lundi 20 septembre 2021
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L’AMADE, 50 ans
au service de l’enfance

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L’AMADE est désormais quinquagénaire. L’occasion de dresser le bilan de 50 ans d’actions de l’ONG à travers le monde.

Par Clarine Baudin.

1963. Touchée par le sort des enfants frappés par la guerre au Vietnam, la princesse Grace crée l’AMADE. Assez rapidement, l’association se fait remarquer à l’international par son caractère novateur. A cette époque, la cause de l’enfance n’est pas encore une priorité. Et l’AMADE ne se cantonne pas à un lieu ou une cause. Elle tente de couvrir le globe, et de répondre à de multiples problèmes qui touchent l’enfance (pauvreté, abus, accès aux soins et à l’éducation…). Dès les années 70, elle obtient le statut consultatif auprès de l’Unicef, de l’Unesco et de ECOSOC ainsi qu’un statut participatif au Conseil de l’Europe. Jusque dans les années 80, l’association agit principalement par des actions de sensibilisation autour de l’enfance. Il est alors question de lutte contre la prostitution et le tourisme sexuel, de protection des enfants dans les conflits armés ou encore de défense des droits de l’enfants. Avec l’accession à la présidence de l’AMADE de la princesse Caroline, en 1993, les actions de terrain vont se multiplier, en particulier dans les domaines de la santé et de l’éducation.

Des partenariats pour l’enfance
Pour plus d’efficacité, l’AMADE travaille en partenariat avec des associations pour la plupart implantées sur le terrain. C’est le cas, par exemple, avec la fondation Virlaine. Depuis 1993, cette association recueille et accompagne les enfants des rues de Manille (Philippines). L’association soutient la fondation Virlaine par une série de programmes qui ont pour objectif d’accueillir temporairement ces enfants et de tenter de les rapprocher de leur famille. Sur la seule année de 2012, plus de 1 200 enfants ont été pris en charge par la fondation. 400 ont trouvé leur place dans des maisons d’accueil. Près de 70 ont été réunifiés avec leur famille d’origine. Les enfants des rues représentent une des grandes priorités de l’organisation. « Un gros travail est effectué aux Philippines et au Burundi pour les enfants des rues qui sont exposés à tous types d’exploitations », explique Jérôme Froissart, secrétaire général de l’AMADE. Ceux-ci sont souvent enrôlés pour travailler dans les mines ou comme enfants soldats, d’autres sont soumis à la prostitution. Plus récemment, l’AMADE s’est associée avec le Haut-Commissariat pour les Réfugiés (HCR) pour venir en aide aux enfants syriens réfugiés en Jordanie. Une aide d’urgence de 75 000 euros a ainsi été débloquée à destination du centre d’accueil de Za’atri, en Jordanie.

L’heure du bilan
A l’heure du cinquantenaire de l’AMADE, ses dirigeants font le bilan. Les actions de l’association se répartissent maintenant sur quatre continents. Des antennes de l’AMADE sont présentes dans douze pays : Belgique, Burundi, Cambodge, Chili, Chypre, Congo, Guinée, Italie, Lituanie, Monaco Niger et Tchad. Depuis l’an 2000, plus de quatre millions d’euros ont été mis au service des enfants nécessiteux. Cet argent a permis de mener ou de soutenir des actions auprès de dizaines de milliers d’enfants. Ainsi, plus de 50 000 d’entre eux ont reçu des soins adaptés et plus de 66 000 ont bénéficié d’un appui éducatif et ont eu l’opportunité de poursuivre une scolarité régulière. Mais l’AMADE ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. A peine fêté son demi-siècle, elle songe déjà à demain. Pour se donner les moyens de ses ambitions, l’AMADE a créé cette année un comité de mécènes. Actuellement composé d’une dizaine de monégasques, il a permis de récolter plus d’un demi-million d’euros.

Soirée de gala
160 personnes étaient réunies, le 4 octobre dernier, autour de la princesse Caroline, présidente de l’association mondiale des amis de l’enfance (AMADE) pour fêter les 50 ans de l’association. Un gala sans vente aux enchère ni tombola, comme il est coutume de le faire dans le domaine caritatif. « Cette soirée doit être une fête pour l’enfance », avait annoncé Jérome Froissart, secrétaire général de l’association. Il était donc naturel qu’elle se fasse en musique. Le spectacle a été donné par le Chœur Amoroso, une chorale de 50 enfants venus du conservatoire de Marseille. Les invités ont également eu droit à un concert d’Emmanuel Djob, ce chanteur d’origine camerounaise qui s’est fait connaître par l’émission The Voice. Le tout animé par Benjamin Castaldi.

3 questions à Benjamin Castaldi

Avant la soirée caritative, l’animateur vedette de TF1 a répondu aux questions de Monaco Hebdo.

Propos recueillis par Clarine Baudin.

Monaco Hebdo : Comment vous êtes-vous retrouvé à animer cette soirée de gala ?
Benjamin Castaldi : Pour être tout à fait honnête, c’est Stéphane Bern qui devait présenter la soirée à ma place. Il a eu un agenda très chargé. Comme je participe chaque année aux Gucci Paris Masters (N.D.L.R : compétition de saut d’obstacle avec une épreuve aux bénéfices de l’association qui réunit cavaliers émérites et personnalités) pour récolter des fonds pour l’AMADE, ils ont pensé à moi assez logiquement. Le nerf de la guerre, c’est évidemment l’argent. C’est bien de payer de sa personne et de son temps pour une bonne cause.

M.H. : Quelle est votre méthode pour ce genre de soirées ?
B.C. : C’est très nouveau pour moi, car il y a un protocole. Il ne faut pas que je mélange, entre les altesses, les altesses sérénissimes (sourire). On m’a demandé de faire ça très cool, c’est avant tout un anniversaire, une fête. On est là juste pour accueillir les gens et leur faire passer une belle soirée.

M.H. : Pour vous, que représente l’AMADE ?
B.C. : L’AMADE, c’est évidemment l’enfant. J’ai 3 enfants. C’est très important de soigner et d’accompagner les enfants. Evidemment, il y a pleins de malheurs dans le monde mais quand ça touche les enfants, c’est particulier. Pour l’enfance, l’AMADE est une belle association. Il y en a beaucoup mais celle-là n’est pas que sur l’urgence. Il y a une implication et un travail de fond qui donnent l’impression que c’est bien fait.

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