la France dans les années 1940 était plein de vie. Ce monde n’existe plus et la Méditerranée est en grande partie une mer morte. D’un point de vue général, cette planète a perdu la moitié de sa biodiversité au cours des 40 dernières années et 68 % de la faune et de la flore ont disparu. Les récifs s’effondrent, nous déversons huit millions de tonnes de plastique dans l’océan chaque année, 90 % des pêcheries mondiales sont surpêchées ou exploitées à pleine capacité… les nouvelles ne sont pas bonnes.

© Photo John Weller

« La Russie et la Chine sont les deux seuls pays qui ont exprimé leur opposition à la création de nouvelles zones marines protégées dans la région »

Votre constat est très sombre ?

Oui. Cependant, c’est la raison pour laquelle je suis si passionné par cette initiative. Nous savons que nous sommes confrontés à une crise grave, mais nous savons aussi comment la résoudre, et cela me donne de l’espoir. La création de ces zones protégées est une étape cruciale pour donner à la nature la possibilité de se remettre de nos actions destructrices. L’humanité a le choix, nous pouvons être une force de destruction ou une force de renouveau et Antarctica 2020 représente le meilleur de ce que nous pourrions réaliser pour renouveler la nature.

Quelles sont les différences par rapport à ce que votre grand-père a vécu ?

Il suffit de regarder The Silent World [Le monde du silence, un film documentaire de Jacques-Yves Cousteau – N.D.L.R.] pour voir à quoi ressemblaient les récifs au large du sud de la France. Ou n’importe lequel de ses films dans les Caraïbes et puis regarder des films d’aujourd’hui. La différence est choquante. Par exemple, lorsque mon grand-père a visité les îles Vierges britanniques dans les années 1960, les récifs étaient florissants, aujourd’hui moins de 5 % des récifs sont vivants. Cela correspond à ce que nous constatons dans le monde entier.

Êtes-vous inquiet pour l’avenir de notre planète ?

Je suis incroyablement inquiet. J’ai une fille de 15 mois et chaque fois que je la regarde, je ressens de la tristesse. Au cours de ma vie, nous avons perdu la moitié de la biodiversité sur cette Terre. Si nous continuons sur cette voie, à quoi ressemblera le monde quand elle aura mon âge ? Cette idée me tient éveillé la nuit, elle devrait tous nous tenir éveillés la nuit. C’est pourquoi je travaille sur Antarctica 2020 et sur tous les autres projets auxquels je participe. Car je crois qu’un monde meilleur est à notre portée si nous choisissons de le réaliser. Nous avons les outils pour agir, nous avons besoin de la volonté d’agir.

Selon vous, les États sont-ils aujourd’hui suffisamment sensibilisés à cette question ?

Absolument pas. L’océan intervient toujours comme une pensée de seconde zone. L’objectif « La vie sous l’eau » est toujours le moins financé des objectifs de développement durable (ODD). Une récente enquête mondiale auprès des dirigeants du monde entier a placé la conservation des océans au bas de leur liste de priorités et pourtant l’océan nourrit des milliards de personnes… gratuitement ! L’océan régule notre climat et le changement climatique est donc un problème de l’océan !

C’est-à-dire ?

Une acre carrée [mesure de surface équivalent à environ 4 046 mètres carrés – N.D.L.R.] de mangrove absorbe plus de carbone qu’une acre carrée de forêt tropicale et les mangroves disparaissent plus vite que la forêt tropicale et très peu de gens le savent. L’Antarctique, en particulier, est tellement éloigné que la plupart des gens n’ont aucune idée qu’il s’agit d’un régulateur fondamental de nos systèmes océaniques, du climat, des stocks mondiaux de poissons, etc. C’est pourquoi nous continuons à travailler sur la communication et la construction de récits… Si les gens savaient ce que font les océans, et le potentiel qu’ils ont d’être un allié puissant dans la lutte contre le changement climatique, ils pourraient changer de point de vue.

Les politiques mises en œuvre pour protéger l’environnement sont-elles suffisantes ?

Non, nous ne protégeons que 5 % de l’océan. C’est clairement insuffisant. Nous devons protéger 30 % des océans et 50 % des terres émergées si nous voulons avoir une chance d’arrêter l’effondrement de la biodiversité mondiale.

Vous avez la double nationalité franco-américaine, que pensez-vous de la politique environnementale du président Trump ?

Pour dire les choses simplement, c’est le pire président pour les politiques environnementales dans l’histoire de ce pays.

Comment convaincre les pays les plus réticents ?

Nous devons les aider à réaliser que les initiatives de conservation comme Antarctica 2020 visent à créer de l’abondance dans l’océan. Il est prouvé que ces types d’aires marines protégées augmentent en fait la quantité de poissons dans l’océan et créent des écosystèmes plus sains qui soutiennent le bon fonctionnement de l’océan. Un océan stable et en bonne santé est la clé de notre lutte contre le changement climatique.

Faut-il punir ceux qui ne jouent pas le jeu ?

S’il existe un consensus international sur une question de conservation, il devrait absolument y avoir des conséquences pour les pays qui enfreignent les règles.

L’île Maurice a récemment subi une marée noire. Comment vous sentez-vous face à une telle catastrophe écologique ?

J’ai passé beaucoup de temps à couvrir le désastre la marée noire de BP [compagnie pétrolière britannique – N.D.L.R.] pour différentes agences de presse, et ma première réaction à la marée noire à Maurice a été… « ENCORE ? ». C’est un exemple parfait de grandes entreprises et de pays qui profitent de l’utilisation de l’océan mais qui ne sont pas prêts à assumer la responsabilité lorsque les choses tournent mal. C’est choquant et dévastateur pour la population de l’île Maurice. Ce genre de catastrophe environnementale est un crime contre l’humanité et doit être traité comme tel.

En 2019, de nombreux incendies ont ravagé l’Amazonie, des tsunamis frappent régulièrement certains pays, provoquant de nombreux dégâts… Quelles leçons devons-nous tirer de toutes ces catastrophes ?

Les incendies sont le résultat de la corruption du président Bolsonaro et de son mépris pour l’environnement et la santé de sa nation. Les dégâts causés par les tsunamis sont le résultat de la destruction des habitats côtiers comme les récifs coralliens, les mangroves, etc.

Que pensez-vous de l’engagement des jeunes comme Greta Thunberg ?

Il y a 15 ans, j’ai fondé EarthEcho International, qui est devenue l’une des principales organisations de jeunes pour l’environnement dans le monde. J’ai fait cela en partie parce que mon grand-père me disait toujours : « Avant de parler de conservation, il faut parler d’éducation ». Greta est une jeune femme extraordinaire et un exemple de la passion que les jeunes du monde entier ont pour ces questions. C’est ce qui me donne l’espoir que le monde peut changer.

Vous êtes le petit-fils du commandant Cousteau, quelle était votre relation avec lui ?

C’est un immense honneur de faire partie de son héritage. J’ai pu voir mon grand-père plusieurs fois par an et j’en garde de bons souvenirs. Mais je voudrais aussi prendre un moment pour rendre hommage à mon père, Philippe senior, qui a filmé, réalisé et produit 26 épisodes du Monde sous-marin de Jacques Cousteau, co-écrit le livre The Shark avec mon grand-père et produit sa propre série Oasis in Space.

Votre père a aussi été un grand défenseur de l’environnement ?

Il a eu un impact considérable sur la conservation des océans en tant que telle. Car si les premiers temps de l’œuvre de mon grand-père mettaient l’accent sur l’exploration, c’est mon père qui a défendu et lancé l’idée de la conservation de l’océan dans le cadre de leur travail collectif. En ce sens, Philippe senior continue à avoir un impact énorme sur le monde, même si sa vie et son travail ont été interrompus. Six mois avant ma naissance, mon père a été tué dans un accident d’avion en 1979 alors qu’il était en expédition. Au moment de sa mort, selon un sondage de Time Magazine, mon père était la sixième personne la plus célèbre au monde, tandis que mon grand-père était à égalité avec le pape pour la première place. Plus que mon grand-père, mon père a eu un impact sur moi et tout notre travail est en son honneur.

Comment votre grand-père vous a-t-il fait prendre conscience de la nécessité de protéger l’océan ?

Mon grand-père a toujours fait de l’océan une aventure extraordinaire. Il a fait de l’exploration et de la protection de l’océan une aspiration et un espoir. C’est devenu une partie de notre message, à savoir que même si nous sommes confrontés à d’énormes défis, il y a toujours de l’espoir. Nous devons faire de la protection de l’océan une opportunité qui inspire, et non une corvée qui effraie.

Que penserait le commandant Cousteau de l’état des océans aujourd’hui ?

J’aime à penser que, comme moi, il serait plein d’espoir. Non pas par l’état actuel de l’océan qui le déprimerait terriblement, mais par ce qui pourrait l’être. Le philosophe français Albert Camus a écrit un jour : « En l’absence d’espoir, il faut créer de l’espoir ». Et je pense qu’il trouverait l’espoir aux mêmes endroits que moi, sur les visages des jeunes du monde entier qui restent déterminés, face aux réalités décourageantes auxquelles nous sommes confrontés, à agir pour un monde meilleur.

Philippe Cousteau junior et sa femme Ashlan Gorse

Bio Express

Né le 20 janvier 1980 à Santa Monica (États-Unis), Philippe Cousteau junior est le fils de Philippe Cousteau et le frère d’Alexandra Cousteau. Il est aussi le petit-fils du célèbre explorateur et cinéaste français Jacques-Yves Cousteau. En 2000, il co-fonde avec sa sœur et sa mère, Jan, la Philippe Cousteau Foundation qui deviendra quelques années plus tard, l’EarthEcho International. Cette ONG vise à sensibiliser, éduquer et former les jeunes aux enjeux environnementaux à travers des conférences et différentes actions (nettoyage des rivières, des plages, protection des espèces…). Philippe Cousteau junior est également le co-fondateur de Azure Worldwide, une société spécialisée dans le design, le conseil, le développement et le marketing environnemental. Il devient plus tard correspondant pour la télévision. En 2010, il couvre ainsi l’explosion de la plateforme pétrolière Deepwater Horizon de la compagnie BP dans le Golfe du Mexique et plonge au cœur de la marée noire pour dénoncer les discours et les manœuvres des compagnies pétrolières. La même année, il rencontre la journaliste et exploratrice américaine, Ashlan Gorse, qui deviendra sa femme en 2013. Avec elle, il se lancera notamment dans le projet Antarctica 2020, dont l’objectif est de créer des aires marines protégées en Antarctique. En parallèle, il continue d’animer des émissions centrées sur l’environnement et ses explorations. Philippe Cousteau junior est également l’auteur et co-auteur de plusieurs ouvrages tels que Going blue, Follow the moon home et Make a splash !. Une manière pour lui de faire perdurer l’héritage familial.

1) Pour obtenir la liste complète des champions participant

au projet Antarctica 2020, vous pouvez consulter le site suivant : https://antarctica2020.org/who/

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