lundi 17 janvier 2022
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La municipalité fait la chasse au gaspillage

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La mairie de Monaco a lancé une opération avec les restaurateurs pour proposer aux clients d’emporter leurs restes dans un doggy bag.

 

Vingt établissements-pilotes (1) participent à l’opération “Monaco s’engage contre le gaspillage alimentaire”. Des restaurateurs qui se sont montrés « réceptifs et sensibles à cette problématique », assure Raoul Viora, président de l’association MC2D. C’est l’aboutissement d’une enquête menée cet été par la mairie auprès de quarante-huit établissements monégasques (voir notre article publié dans Monaco Hebdo n° 928). Et les conclusions sont claires : plus de 90 % d’entre eux se sont déclarés concernés par le gaspillage alimentaire, et près de 80 % ont signalé vouloir s’associer à l’opération de la mairie. Par ailleurs, les restaurateurs affirment à 77 % que « les clients demandent à emporter les plats et bouteilles non terminés ». Plus de la moitié des restaurants seraient confrontés à cette demande quotidiennement. Eux-mêmes proposerait dans la moitié des cas ce service aux clients.

 

Doggy bag

Dès le début de l’année 2016, la mairie, en partenariat avec MC2D, va offrir 10 000 doggy bag et 10 000 sacs à ces vingt établissements-pilotes afin que leur clients puissent emporter les restes de leur repas. Lors de l’enquête, sur les restaurants demandeurs de ces dispositifs, les besoins mensuels ont été estimés entre 2410 et 5490 sacs. « Ce sont des boîtes recyclables et personnalisées, qui peuvent passer au four traditionnel comme au micro-ondes », explique la mairie. Si elle indiquait en juin dernier qu’une entreprise monégasque serait « bien entendu » prioritaire sur ce dossier, c’est finalement l’entreprise lyonnaise TakeAway qui fabriquera les doggy bag. « Nous sommes sur les rangs pour proposer nos doggy-bag chez les restaurateurs et les hôteliers monégasques. Nous avons déjà quelques contacts », avait indiqué à Monaco Hebdo au mois de juin Victor Marostegan, responsable de la communication de TakeAway. En France, l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (UMIH) travaille aussi avec la start-up lyonnaise TakeAway.

CO2

Les restaurants partenaires auront la possibilité d’apposer ce label sur leur vitrine ou sur leur menu. « L’autocollant indique aux clients qu’ils peuvent demander à emporter leurs restes sans être gênés », explique Marjorie Crovetto-Harroch, deuxième adjoint au maire délégué au Cadre de vie, à l’Environnement et au Développement durable. « Nous n’allons pas en rester là. Il faut aller vers d’autres sources de gaspillages, comme les foyers », lance la mairie. Il y a un an, elle a distribué un livret pédagogique, avec un guide des bonnes pratiques, afin de sensibiliser les Monégasques. Et prévoit de lancer, dès l’année prochaine, une vaste campagne d’affichage. À l’échelle de la planète, l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture des Nations unies estime que près de 1,3 milliard de tonnes de nourriture sont perdues chaque année. Ce qui représente plus de 500 milliards de dollars. Le gaspillage alimentaire serait même la troisième source de dégagement de CO2.

 

(1) A Roca, Le Barbagiuan, Bella Vita, La Chaumière, Cipriani, L’En-K, Huit et Demi, Ici, Jack, La Maison des Pâtes, La Marée, Le Monte-Carlo Bay, Le Monte-Carlo Beach, Pulcinella, Le Quai des Artistes, Sans Souci, Stars’n’Bars, Bar restaurant Tony, Twiga.

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